Fr. À. Roemer
. R. Richter.
. Geinitz.
5. Malgré le doute indiqué au sujet l’horizon occupé par quelques espèces, la répartition des Ptéropodes, entre les 3 faunes générales dévoniennes, se manifeste sur notre tableau, avec un degré d’exactitude bien suffisant pour notre but.
Nous reconnaissons, en effet, que le plus grand nombre des espèces se trouve dans la subdivision inférieure, qui en possède 29. Mais, en déduisant les formes qui semblent se répéter dans diverses contrées, ce chiffre se réduirait à environ 27. Le total s'abaisse à 12 dans la subdivision moyenne, tandisqu’il se relève jusqu’à 22 dans la subdivision supérieure. Aïnsi, en faisant abstraction du minimum, qui correspond à la faune intermédiaire, les nombres obtenus constatent bien une diminution marquée dans la richesse en espèces, durant le dépôt système dévonien, considéré entre ses limites extrêmes.
Si nous comparons maintenant le chiffre maximum 27, qui appartient à la première faune dévonienne, avec celui des 64 espèces de la faune troisième silurienne (tabl. 4), il est évident, que l’appauvrissement de l’ordre des Ptéropodes a eu lieu d’une manière plus prononcée, durant le dépôt de la première subdivision du système dévonien, que pendant la durée de la dernière faune silurienne. Il y a donc continuité croissante dans la réduction des formes de cet ordre, en passant du premier au second système paléozoique. Quant à l'irrégularité qu'offrent les nombres d'espèces dans les trois faunes dévoniennes successives, c'est un phénomène souvent observé dans la série géologique et qui ne doit pas nous étonner. D'ailleurs, cette apparence n’est peut-être que temporaire. d’après l’état actuel des recherches.
6. Notre tableau N°. 3% montre, qu’en considérant l’ensemble de toutes les régions, qui ont fourni des Ptéropodes, sur le globe, on connaît aujourd'hui 178 espèces siluriennes et seulement 60 espèces dévoniennes. Le premier chiffre est presque triple du second. Ainsi, le système silurien a été le grand centre d'existence de cet ordre. Quelque riches que soient ses faunes en espèces des autres ordres de Mollusques, les Ptéropodes y jouent toujours un rôle plus important que dans les autres faunes paléozoiques quelconques.
En réunissant les chiffres des espèces siluriennes et des espèces dévoniennes, on obtient la somme de 238 espèces. Par contraste, tous les Ptéropodes connus dans les deux autres systêmes, carbonifère et permien, ne constituent ensemble que 7 formes spécifiques distinctes. Ainsi, dans ces deux derniers systèmes, les Ptéropodes sont réduits à un rôle presque insignifiant, parmi les autres mollusques contemporains.
7. Durant la période carbonifère, les Ptéropodes, aujord'hui connus par le seul genre Conularia, n’ont fourni que 4 espèces, sur la zône du Nord, et jusqu'à ce jour aucune sur la zône du centre. Une cinquième espèce a été trouvée dans la Nouvelle Galles du Sud, sur un horizon encore douteux. Comme les formations carbonifères ont été l'objet de beaucoup de recherches, il est peu propable que le chiffre, qui vient d’étre indiqué, éprouve une grande augmentation. Nous devons done considérer les Ptéropodes, comme extrémement appauvris durant cette période. Cependant, il est vraisemblable, qu'on découvrira dans ces formations quelque représentant du genre Æyolithes, dont l'existence est constatée durant le systême subséquent.
8. L’appauvrissement des Ptéropodes se manifeste à sa dernière limite, durant le dépôt du système permien ou Dyas, qui n’a fourni jusqu'ici qu'une seule espèce de chacun des deux genres, Conularia et Hyolithes (Tabl. N°. 1).
9. L'apparition finale et sporadique d’une espèce de Conularia, dans le Lias moyen du Sud de la France, est un fait très important, mais qui exige confirmation.
Conclusions finales de nos études sur les Ptéropodes paleéozoiques.
I. L'ordre des Ptéropodes, entre les limites qu'embrassent nos études paléontologiques, paraît actuellement représenté par 9 types génériques, offrant ensemble 246 formes spécifiques, et qui peuvent être classés comme il suit:
Genres principaux ou cosmopolites :
espèces.
lConularia. Muller. ..0183 2. Hyolithes . . Eichwald . . 84 996 8. Tentaculites . Schlotheim , 52 £ 4, Pterothecat. "Salter 007 Genres secondaires ou locaux :
5. Phragmotheca . Barr. 1 6. Coleoprion . . Sandberger. 4 TAStyYL0l EE LESEUTE, 9 20 8. Salterella . . . Billings 3 9. Hemiceras . . Eichwald . 3
Total des espèces distinctes . 246
Nous adjoignons Pterotheca au premier groupe, surtout à cause de son extension horizontale, sur les deux grandes zônes paléozoiques et sur les deux continens.
II. En faisant abstraction d’une seule espèce de Conularia, trouvée dans le Zäas, toutes les autres formes de Ptéropodes appartiennent aux terrains paléozoiques, dans lesquels elles sont réparties d'une manière très inégale, suivant le sens vertical.
Le système silurien est le plus fortement caractérisé par les fossiles de cet ordre, dont il renferme les 9 types connus et environ 178 espèces distinctes, savoir: (Tabl. 3).
16 formes apparaissent dans la faune primordiale.
104 espèces ont été reconnues dans la faune seconde, et constituent le maximum de la richesse spécifique des Ptéropodes, en comparant les faunes générales comme des unités paléontologiques.
64 espèces ont été signalées dans la faune troisième, durant laquelle se manifeste le premier degré de décadence de cet ordre. Il y a 5 à 6 réapparitions à déduire de ce dernier chiffre.
Le système dévonien ne possède que 5 types génériques, représentés par 56 formes distinctes. Ce chiffre serait de 60, en y comprenant les 4 espèces des contrées diverses, incertaines. (Tabl. 3).
27 espèces ont été découvertes dans la subdivision inférieure. 12 dans la subdivision moyenne.
22 dans la subdivision supérieure du même systême.
Nous faisons abstraction des répétitions et réapparitions, dans les chiffres relatifs aux trois faunes dévoniennes.
Le système carbonifère n’a montré jusqu'ici qu'un seul genre, Conularia, représenté par 5 espèces distinctes, y compris une espèce des contrées diverses, incertaines.
Le système permien a offert deux genres, Conularia et Hyolithes, dont chacun n’a fourni qu’une seule espèce indépendante.
Ces documens constatent, que les Ptéropodes sont principalement concentrés dans le systême
silurien, comme les Trilobites, avec lesquels ils montrent une grande harmonie, sous le rapport de leur distribution verticale.
C’est aussi dans les faunes siluriennes que l’on rencontre la plupart des espèces les plus prolifiques des diverses genres et surtout celles qui se distinguent par les plus grandes dimensions.
III. Comme les terrains mésozoiques semblent à peu près totalement dépourvus de traces de Ptéropodes, il s’en suit, que tous les systêmes paléozoïques sont exclusivement distingués par les