Faces de la pyramide
Dans les Conularia qui figurent une pyramide parfaitement régulière, chacune des faces est un triangle alongé, dont la surface est plane. Mais, dans la plupart des espèces, la pyramide éprouvant certaines modifications dont nous venons de donner l'idée, en décrivant la section transverse, il s’ensuit que chacune des faces se trouve aussi modifiée. Au lieu de surfaces planes, on voit, dans diverses Conularia, des parois plus ou moins bombées et convexes, comme dans Conul. Bohemica (PI. 1). Dans quelques cas, les faces de la pyramide sont concaves, comme dans Conul. anomala (PI. 7, 8, 9).
Quelle que soit, sous ce rapport, l'apparence des faces, on peut admettre qu'elles conservent, dans la même espèce, le même angle au sommet. Cependant, cette loi n’est pas sans exception, d’après ce que nous venons de dire (p. 11).
Il est évident, que si la section de la pyramide est un carré ou un losange, les 4 faces ont le même angle. Au contraire, si la section transverse est un parallélogramme, soit rectangle, soit oblique, l'angle au sommet varie pour les faces contigues, tandisqu'il reste égal pour les faces opposées.
On remarquera, que la modification indiquée ci-dessus (p. 12) dans la forme de certaines espèces, tendant à devenir prismatiques, au voisinage de l'ouverture, doit réduire l’angle des faces, considérées dans cette partie de la coquille.
Admettant, en général, la constance de l'angle au sommet des faces de la pyramide, on peut en tirer un caractère très-utile pour la détermination des espèces, car le- moindre fragment d’une face, dans toute sa largeur, peut fournir les élémens pour calculer cet angle.
Nous indiquerons, tout à l'heure, en parlant de l’ouverture, la forme angulaire par laquelle chacune des faces se termine vers le gros bout de la coquille.
La plupart des espèces présentent une rainure creuse, sur le milieu de chaque face. Ces rainures sont plus ou moins profondes, et le fond en est tantôt lisse, tantôt orné. Nous citerons comme exemple Conul. Bohemica et Conul. consobrina (PI. 1).
On trouve quelquefois, sur chaque face, 2 lignes accessoires, symétriquement placées par rapport à la rainure médiane, et qui contribuent à subdiviser la surface en 4 parties égales, comme dans Conul. fecunda (PI. 8). Enfin, la carène médiane est accompagnée de 2 lignes, l’une de chaque côté, dans de rares espèces, comme C. modesta (PI. 8), C. solitaria (PI. 6) et dans Con. corium Salt. (Mem. geol. Surv. III. p. 355.)
Dans quelques espèces, la rainure est remplacée par une carène plus ou moins prononcée et saillante, comme dans:
Conulenobilis Barr PI2 6:
grandissima . Barr... . PI. 3.
Hollebeni . . Gein. (Zeüschr. d. deutsch. geol. Ges. V. p. 465.)
grandis . . . F. Roem. (Leth. Geogn. II. p. 436. PI. IIIT fig. 21. À) quercifolia . . Richt. (Zeitschr. deutsch. Ges. 1865, p. 369, PI. XI, fig. 1, 2.) cornu-copiae . Boll. Manusc. 1867.
ppoea
La carène la plus prononcée que nous connaissons est celle que nous montre Con. quercifohia Richt. qui appartient à la faune troisième silurienne de la Thuringe.
Nous n’observons, d’ailleurs, dans les espèces ornées d'une carène, au lieu d’une rainure médiane sur leurs faces, aucune autre apparence particulière, qui tende à distinguer les unes des autres, de manière à autoriser leur séparation en deux groupes ou sous-genres.