Ouverture de la coquille
Bien qu'il soit très-rare de pouvoir observer intacte l'ouverture d’une Conularia, nous avons figuré divers spécimens, qui permettent de reconnaître, que chacune des 4 faces de la pyramide se termine par une pointe triangulaire, obtuse et peu alongée. Il en résulte qu'il y a un vide, ou une échancrure angulaire au droit de chacun des 4 angles saillans de la coquille. Nous citerons comme exemple de cette observation Conul. Sosia (PI. 8, fig. 15), Con. plisosa (PI. 6) et Con. anomala (PI. 7, fig. 15). Dans beaucoup d’autres espèces, nous observons des traces de la saillie triangulaire des faces, autour de l’ouverture. Cependant, le plus souvent, cette partie se trouve brisée, et le bord de l'ouverture paraît rectiligne, sur les quatre faces.
Nous retrouvons une semblable extrémité triangulaire des faces, au droit de l'orifice, dans Conul. Homfrayi Salt. figurée par M. Salter. (Mem. Geol. Surv. III. PI. 10, fig. 13.) Ce savant constate dans la description de cette espèce (p. 255) que: les lobes de l'ouverture sont terminés par une large pointe, linguiforme, en avant et en arrière, très courte sur les côtés, et non infléchie vers l'intérieur, ni contractée, comme dans d’autres espèces congénères.“
+ Comme la courbure des filets transverses et leur convexité vers l’orifice est uniforme sur les 4 faces de nos Conularia, nous considérons cette conformation habituelle comme indiquant aussi une conformation habituelle semblable des 4 faces, à leur extrémité, autour de l'ouverture. Ainsi, les différences signalées sur les faces de C. Homfrayi pourraient être accidentelles, ou exceptionnelles.
L'infiexion des bords de l'ouverture vers l’intérieur est apparente sur plusieurs de nos espèces, comme Con. anomala et C. plicosa déjà citées. Cependant, en considérant la ténuité du test dans ces coquilles, nous ne pouvons pas être certain, que la courbure de leurs bords libres ait réellement existé durant la vie du mollusque. Elle aurait pu résulter de quelque contraction de la substance cornée, après la mort de l'animal, ou bien des chocs et de la compression subie, soit avant, soit depuis la fossilisation.