‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 5)Chapitre 32 sur 140 · Conul. exquisita. Barr · texte numérisé non relu

Conul. exquisita. Barr

Par suite de l'extrême ténuité du test de cette espèce, les spécimens nombreux que nous en avons recueillis sont déformés et aplatis, au point de rendre impossible la détermination exacte de la forme naturelle. Cependant, un seul exemplaire que nous possédons, et qui paraît avoir échappé à la compression, montre que la coquille figurait une pyramide droite, ayant pour base un losange. Ab ee re

Cette base ou section considérée comme naturelle, présente un angle obtus de 112°, et un angle aigu de 68°. On peut voir par les autres sections figurées, combien ces angles sont variables, dans les specimens comprimés.

Les faces de la pyramide sont égales et présentent au sommet un angle de 14° à 16°. Leur surface paraît un peu concave dans divers spécimens, ce qui est peut-être un des effets de la compression. Elle est divisée en deux parties égales, par une rainure étroite, mais très-distincte.

L'exemplaire dont nous venons de parler nous montre très-clairement la rainure situé sur l'angle dièdre des faces. Elle est profonde et ornée de quelques stries longitudinales, saillantes, que nous ne trouvons pas sur d’autres spécimens, et notamment sur celui qui est figuré fig. 7, 8.

L'ouverture de la coquille n’a pu être observée intacte, mais on peut supposer d’après le morceau fig. 12, que chaque face formait une saillie triangulaire, saillante.

Nous n'avons reconnu aucune cloison intérieure, dans nos exemplaires tres-nombreux.

Le test ne dépasse pas !/, mm. d'épaisseur. Nous distinguons, dans beaucoup de fragmens, les 2 couches ou lamelles, dont il est composé, et qui prennent une teinte différente, par l'effet de la fossilisation. La couche externe, vue à l'oeil, présente des filets transversaux, très-déliés dans le jeune âge. A mesure que ces ornemens se développent, ils sont croisés par des rainures longitudinales, également espacées, qui décomposent les filets en petits tubercules, isolés et arrondis. Par l'effet du frottement, ces tubercules perdent leur sommet, et paraissent ouverts. Ce sont donc deux apparences diverses de la même surface externe.

Lorsque la couche extérieure se détache, on aperçoit au-dessous la doublure, portant des séries semblables de tubercules, qui sont toujours ouverts au sommet, par suite de l'arrachement de la paroi externe.

Assez souvent, sur un même exemplaire comprimé sans remplissage interne, les faces opposées de la coquille se sont trouvées en contact. Dans ce cas, on peut observer, outre les trois apparences

que nous venons de décrire, deux autres aspects du test. En effet, si l'on suppose la chûte des deux lamelles de la paroi supérieure, on verra d’abord la face interne de la doublure, c. à d. la surface qui était en contact avec le corps de l'animal. On n’y distingue que des bandes transverses, qui correspondent aux séries de tubercules. C’est ce qui arrive sur l'exemplaire fig. 3 dont un fragment est fortement grossi fig. 4 La paroi inférieure se détachant elle même de la roche, celle-ci mise à nû, nous montre des séries de cavités, qui ne sont autre chose que les impressions des séries de tubercules de la surface externe.

Toutes ces apparences se montrent sur divers exemplaires, mais quelquefois on ne trouve que l'une ou l'autre d’entre elles, de sorte qu'on serait tenté de les considérer comme appartenant à des espèces différentes.

Dimensions. D’après les plus grands fragmens, nous jugeons que cette espèce atteignait une longueur d’au moins 150 mm. Le côté du losange dépasse quelquefois 35 mm. à la base, comme dans le spécimen PI. 14.

Rapp. et différ. Nous ne connaissons aucune espèce qui présente des séries de tubercules analogues par leur forme et leur grosseur, si ce n’est Conul. munita (PI. 6) qui se distingue par sa grande taille et l'apparence particulière de sa section rectangulaire.

Gisemt. et local. L'espèce décrite peut être considérée comme caractéristique de notre faune seconde, parcequ'elle se trouve dans les principales localités fossilifères de notre étage D, savoir : dans la bande d'1, à Vosek; dans la bande d3, à Trubin et à VraZ; dans la bande d 4 à Lieben, Lodenitz, Zahorzan, Praskoles &c. Enfin dans la bande d5 près de Leiskov. Un remarquera sa présence dans toutes les roches schisteuses de notre étage D, et son absence dans la bande des quartzites d 2.

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