‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 5)Chapitre 4 sur 140 · INTRODUCTION. XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIII

Ptéropodes, et qui consiste dans l'épaisseur extraordinaire, que prennent les parois de la coquille, tandisque le vide interne se trouve extrêmement réduit.

Or, on sait, que la remarquable ténuité de l'enveloppe testacée, observée dans les Conularia, Tentaculites, Coleoprion, Hyolithes &e. a été l’un des principaux motifs, qui ont déterminé les savans à classer ces types parmi les Ptéropodes. Cependant, l’épaississement du test des Hemiceras, par des couches internes, concentriques, n’a pas empêché Bronn, en 1849, d'associer ces formes au même ordre. En 1863, M. E. Billings et M. le Prof. J. D. Dana ont suivi cet exemple, au sujet des fossiles nommés Salterella, qui présentent une structure analogue, dans leurs coquilles.

11 nous semble, que les vues de ces savans, relativement à Hemiceras et à Salterella, sont bien justifiées par l'observation que nous avons publiée en 1855, sur l'existence d’un dépôt organique, sous la forme de lamelles concentriques, obstruant la cavité interne de Conularia fecunda. Ainsi, sans posséder les deux genres en question, on peut dire que la Bohême contribue à légitimer leur admission dans l’ordre des Ptéropodes. (Voir ci-après p. 38. PI. 8.) — (Bull. Sér. 2. XII. p. 447.) — (Jahrb. v. Leonh. u. Bronn. p. 388. 1855.)

D’après ces considérations, nous n'avons pas hésité à admettre ces deux types dans cet ordre, en attendant plus ample information, sur les fossiles qui leur sont attribués.

Par suite de cette double adjonction, l’ordre des Ptéropodes paraît avoir été représenté par 9 types génériques, durant l'ère paléozoique. Ce chiffre est relativement considérable, en comparaison du nombre des espèces, qui ne dépasse pas 246, en ce moment. Mais, l'énumération qui précède montre, qu'il n’y a réellement que 3 genres: Conularia, Hyolithes et Tentaculites, qui offrent une véritable richesse spécifique, comparable ou même supérieure à la richesse des types les plus favorisés parmi les Céphalopodes Nautilides, à l'exception de Cyrtoceras et Orthoceras, qu’on peut regarder comme hors ligne, sous ce rapport.

Les 6 autres genres de Ptéropodes, qui ne fournissent chacun que quelques espèces, peuvent aussi être mis en parallèle avec les types locaux, ou les plus pauvres, parmi les Nautilides.

Quant au nombre total des espèces connues pour chacun de ces deux ordres, nous rappelons, que ce nombre peut être évalué à environ 2,000 pour les Céphalopodes, ec. à d. à peu près 8 fois autant que nous connaissons de formes de Ptéropodes. (Vol. II. Introd. p. XXXII.) (39.)

L'existence de cloisons, dans certaines espèces de divers genres de Ptéropodes, établit une connexion entre leurs coquilles et celles des Céphalopodes. Mais, l'absence constante de siphon, dans le premier ordre, suffit pour empêcher de le confondre avec le second, dont toutes les coquilles sont invariablement pourvues de cet organe.

PS D’après l'avantage signalé en faveur de la Bohême, sous le rappo; du nombre des genres qu'elle possède, on conçoit, qu’elle doit aussi jouir d’un avantage semblable, sous le rapport du nombre des espèces de Ptéropodes. En effet, notre bassin a fourni jusqu’à ce jour 68 formes spécifiques distinctes, qui se répartissent comme il suit, entre les 7 types qu’elle possède:

1. Conularia . . . . . 27 espèces DRELYONTDES RE 20 9: PECLOUNECAE NN CNT 4. Phragmotheca . . 1 5. Colcoprion 2 6. Tentaculites 3 7. Styliola . 1

Or, les trois régions siluriennes les plus étendues en surface et aussi les plus riches en Ptéropodes, possèdent les espèces ci-après indiquées:

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