‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 5)Chapitre 5 sur 140 · Iles Britanniques . 27 DHAUSSIB RE M · texte numérisé non relu

Iles Britanniques . 27 DHAUSSIB RE M

En déduisant de cette somme 8 répétitions ou réapparitions, signalées pour les genres Conularia et Tentaculites, dans ces trois contrées, il reste seulement 69 espèces distinctes, pour leur ensemble.

La Bohême possède donc, dans son petit bassin, à peu près autant de formes spécifiques de Ptéropodes , que l’on en connaît sur la surface des trois plus vastes régions siluriennes de la grande zône septentrionale.

Nous ajouterons, que les 68 espèces de la Bohême représentent 0. 27 du nombre total des formes connues, pour cet ordre, dans le monde paléozoique.

Les nombreux tableaux synoptiques, sur lesquels nous présentons la distribution horizontale et verticale, soit des genres, soit des espèces de Ptéropodes, sur chacune des deux grandes zônes paléozoiques et dans leur ensemble, donnent lieu à diverses considérations intéressantes, que nous exposons, à la suite de nos descriptions génériques et spécifiques, dans la dernière partie de notre travail, intitulée: Résultats de nos études sur les Ptéropodes paléozoiques.

On remarquera surtout la concentration des espèces de cet ordre, dans le systême silurien et la diminution rapide de leur nombre, dans les systèmes subséquents, ainsi que le montrent les chiffres suivans :

Lias SN 0 2e NL HAS EN ALL TS | Syst. Permien . ..

2 espèces distinctes Carbonifère . . 5 P à

| Dévonien . . . 60 Silurien 0.0. 1178

Sous le rapport de cette remarquable concentration des espèces dans le systême silurien, considéré comme une seule unité, il y a complète harmonie entre les Ptéropodes et les Céphalopodes. Au contraire, ces deux ordres offrent un notable contraste, sous le rapport de l’époque de leur développement spécifique maximum, si l’on prend pour unités les faunes générales. En effet, nous avons constaté dans nos études précédentes, que ce maximum, pour les Nautilides paléozoiques, correspond à la faune troisième silurienne, tandisque nous montrons dans les tableaux qui suivent, que la plus grande richesse des Ptéropodes, en espèces, s’est manifestée dans la faune seconde de ce système.

En comparant les deux grandes zônes paléozoiques, sous le rapport du nombre d'espèces de Ptéropodes quelconques, qui leur sont propres, on trouve que la zône septentrionale en a fourni 161, tandisqu'on n’en connaît que 80 dans la zône centrale. Mais, les 161 espèces représentent les contingens réunis de 15 contrées, qui, par conséquent, ne possèdent chacune, en moyenne, que 10.73 espèces. Au contraire, les 80 espèces de la zône centrale, provenant seulement de 4 contrées, le contingent moyen, pour chacune d'elles est de 20, c. à d. presque double de celui que nous venons de trouver pour les contrées de la zône septentrionale.

Nous devons faire observer à ce sujet, comme pour les Céphalopodes, que ces résultats temporaires sont dûs, en grande partie, à l'introduction des contingens de la Bohême, dans les dénombre-

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