Angles dièdres des faces
On conçoit que les angles dièdres des espèces conservées dans les schistes se présentent rarement à nous sous leur forme naturelle, à cause de la compression à laquelle ils ont été soumis. Les effets de cette compression se voient au premier aspect dans Æyol. maximus (PI. 10) &e Nous pouvons considérer, au contraire, comme naturelle, la forme des espèces ensevelies dans les calcaires, comme dans Æyol. discors, nobilis, secans &c. (PI. 13).
Bien qu'il ne soit pas absolument vrai de dire, que les angles ne varient point dans les divers individus d’une même espèce, on peut considérer cette variation comme très-minime. Elle peut, par conséquent, être négligée dans l’observation.
Les angles dièdres des Æyolithes ne sont jamais exactement prolongés jusqu'au sommet. Il est extrêmement rare qu'ils ne soient pas un peu arrondis. Les deux angles que font les petites faces avec la grande face conservent cependant beaucoup mieux leur forme que l'angle opposé à la grande face. Ainsi que nous l'avons déjà dit en parlant de la section transverse, cet angle s’arrondit de manière à être remplacé par un arc de cercle et quelquefois par un pan coupé.
Nous n’observons jamais sur les angles dièdres des Æyolithes une trace quelconque de rainure, qui puisse rappeler celle qui caractérise chacune des arêtes saillantes des Conularia.
GENRE AYOLITHES. EICHWALD. 63