Test; ornemens de sa surface
Dans presque tous les Æyolithes que nous connaissons, le test est d’une faible épaisseur. Il est rare, en effet, qu'elle s'élève au dessus de !}, mm. Elle ne paraît dépasser cette limite que dans Hyol. sandalinus (PI. 12), striatulus (PI. 12), discors et catenatus (PI. 13) mais sans excéder 1 mm.
Nous ne distinguons dans le test qu'une seule couche homogène, dont l'apparence est spathique et calcaire, dans les espèces de la faune troisième, où il est le plus souvent conservé. Quelques formes de la faune seconde, telles que Æyol. elegans et striatulus présentent une substance de même apparence. Lorsque le test est fort mince, nous ne trouvons plus dans sa section la couleur cristalline du carbonate de chaux, et il semble se rapprocher d’une substance cornée.
Nous ferons remarquer, que l’homogenéité du tégument des Æyolithes constitue une différence notable entre ce genre et les Conularia, dans lesquelles le test se compose toujours de deux couches distinctes par leur aspect. Nous ajouterons que, dans le premier type, le test n’est point renforcé aux angles comme dans le second.
Quelques espèces paraissent à peu près lisses, comme Ayo. sandalinus, Hyol. aduncus (PI. 12), Hyol. maximus (PI. 10), où bien elles ne présentent que quelques stries d’accroissement vers leur base.
Les ornemens connus sur la surface des Zyolithes consistent principalement en stries longitudinales et en stries transverses. Mais, la combinaison de ces deux élémens simples est très-variée et sert souvent de caractère spécifique. Ces stries prennent parfois assez de relief pour qu’on puisse les considérer comme des filets, entre lesquels sont d’autres stries moins prononcées.
Dans certaines espèces ornées de stries sur les deux petites faces, la grande face reste lisse, comme dans Æyol. discors et catenatus (PI. 13).
Dans Hyol. obvius (PI. 12) dont les petites faces présentent des stries transverses et longitudinales, ces dernières disparaissent sur la grande face. On voit de même les filets de Hyol. columnaris se réduire à des stries fines, sur la face principale. 11 y a donc assez souvent une différence d'ornementation entre les côtés opposés du fossile; ce qui ne permet pas l'identification des fragmens, dont on ne peut comparer qu'une seule face.
On peut encore observer une autre différence dans le cours des stries transverses, qui suivent toujours le contour de l’ouverture. Ces stries sont rectilignes et horizontales sur les petites faces, comme dans Hyol. obvius (PI. 12), striatulus (PI. 12). Elles sont, au contraire, plus ou moins concaves vers le sommet, sur la grande face, comme on peut le voir sur les espèces citées.
Quelques Hyolithes présentent un genre d’ornementation tout particulier. Nous citerons Hyol. catenatus (PI. 13) dont la surface est couverte d’un réseau de mailles hexagonales, saillantes ; mais seulement sur les petites faces.
En parcourant des yeux nos planches de Hyolithes, il est aisé de reconnaître, que leurs ornemens sont toujours distincts de ceux des Conularia, de sorte qu'on ne saurait jamais confondre, ni les coquilles entières, ni les fragmens des espèces de ces deux genres voisins. Nous ne connaissons à cette règle générale qu’une seule exception, que nous trouvons dans Æyol. teres (PI. 10), dont les faces quadrillées rappelent certaines Conularia, en faisant abstraction de la rainure médiane, qui caractérise ces dernières et qui manque à la premiere.
GENRE HYOLITHES,. EICHWALD. 67