Etat de conservation
Les Hyolithes se présentent, en général, dans le même état de conservation que les’ autres fossiles de diverses classes, qui sont ensevelis dans la même couche. Ainsi, les 5 espèces de la faune primordiale, qui se trouvent dans les schistes de Ginetz et de Skrey, ont leur test transformé en oxide jaune de fer, dont la consistance est si faible, qu'il tombe en poussière pendant l'extraction des fossiles. C’est précisément le même état de conservation, que nous avons signalé pour les nombreux Trilobites de ces localités et surtout de la dernière. On observe aussi la même transformation dans les Cystidées et dans les rares Brachiopodes, Orthis Romingeri et Obolus? Bohemicus, recueillis sur le même horizon.
Ce que nous venons de dire s'applique littéralement aux /yolithes de la faune seconde, du moins à Ceux qui sont enfermés immédiatement dans les schistes. Quelques uns d’entre eux ont été conservés au milieu des couches schisteuses, dans des nodules quartzeux. La composition chimique de ces nodules a provoqué la dissolution complète du test dans certaines localités, comme celle de
Vosek près Rokitzan, où les individus de plusieurs espèces sont très-abondans. Au contraire, dans les nodules des environs de Lodenitz, le test se trouve constamment conservé, bien que très-difficile à extraire. Son apparence, dans la section, est celle du spath calcaire.
Les espèces qui appartiennent à notre division supérieure c. à d. à la faune troisième, ont toutes conservé leur test, qui paraît composé de calcaire spathique, comme celui de tous les Mollusques et de la plupart des Crustacés.
Il arrive cependant quelquefois, même au milieu des calcaires, que le test est dissous et laisse un vide à sa place. Le même phénomène se reproduisant dans divers Mollusques, tels que les Céphalopodes, ne peut étre attribué qu'à des réactions chimiques, provoquées par la présence d’une certaine quantité de matière animale dans le test. Nous avons eu occasion de constater très-clairement des dissolutions semblables, qui ont fait disparaître les anneaux obstructeurs, dans le siphon de divers Orthocères.
Résumé des caractères génériques.
La forme générale de la coquille est celle d’une pyramide triangulaire, droite. Par exception, cette forme se courbe dans quelques espèces. La courbure est tantôt dirigée dans le plan de la grande face et tantôt elle est perpendiculaire à cette face.
La section transverse est ordinairement un triangle isoscele, dans lequel la base a toujours la plus grande longueur. Les angles sont plus ou moins arrondis. Les côtés de ce triangle sont fréquemment arqués. Quelquefois les deux côtés égaux se fondent en un seul arc, et la figure ressemble à un demi-cercle.
Les faces de la pyramide sont planes, ou un peu bombées dans le sens transverse. Elles ne deviennent arquées dans leur longueur que dans quelques cas rares. L’angle au sommet de la grande face est à peu près constant dans une même espèce.
Les angles dièdres, plus ou moins arrondis, ne peuvent fournir aucun caractère positif, à cause des variations fréquentes, résultant de la compression.
L'ouverture de la coquille ne reproduit pas exactement la section transverse, parceque ses bords sont dans un plan plus ou moins oblique à l'axe, suivant les espèces. Cette obliquité résulte du prolongement de la grande face, sous la forme d'un segment de cercle, au delà du bord des petites faces.
Dans beaucoup d'espèces, et peut-être dans toutes, l'ouverture est fermée par un opercule de méme nature que la coquille. Cette pièce, dont la principale partie est un demi-cône, s’ajuste par sa base demi-circulaire, sur le bord de la grande face, tandisque son limbe vertical s'applique contre les bords des deux petites faces.
L'intérieur de la coquille ne présente de cloisons que vers le sommet. Ces cloisons n’ont été cependant observées que dans quelques espèces. Elles sont très-rapprochées et sans trace de siphon.
Le test a une épaisseur variable entre /; mm. et 1 mm. Sa nature est le plus souvent calcaire. Il ne paraît composé que d’une couche homogène. Sa surface est quelquefois lisse, mais plus fréquemment ornée de stries, soit longitudinales, soit transverses, et quelquefois de filets saillans. Assez souvent, les ornemens de la grande face sont plus simples que ceux des deux petites faces, ou bien ils manquent complètement. Parmi les ornemens particuliers, on remarque un réseau de mailles hexagonales.
Dimensions.
La longueur de nos espèces oscille entre le minimum de 15 mm. dans Æyol. simplex (PI. 13) et 90 à 100 mm. dans Æyol. maximus (PI. 10). La largeur est dans un rapport très-variable avec la longueur, suivant les espèces. Elle est au maximum de 32 mm. dans la dernière espèce citée, dont l'ensemble des dimensions ne nous semble dépassé dans aucune autre forme connue. Cependant,
GENRE HYOLITHES. FICHWALD. 69
Hyol. magister (PI. 15) pourrait présenter peut-être un peu plus de longueur, tandisque sa largeur parait moindre.
Rapports et différences.
Le seul genre avec lequel Hyolithes puisse être comparé, est Conularia. Le premier se distingue : par sa section transverse, dont la forme normale est triangulaire; par son ouverture oblique; par son opercule; par la nature de son test, formé d'une seule couche; par l'apparence des ornemens de sa surface ;. par l'absence de rainures ou carènes longitudinales, sur le milieu de ses faces; par l’absence semblable de rainures, sur les arêtes saillantes de la pyramide.
Le genre Coleoprion fondé par les Drs. Sandberger, sur une espèce dont la section transverse est circulaire, est suffisamment différencié par ce caractère, comme par la fente longitudinale de la coquille. Cependant, on remarquera que Æyol. teres (PI. 10) se rapproche beaucoup de cette forme, en conservant une face plane.
Genres indistimcts de Hyolithes.
Nous devons seulement faire mention du genre Creseis, pour rappeler, que les fossiles indiqués sous ce nom par E. Forbes et quelques autres savans Anglais, ont ont été reconnus comme des Orthocères, aplatis dans les schistes.
1864 Le nom de Cleodora Péron a été appliqué par M. le Prof. Rud. Ludwig à 4 formes dévoniennes des Contrées Rhénanes, qui ne nous semblent pas différentes de celles qu'on nomme généralement Æyolithes. Les figures de ces fossiles ne paraissent pas d’ailleurs représenter des spécimens assez bien conservés, pour faire ressortir leurs caractères génériques différentiels. D'après la définition donnée par M. le Prof. Ludwig, ces caractères consisteraient dans les angles non arrondis de la coquille et dans des pointes au bord de l'ouverture. Or, les 4 sections transverses figurées ressemblent fortement à celles de divers ZZyolithes connus et une seule des 4 espèces nous montre la trace des pointes. (Péerop. aus dem Devon. in Palaeontogr. XI. p. 311. PI. 50. 1864) voi ci-dessus, 1864.
Nous croyons donc devoir réunir ces fossiles au genre Æyolithes.
1866. €leidotheca Salter a été établi pour comprendre les espèces, qui possèdent un opercule. (Voir ci-dessus 1866). Cette distinction générique ne nous parait pas fondée, puisqu'il n’est pas démontré qu'il existe des espèces de Æyolithes réellement dépourvues d'opercule. D'ailleurs, le progrès des recherches nous fait connaitre successivement cette pièce, pour des espèces qui ont été recueillies depuis longtemps, sans cet appendice de la coquille. M. Salter lui même maintient le
nom initial de Theca à l'espèce Thec. simplex, qu'il décrit en mentionnant et en figurant l’opercule. (Mem. Geol. Surv. III. p. 352. PI. 11. B))
1866. Centrotheca Salter est le nom générique donné à une forme de Ayolithes, qui présente des pointes latérales, sur le bord de l'ouverture: Cent. cuspidata Salt. (Voir ci-dessus 1866.) Nous considérons ces ornemens comme peu importans et nous ne saurions leur attribuer une valeur générique. Nous réunissons donc l'espèce qui en est pourvue au genre Æyolithes, dans lequel on pourrait établir un groupe, pour les formes qui offrent ces appendices.
Nous venons de rappeler qu’en 1864, M. le Prof. Rud. Ludwig a décrit, sous le nom de C/eodora, quatre espèces dévoniennes, offrant une semblable ornementation. Groupement des Hyolithes.
Nous reproduirons, au sujet du groupement des espèces de ce genre, la même observation que nous avons faite ci-dessus (p. 23) au sujet des Conularia. (C'est que nous ne voyons aucun moyen
de former des groupes bien distincts. Comme, d’ailleurs, le nombre des espèces connues n’est pas très-considérable, la nécessité d’un groupement ne se fait bien sentir.
Quant aux espèces de Bohême, nous les disposons par ordre alphabétique, dans le tableau suivant, en indiquant l'horizon sur lequel se trouve chacune d'elles.
Distribution verticale des Hyolithes en Bohème.
Nr. Espèces. AB | € | Dei u : Planches d1|42|d3|d4|d5fe1|e2| f1|f2 |g1|g2/23|h1|h2/h3 1 |aduncus . USE Barr. +]. (+). 1. 12 DAS ee Dact || en En e) t2re ES NS . +]. 15 2 RATCUA USE 0e Banni 10e) PNR PAIE EE ESS OS LE 12 AFcatenatus 20e barre ESA) PAIE |. 13 HICNCUS Eee ce Darren PEER) NEO ON Pal “11 ; 9—15 Gifcolamnarnis "Barr. Pa) ENS |) ER ARS 9—12 Taleostalulus te nee abanr|| IE) EI EN + |. 15 8 | decipiens . . . . . . Barr.| . |. |. |. |+|+|+ one 5 12 ONIFTISCOTS EE EN Bari PEN) ER ESA ES PE ES ES A ER ES ESS ES ISSN |10 | elegans . 0 Barre ENS PS) PRISE En Sn en ee EN AN ENST iHAeloncatus 0 2e Barr) 0 AE) IENLEN) CIE) ES ET Pa) ES Ale A A0 12*|FOTtis MA EN . bacr. ||) CUENILe Al . 15 dNDEXAP ONU CS Pan |) En) Pl |. 13 14 | indistinctus . . . . . Barr. | . |. |. |. +++). PA LR 9 lo Tasse RE Ba nre || | En PE EN A CES PSN PSN ES ES ES At Lo MARIMUS US RUB AT | ne EEE SAIS | AUS a ES ET D NS SR ES A Eee PE A TO) lADObiIer ce 0 Barr ||) 0 EP 0 0) ES AS PS AS AT 151 novellus 2. 0. Barre) nn PONS ES NT ES A CS TN TG TONNOPTUS NE 0 Dar) P En ER EN PEN ES ERA ES CES Re | ES EN TS 2ONMDANENS ER Dance ||Me ne) RAIN DANS Be0 | IS ON LORS VO ere 2 ETC) 21 | pauper . Sonore || to Len) SN) RENE IE ES EN PASS 220 primuS es Dar | nl IE | NE US) SA ne PAS TTL 291 ÉODUSTUS ee DAT ele On IMON REA PEN Pl A OI ON ES A ER EC) 21 ÉTUSU CUS. D Rec DAT: | ee E SERIES LA) en ON NS 2 A SE ES GIE 2H Sandainns ete ne ban. || PAPA) SNS 0) ER A PR EI EN CR SAS ee EN AI D6\ISecans ee ce Ce Dar |A) EN PRIOR EC EM | PES US O8 1 ES SAQTS VERS PAS TS 27,| simplex, . .. . Barr. || - |... | EE EE IIS Col.
2ONISONTANUS EE CCR Darr. |A mn : oMl6 13 29 | striatulus . . . . . . Barr. | . |. ||. +++). SIN 12 S0NMardus se Barr: |A SA LE . [+]. 6 S1NIteres, 00 00; Barr:|le INA ne . are 10 32 |\undulatus . .- . . . . Barr. | « |. |. |. HI . Dile ft J91|NVENUSIUS Ne 0... Dalr: ESS +] .!. ile AE i 9 5|61 |[51715131511l01411! |1| | à déduire les répétitions 23 25 dans chaque faune . . . 10 9 Espèces par faune . . . . 5 13 16
à déduire les répétitions d'une faune à l’autre .
| Espèces distinctes . . . . 3
GENRE AYOLITHES. KICHWALD. 71 Le tableau qui précède nous permet de constater les faits suivans :
1. La première apparition du genre Hyolithes, en Bohême, a eu lieu durant l'existence de notre faune primordiale silurienne, dans laquelle nous en connaissons 5 formes spécifiques. Ce nombre doit nous paraître considérable, puisque la faune tout entière ne se compose jusqu'ici que de 39 espèces, savoir :
Crustacés . . Trilobites . . . 27 espèces.
Ptéropodes . . . 5 Mollusques . . Brachiopodes . . 2
Bryozoaires . . 1 Radiaires . . Cystideés . . . 4
Ces chiffres nous montrent, qu'abstraction faite de la grande prédominance des Trilobites dans cette faune, ce sont les Ptéropodes, représentés par le seul genre Æyolithes, qui fournissent le plus grand nombre de formes spécifiques, parmi les autres classes ou ordres alors existans.
2, Ce chiffre, relativement remarquable des Hyolithes, dans notre faune primordiale, coïncide avec le plus grand développement connu, dans les dimensions des formes de ce type. En effet, notre Hyol. maximus (PI. 10) nous montre des proportions supérieures à celles de toutes les espèces congénères, signalées jusqu’à ce jour, dans toutes les contrées paléozoiques. Nos plus grands spécimens offrent une longueur d’environ 100 mm. et une largeur de 32 mm. à la base de la grande face. Hyol. contortus Boll, cité ci-dessus (1867) et appartenant à la faune seconde, paraît offrir une longueur semblable, mais une beaucoup moindre largeur, vers le gros bout.
3. Aucune des espèces de la faune primordiale ne se propage dans les faunes subséquentes.
4. Le nombre des Æyolithes s'accroît durant l'existence de la faune seconde, dans laquelle nous en comptons 13 espèces distinctes.
Ces espèces se présentent au nombre de 5 à 7, dans chacune des diverses bandes de notre étage D, à l'exception de la bande des quartzites du M. Drabov d?, qui n’a fourni jusqu'à ce jour aucune trace de ce genre. Il est à remarquer que, Hyol. striatulus qui traverse tout cet étage, à
partir de la bande d 4 jusqu’à la bande d 5, parait éprouver une intermittence durant le dépôt de cette bande siliceuse, d 2.
Diverses formes se propagent à travers plusieurs bandes superposées.
5. Certaines espèces de la faune seconde se distinguent encore par une taille au dessus de la moyenne comme :
Hyol. robustus . . PI. 10 Hyol. striatulus . PI. 12 H. elegans . . 15 É manisiene 15
Quelques unes sont aussi très-prolifiques, comme Ayol. striatulus, H. elegans et H. teres. Mais la plupart sont, au contraire, représentées par des spécimens très peu fréquens.
6. Une seule forme, ÆHyol. simplex, a été recueillie dans une seule de nos colonies, savoir, dans la colonie Xrejéi, où elle est très rare. Notre tableau montre, que cette espèce n'existe, d'ailleurs, dans aucune des bandes renfermant la faune seconde, mais qu’elle se propage dans plusieurs des bandes occupées par la faune troisième.
7. Aucun des Æyolithes de la faune seconde, abstraction faite de l'espèce coloniale que nous venons de mentionner, ne reparaît dans la faune troisième. Nous rappelons, que nous avons signalé,
au contraire (p. 25), deux espèces de Conularia, qui font partie du petit nombre de fossiles communs à ces deux faunes successives.
8. Le plus grand nombre relatif de formes du type ÆHyolithes appartient à notre faune troisième, qui en à fourni 16, y compris Ayo. simplex, espèce coloniale. Dix de ces formes ont été trouvées dans la bande calcaire f2, à laquelle 7 sont exclusivement propres. Les autres sont inégalement réparties entre les diverses bandes, qui renferment cette faune, à partir de la bande e 1, jusqu'à la bande h 1, qui nous offre la dernière trace de ce genre.
Quelques espèces reparaissent dans diverses bandes superposées. Les formes les plus prolifiques sont, Æyol. simplex, I. obvius, H. aduncus.
En général, tous les Æyolithes de la faune troisième sont de petite taille, en comparaison des formes plus développées, dont nous avons signalé l’existence dans la faune primordiale et dans la faune seconde. Parmi les rares formes qui apparaissent dans notre bande calcaire g1, Æyol. nobilis, H. secans, offrent une taille à peu-près moyenne. La dernière de toutes, Hyol. novellus, trouvé dans les bandes schisteuses g 2—h 1, est très exigue (PI. 15—16).
D'après les faits exposés, le développement du genre Æyolithes, en formes spécifiques, est notablement différent de celui que nous avons constaté pour le genre Conularia, qui n'a apparu que dans la faune seconde et qui a offert son plus grand développement, sous divers rapports, dans la même faune.
10. On peut se faire une idée du milieu, qui convenait le mieux à l'existence des Æyolithes, en remarquant, que toutes les espèces des faunes primordiale et seconde sont ensevelies dans des schistes. Ces animaux paraissent donc avoir prospéré dans les eaux un peu vaseuses. Il est étonnant, que les couches nombreuses de quartzites de notre étage D et notamment celles de la bande d 2, ne nous aient jamais fourni aucune trace de ce genre, tandisque nous y recueillons plusieurs espèces de Conularia, de grande taille, comme ©. pyramidata (PI. 2), C. plicosa (PI. 6), C. anomala (PI 7—8—9).
Tous les Æyolithes de notre faune troisième se trouvent dans des calcaires, soit purs, soit légèrement argileux. Ils offrent donc, dans leur habitat, un contraste frappant, par rapport aux espèces des deux faunes précédentes.
11. La distribution horizontale des Hyolithes, dans notre bassin, paraît en harmonie avec celle des Trilobites, car nous trouvons ordinairement ces fossiles dans les mêmes couches. Rarement au contraire, nous rencontrons des Æyolithes dans les bancs calcaires, riches en Céphalopodes.
Nos espèces les plus communes de Æyolithes sont à peu-près uniformément réparties sur la surface de notre bassin, mais quelques unes sont restreintes à une seule localité et même à une seule couche.
Nous avons exposé, dans le tableau qui suit, la distribution verticale et horizontale des Æyolithes, dans l’ensemble des contrées paléozoïques. Nous prions les savans de comparer ce tableau avec celui qui est relatif aux Conularia, ci-dessus (p. 30).
GENRE HYOLITHES. EICHWALD. \ 73
Distribution verticale et horizontale des Hyolithes dans les contrées paléozoïiques.
Faunes siluriennes Faunes
IC LT III. | Dévon. | Carbonif. De CRE BORDER CE 5 13 | 16 Ë : ; J. Barrande.
Angleterre L- 1 9 2 Portlock. Sharpe. Salter. Morris. Irlande Ecosse . . .
Norwége : 3 : Kjérulf.
Suède 2 1? 1? : : ‘ Angelin.
Russie At: 6 ; d'Eichwald. Schmidt.
Allemagne (blocs errat.)| . 5 ; : L Quenstedt. E. Boll. ETANCe RER Te 1 M. Rouault.
BSpISne nn. 0 1 de Verneuil. Barrande.
Portugal 1 Sharpe.
Sardaigne . + . .
Belgique : -......
Contr. Rhénanes . . . : : c 7 , à Sandberger. R. Ludwig. HALZA EE ee , : ; 1 ‘ : Fr. A. Roemer.
IinTANAS CONS Ho ne : © : : 1 | Geinitz.
Érancome--… 2 : : 1 - : Münster. J. Barrande. SAXCNe etre D ee . : , : :
Etats-Unis . . . . . 3 2 1 : : : J. Hall. Meek. Hayden. sou Le Ra E. Billings.
Terre-Neuve Nouvelle Galles du Sud : : : 1 : : Morris.
13 42 20 10 1 Répétition et réapparition à déduire Espèces distinctes . .
La répétition et la réapparition que nous venons de déduire du nombre total des formes siluriennes, sont:
espèce commune, dans la faune
‘la | . triangularis . .1 Hors | seconde, entre les deux grandes AYOEAeNRE “1 \
Espagne . j pa (voir p. 57. 1856) zûnes paléozoïques espèce commune aux colonies \ H
Bohème et à la faune III.
simplex (p.71) .1
Les principaux faits constatés par le tableau qui précède peuvent se résumer comme il suit:
1. Le genre Hyolithes doit être considéré comme éminemment silurien, puisque sur 84 espèces aujourd'hui connues, 73 c. à d. environ les ‘/, ont existé durant la période silurienne.
On remarquera, que le chiffre total 84 des ÆHyolithes connus est presque identique à celui, que nous avons signalé pour les Conularia, ci-dessus, p. 30, en ayant égard à l'addition de Conul. Konincki indiquée sur la p. 54. Cette concordance est purement fortuite et probablement temporaire.
2. La première apparition des Æyolithes a eu lieu durant la faune primordiale, qui en présente 13 espèces, réparties entre cinq contrées géographiquement distinctes, savoir:
Dans la grande zône septentrionale :
Iles Britanniques . 1 SUR |
È 8 espèces Eranconie 0.0 P 13 .
Etats-Unis . . .3 EÉPÉCCR:
Dans la grande zône centrale :
BOhÉMER TM MRDNESDECES
Aucun ordre, dans la classe des mollusques, ne paraît avoir fourni, dans cette faune, un plus grand nombre de formes spécifiques. Quelques unes ont été très-prolifiques. Il semblerait donc, qu'après les Crustacés ou Trilobites, qui constituent la grande majorité des espèces de cette faune, ce sont les Ptéropodes, sous la forme de Hyolithes, qui ont joué le rôle le plus important, à cette époque.
Les chiffres comparés montrent, que le genre Æyolithes s’est développé dans la grande zône centrale, presque aussi bien que dans la zône septentrionale. Cependant, il y a une évidente infériorité numérique, qui n’est peut-être qu'apparente et temporaire, dans la zône centrale, représentée par le seul bassin de la Bohême, en cette circonstance.
Nous avons constaté ci-dessus, que le type Conularia n’est pas représenté jusqu'à ce jour, dans la faune primordiale.
3. Le maximum du nombre des espèces de Æyolithes caractérise la faune seconde silurienne, qui en renferme 42. Ce chiffre est plus que triple de celui qui appartient à la faune primordiale, mais il se répartit entre les deux grandes zônes, à peu-près suivant les mêmes proportions :
Grande zône septentrionale :
Iles Britanniques . 9
Norwége . . . . 3
Suède + . . 1 Dies oces