II. Série
Daim.
Peltura. . . M. Edw.
Thorax mal connu.
Enroulement peuf stable. /
Arethusina.
Barr.
Placoparia. . Cord.
Sans facette.
Conocephalites.
Zenk.
Staurocephalus. Barr.
id.
(Facette plane, pe- 1 tite).
Cyphaspis.
Harpes. » .
Burm.
Goldf.
Telephus. . Barr.
Triarthrus. . Green.
Thorax inconnu.1
Trinucleus.
Lhwyd.
III Série ]
Aeidaspis.
Murch.
Enroulement in- f stable.
(Facette nulle oui peu sensible), j
Agnostus. . .
Bronteus. . .
Cheirurus.
Temopleurides.
Brongn.
Goldf.
Beyr.
1 + Il +
Sphaerexochus.
Beyr.
Le tableau ci-dessus est destiné à présenter l’état de nos connaissances actuelles , relativement aux 45 genres que nous considérons. L’enroulement a été constaté pour 27 d’entr'eux, et il na pas été observé jusqu’ici dans les 18 autres. Il faut remarquer, que nous comptons parmi les premiers, des genres qui n’ont fourni qu’un seul individu enroulé, dans toute la série de leurs espèces. Nous avons aussi indiqué le type de la plèvre auquel chaque genre appartient, afin de montrer, que ces types n’ont pas une influence absolue sur la faculté de contraction. Mais l’enroulement stable, ou peu stable, se rencontre plus généralement avec la plèvre à sillon, tandisque la plèvre à bourrelet est également représentée dans la K. et I1L. série du tableau.
Nous ferons observer, que les genres dans lesquels l’enroulement n’a pas encore été constaté, sont presque uniquement ceux qui ne sont connus jusqu’à ce jour, que par des fragmens, ou par quelques rares individus. Nous en excepterons trois, savoir:' Ellipsocephalus , Ogygia et Paradoxides qui ont au contraire fourni de très-nombreux exemplaires complets , et qui constituent des exceptions.
Le genre Ellipsocephalus nous présente une véritable anomalie, que nous ne saurions expliquer. Sa plèvre est pourvue d’un biseau très-prononcé et dont on ne peut méconnaître la surface plane, très-apparente sur le moule. Le genou articulaire des anneaux de l’axe est aussi très-développé. On aurait donc tout droit de supposer à ce genre la faculté d’enroulement, et meme d admettre une certaine stabilité dans cet état. Ces inductions ne sont cependant appuyées
par aucun fait, et nous constatons au contraire, que parmi des milliers d’individus de Ellipsoc. Hoffi, qui ont passé sous nos yeux, nous n’en avons jamais observé un seul ni enroulé, ni même reployé.
Pour Ogygia , le fait est moins étonnant, car les plèvres des espèces que nous connaissons, ne présentent pas de facette plane. Ainsi, leur enroulement ne pouvait être que de nature instable. Il paraîtrait aussi que les individus complets sont assez rares. On doit donc moins s etonner de ne pas avoir encore rencontré des Ogygia enroulées.
Enfin pour les Paradoxides, nous avons déjà eu l’occasion de faire sentir, que la plèvre plane d’une partie d’entr’eux ne se prêtait guère à l’enroulement. Pour ceux même dont les lobes latéraux présentent une certaine courbure, on conçoit combien instable devait etre letat de contraction, s’il avait lieu, à la manière des Acidaspis, sous la forme discoïde.
$*. 7. Valeur des caractères fournis par V enroulement.
1 Les considérations- exposées ci-dessus (p. 202 et suiv.) nous semblent démontrer, que la conformation de tous les Trilobites, sauf peut-être, quelques exceptions présente les trois conditions générales, nécessaires pour que l’enroulement puisse s’accomplir. La faculté de s enrouler serait donc commune à toute la Tribu, et par conséquent elle ne saurait servir a établir des categories ou divisions fondamentales entre les genres. Les faits cités à 1 appui de nos considérations nous paraissent suffisamment justifier cette conclusion.
2 En étudiant les Trilobites enroulés, nous avons vu que les apparences les plus opposées provisoirement distinguées par les noms de forme sphéroïde, et forme discoïde ne different pas 'essentiellement l’une de l’autre. Nous avons reconnu, qu’elles sont liees par des passages insensibles et qu’elles peuvent se rencontrer, entre les limites dun meme genre. La forme que les Trilobites prennent en s’enroulant, ne peut donc fournir aucun caractère de nature a fonder des groupes quelconques dans la tribu.
3. La manière dont s’opère la contraction des bords thoraciques et la fermeture autour du pôle dans les Trilobites enroulés, nous a seule offert une notable différence. Nous avons constaté deux modes distincts de contraction, correspondant a deux genres de conformation dans la nartie externe de la plèvre, tantôt large, tantôt effilée; pourvue dans le premier cas dune o-rande facette plane, qui disparaît dans le second. Mais le fait de la contraction ayant ega ement lieu dans l’une et l’autre combinaison, même sous la forme sphéroïde la plus arrondie 1 existe! de la facette ne peut plus être considérée dans les Trilobites, comme le signe indispensable de la faculté de s’enrouler. Nous lui avons attribué seulement, une grande influence sur la stabilité de l’état d’enroulement.
Nous croyons avoir été amené par la seule influence des faits observés, aux eonelus.ons nue nous venons de formuler. Bien que ces résultats de nos études soient opposes aux vues du Profi. Burmeister, c. à d. du savant qui a jeté le plus de lumière sur 1 orgamsabon des Tnlobites nous nous plaisons à reconnaître, que ses opinions avaient un fondement reel. Ses observaBons relatives à la conformation de la partie externe de la plèvre, se maintiennent intactes, indépendamment de la faculté d'enroulement qu'il y attachait avec !°ute
les faits eussent parlé. Nous avons utilisé les memes caractères, .dans la distinction de nos deux types de la plèvre Ils restent donc dans la science, et si nous n’avons pas su les employer avec toute leur valeur, les savans à qui nous préparons des matériaux, trouveront tôt ou tard,
l’occasion de la leur rendre.
Section IV. Elcmens du Pygidium.
Dans presque tous les Trilobites, nous voyons le pygidium plus premier âge, où il nous est permis de les observer. Par exception,
ou moins développé dès le cette partie du corps n’ap-
ELÉMENS DU PYGIDIUM. g j j
paraît dans Sao hirsuta, quà la fin de la première période du développement, c. à d. lorsque tous les segmens thoraciques sont déjà formés et devenus libres.
Le pygidium est composé d’un certain nombre de segmens semblables à ceux du thorax, mais soudés ensemble, de manière à modifier leur forme et à constituer une seule pièce ou bouclier postérieur. r
La soudure est plus ou moins complète suivant les genres et les espèces : dans les uns nous pouvons aisément reconnaître les parties constituantes des anneaux les plus voisins du tronc, au delà desquels la distinction s’efface progressivement vers l’extrémité caudale, comme dans les Cheirurus, Asaphus fc. Dans les autres, cette distinction est complètement impossible sur la surface extérieure, comme dans Illaenus. Mais malgré cette disparition apparente de toute division, nous pouvons par analogie l’admettre en principe, car nous voyons çà et là des preuves non récusables de son existence. Ainsi, dans les individus bien conservés de As. flsot.J girjas, le test du pygidium n’offre aucune trace de segmens, tandisque l’empreinte de sa surface intérieure laisse ordinairement apercevoir leurs divisions. (J. Hall. Pal. New- York PL 60 et suiv.) Un exemple analogue nous est offert par ///. (Nil) Beaumonti. Rouault. Cette espèce que nous réunirions au genre Illaenus, nous montre sur le milieu du pygidium deux séries de traits parallèles aux segmens du thorax, et qu’on peut considérer comme une trace de la division de l’axe sur le bouclier postérieur, ordinairement uni dans ce genre.
La fusion des segmens dans le pygidium est parfois accompagnée de la disparition, tantôt de j axe, tantôt des appendices latéraux, ou du moins de leur réduction à l’état rudimentaire, ainsi que nous aurons 1 occasion de le constater ci-après. Nous considérerons successivement:
§. 1. La forme et les dimensions relatives du pygidium.
§. 2. L’axe du pygidium.
§. 3. Les lobes latéraux et la doublure du pygidium.
§. 4. Le contour du pygidium. Influence de l’extrémité pleurale.
§■ 5. La valeur des caractères fournis par les élémens du pygidium.