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C. Les courbures du pygidium

D. Le talus du pygidium.

A. Figure du contour.

On pourrait considérer le demi-cercle comme la forme moyenne que présente le pygidium dans les Tnlobites. Cependant il arrive souvent, qu’au lieu du contour semi-circulaire, on observe des modifications plus ou moins considérables, qui peuvent être classées sous les dénominations suivantes, en faisant abstraction pour le moment, des pointes, épines, ou autres appendices ornementaux, dont nous aurons à parler dans un des paragraphes suivans. Nous n’avons pas égard non plus aux formes des Agnostus, dont le pygidium a un développement exceptionnel.

1. Forme semi-circulaire. Nous rencontrons cette forme dans beaucoup de Proetus , Phacops, Aeglina, divers Conocephalües , Cheirurus &c. Elle caractérise principalement les genres dans lesquels le pygidium présente une superficie relativement moindre que celle de la tête ou du thorax, isolément considérés.

2. Forme segmentaire. C’est celle qu’on observe le plus souvent dans les Trilobites dont le pygidium offre le minimum de surface relative, tels que: Ellipsocephalus, Harpes, Sao, Arionellus menus, Lonoceph. coronatus , Acid. Buchi &c.

3. Forme trapézoïdale. On peut la considérer comme une modification très-rapprochée du serment de cercle. Elle caractérise principalement les Addaspis, dont le pygidium a toujours des dimensions exigues par rapport à celles du corps entier. Ex. Add. Keyserlingi, Leonhardi, &c.

4. Forme ovalaire. Cette forme exceptionnelle, n’existe que dans les Paradoxales, c. à d. aussi dans l’un des cas où le pygidium est très-peu développé. L’ovale quil figure est tantôt alongé dans le sens de l’axe, tantôt son plus grand diamètre est transversal. C’est une variation qui distingue les espèces. Dans toutes, l’ovale est tronqué pour s ajuster au dernier segment thoracique. Le genre Remopleurides nous présente un pygidium de figure analogue, dans espece Bohême, Rem. radians.

3. Forme sub-triangidaire. La plupart des Trinucleus et Ampyx, Dionide, &c. ont un pygidium qu’on pourrait comparer à un triangle; mais on voit dans quelques espèces, de ces memes types, la forme semi-circulaire se reproduire, comme dans Trin. Ruddandl Parmi lès Dalmania, nous ' retrouvons la même apparence triangulaire du pygidium, surtout dans les espèces qui suivent le type de Daim. Hausmanni. En général, tous les genres que nous venons de nommer, ont la surface du pygidium très-développée, occupant presque un tiers de celle du corps entier. Le contour sub-triangulaire conduit aisément a la forme suivante, la plus développée de toutes.

6. Forme parabolique. C’est celle qui domine parmi les Asaphus , Rronteus, Lichas, Ogygia. Elle caractérise le plus grand développement du pygidium, occupant alors une superficie, à peuprès équivalente et quelquefois supérieure à celle de la tête, et à celle du thorax, isolés.

B. Rapport entre la largeur et la longueur du pygklinm.

La longueur mesurée suivant l’axe, est presque toujours moindre que la largeur maximum du pygidium Nous ne connaissons qu’un petit nombre de Trilobites dans lesquels la longueur dépasse la largeur, savoir: 1. - Dans le cas de la forme ovalaire, Parad. Tessmt, Par. Rohemicus et Remopleurides radians. 2. — Dans la forme triangulaire, Encrinurus punctatus , surtout dans les exemplaires Russes figurés par le ProfL Kutorga. (mém. cité.) 3. Dans la forme parabolique, Griffithides longispinus Dortl.

Il est vrai, qu’en regardant les figures des Trilobites , on serait aisément entraîné à croire que la longueur est plus considérable que la largeur, dans la plupart des formes triangulaires ou paraboliques, comme dans diverses espèces de Dalmania , Phillipsia, Rronteus , Lichas, &c. liais si on prend la peine de mesurer les deux dimensions, on s’aperçoit bientôt qu’on a subi une

illusion, qui. sans doute tient à la trilobation longitudinale. Ainsi, dans Lich. Haueri (PI. -b) dont

le pygidium présente au premier aspect une apparence très-alongée, la longueur, abstraction laite des pointes, est seulement égale cà la largeur, sans la dépasser réellement. Il en est de meme dans Rronteus campanifer forme longue (PL 44), et diverses autres formes congénères. Hors les cas que nous venons de citer, la largeur du pygidium l’emporte de beaucoup sur sa longueur Eelle-ci réduite au minimum dans la forme segmentaire, atteint à peine § de la largeur, dans Acid.

Ruchi, forme large. . -, ,

Les grandes variations que subit le rapport entre les deux dimensions du pygidium, soit dans

les espèces d’un même genre, soit dans les individus d’une' même espèce, suivant quils représentent la forme longue, ou la forme large, montrent suffisamment, qu’il ne saurait avoir aucune

importance caractéristique.

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