‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 123 sur 469 · C. Doublure du test sous le pygidium · texte numérisé non relu

C. Doublure du test sous le pygidium

Dans tous les Trilobites que nous connaissons, le test se reploie sous le bord extérieur, de manière à former une sorte de doublure à l’enveloppe supérieure. Cette doublure s’étend plus ou moins loin vers l’intérieur, suivant les genres et les espèces. On peut en voir des exemples fréquens dans les Planches qui représentent les Dalmania , Bronteus, &c. Entre le test supérieur et la doublure, il reste toujours un intervalle plus ou moins considérable, qui ajoute à l’épaisseur du bord. Cet espace était sans doute occupe par des chairs. Nous le trouvons ordinairement

rempli par la substance de la roche, dans laquelle les Trilobites sont ensevelis, et qui a pénétré par une disjonction entre les deux parois contiguës de l’enveloppe.

L’étendue de la doublure sous le pygidium est toujours en harmonie avec celle de la doublure sous les plèvres thoraciques, dont nous avons parlé ci-dessus., (p. 177). Nous la voyons réduite au minimum dans les Calymene, et Arethusina , où elle ne dépasse pas un millimètre, à partir du contour vers l’intérieur. Elle est aussi peu considérable dans les Phacops, Conocephalites, Proetus , &c. Elle s’étend davantage dans les Dalmania, Illaenus , Asaphus; et elle atteint son 'maximum de superficie, dans certains Bronteus, tels que Br. palifer, Br. formosu-s et Br. viator.

Dans certains Trilobites comme Trinucleus et Ampyx , la doublure du pygidium au lieu de s’appliquer sous le test, forme avec lui un angle presque droit, qui donne au bord l’apparence d’une grande épaisseur. C’est ce que nous observons dans Trin. Bucklandi , Trin. ornatus, et Amp. Portlocki. Nous remarquons une disposition analogue dans les Calymene , mais cependant la doublure au lieu de former une facette verticale, comme dans les espèces que nous venons de nommer, s’arrondit en se reployant sous le test dorsal.

§. 4. Contour du pygidium, influence de V extrémité pleurale.

Souvent le talus des lobes latéraux se prolonge avec une pente à peu-près constante jusqu’au bord, comme dans les Calymene, Phacops, Illaenus , &c. Nous observons au contraire parmi les Dalmania, la plupart des Proetus, et beaucoup d’autres genres, que le pied du talus change plus ou moins brusquement d’inclinaison, pour former un limbe, toujours moins incliné et quelquefois horizontal. Dans ce dernier cas, le limbe détermine lui-même à l'intérieur une rainure concentrique, plus ou moins sensible. C’est ce quon peut voir dans le pygidium e la plupart des Dalmania appartenant au groupe de Daim. Hausmanni. Le limbe le plus large nous est présenté par Daim. Beussi. (PI. 25.)

Nous avons déjà dit ci-dessus (p. 213) que dans quelques Trilobites, le limbe se prolonge au droit de l’axe par un appendice non segmenté, et purement ornemental. Ce prolongement ne nous est connu jusqu’ici que dans Encrinurus punctatus et dans la plupart des Dalmania. Ce dernier genre .comprend aussi des espèces dont le pygidium est arrondi, et dont toutes les autres formes offrent la plus grande affinité avec les espèces pourvues d’un appendice caudal. On ne peut donc attribuer à celui-ci que la valeur d un ornement.

Nous nous proposons de considérer successivement :

A. L’origine du limbe et des pointes autour du pygidium.

B. La distinction des pointes principales et des pointes accessoires du contour.

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