Odontopleurides
1 15. Harpides.
Zi
Genres.
Segmens
thorac®8.
Auteurs.
Pharostoma.
Gord.
Calymene.
Brong.
Homalonotus.
Kbnig.
Atractopyge.
Gord.
Cybele.
Lov.
Amphion.
Pand.
Enerinurus.
Emmr.
Odontochile.
Cord.
Phacops.
Emmr.
Amphitryon.
Cord.
Remoplcurides.
Portl.
Artrorhachis.
Peronopsis.
Cord.
Battus.
Daim.
Pleuroctenium.
Cord.
Thysanopeltis.
Cord.
Dindymene.
Cord.
Prionopeltis.
Cord.
Asteropyge.
Cord.
Metacanthus.
Cord.
Peltura.
M. Edw.
Odontopyge.
Cord.
Placoparia.
Eccoptochile.
Cord.
Actinopeltis.
Cord.
Cheirurus.
Beyr.
Trochurus.
Beyr.
Sphaerexochus.
Beyr.
Gorydocephalus.
Lichas.
Daim.
Dicranopeltis.
Cord.
Acanthopyge.
Cord.
Dicranogmus.
Cord.
Odontopleura.
Emmr.
Trapelocera.
Cord.
Ceratopyge.
Cord.
Ceraurus.
Green.
Arges.
Goldf.
Harpes.
Goldf.
Harpides.
Le caractère sur lequel est fondée la principale coupe dans la classification de M. Corda, est pris du bord extérieur du pygidium, uni dans .certains Trilobites et dentelé ou orné de pointes dans d’autres. Ce caractère nous paraît de trop peu de valeur dans l’organisation des Crustacés, pour pouvoir servir à fonder les divisions générales. Dans nos études sur les élémens du pygidium, nous avons fait voir, (p. 223) que les pointes principales, qui dans certains cas paraissent
sur le contour de cette pièce , représentent les extrémités aigues des plèvres soudées ensemble,
tandisque les pointes secondaires sont de simples ornemens. Dans les deux cas, le caractère que les pointes peuvent fournir, ne s’élève pas au dessus de la distinction des espèces. En effet, lors même qu’il présente la plus grande importance, il se réduit à une modification de la forme de l’extrémité pleurale, comme parmi les Dahnania et Proetus. Mais cette modification accessoire dans la conformation, ne changeant rien à la constance ni à l'harmonie de tous les autres traits génériques, les espèces qui l’éprouvent, n’en restent pas moins réunies dans le même type, avec celles qui ont le bout de la plèvre arrondi, comme Daim, punctata avec Daim. Hausmanni, et Proet. Archiaci, avec Proet. Bohémiens. A plus forte raison, l’apparition des pointes secondaires, purement ornementales, autour du pygidium, comme dans Bront. thysanopeltis , laissant tous les autres caractères génériques dans leur plénitude, ne saurait avoir qu’une valeur spécifique. On voit même ces pointes secondaires disparaître dans certaines formes, telles que Acid. Bachi, bien qu’on
eût été disposé à les croire inhérentes à la nature de ce genre, dont elles ornent presque
toutes les espèces.
Les Paradoxides nous offrent des exemples de la même nature.
Ainsi, la présence ou l’absence des pointes au contour du pygidium, se montre constamment comme une simple modification des traits purement spécifiques de la conformation des Trilobites. Elle ne peut donc devenir la base des divisions principales dans cette tribu; car il nous semble qu’il est dans l’esprit de toute bonne méthode, de fonder ces divisions sur les différences entre les caractères les plus importans, et au moins sur ceux dont on peut reconnaître l’étendue non seulement entre les limites des genres, mais aussi dans celles des familles, que les grandes coupes sont destinées à grouper, par des traits bien marqués.
Nous avons déjà eu l’occasion d’appeler l’attention des savans sur la manière dont M. Corda a circonscrit ses familles et fondé ses genres. Nous ne reviendrons pas sur ce sujet, pour lequel le lecteur peut consulter l’analyse du Prodrôme, dans notre introduction historique, (p. 38.)
Quant à l’ordre suivant lequel les familles sont disposées , nous avouerons que nous n’en avons pas reconnu le principe, sur lequel l’auteur n’a donné aucune indication dans son texte.
TABLEAUX DES CLASSIFICATIONS ANTÉRIEURES. gg-y
Classification des Trilobites par Fréd. MacCoy. (Ann. et Mag. N. Ilist. Ser. 2. vol. IV. 1850).
Sous-Familles.
Sous-Genres.
Plèvres coudées aux
D O £ £ fcfc o 0/ t/3 ^
Phacops.
Calymene.
lux I
Plèvre avec' 1- J extrémités, chacune avec/
facette ’ ^saPh*nae. j un biseau triangulaire) 4 ' f vers l’arête antérieure.
Plèvre sans{ facette.
Trimerocephalus | — Asaphus. (
ÎTête grande, pygidium j petit. Thorax long; plèvres 1 plates, non coudées kj l’extrémité, terminées par) une longue pointe. .Sillon I pleural droit, sans biseau. J
Corps plat, thorax pres-
Iqüe aussi long que lai tête; plèvre plate, en faux, avec un sillon qui n’atteint pas le bord; les Ogyginae. \ extrémités non coudées, \ ni prolongées en pointes ; , [sans biseau. Pygidium!
presque aussi grand que[
. la tête.
Tête grande, pygidium 1 l très-petit; corps long!
/ s’amincissant rapidement; j Harpedinae. \ plèvres brusquement cou- [ dées aux extrémités; sansj biseau.
Petits, sans yeux, . avec / ideux segmens thoraci-l 5. Iques; tête et abdomen] Agnostinae. \ couverts par des boucliers \
I carrés-arrondis presque J égaux et semblables. !
Illaenus.
Forbesia.
Phillipsia.
Paradoxides.
Ceraurus.
Cryphaeus. —
Sphaerexochus.
Acidaspis.
Staurocephalus.
Remopleurides.
Zethus.
Trinucleus.
Tetraspis.
Ampyx.
Ogygia.
Bronteus.
Lichas.
Harpidella.
Amphion.
Phacops.
Odontochile.
Cbasmops.
Portlockia.
Calymene.
Homalonotus.
Asaphus (Hemicr.) Isotelus.
Basilicus.
Illaenus.
Bumastus.
Dysplanus.
Forbesia.
Proetus.
Phillipsia.
Griffithides.
Paradoxides.
Olenus.
(Eccoptochile.)
1 Trinucleus.
Tetrapsellium.
°gygia-
Barrandia.
1 Trochurus.
2 Acanthopyge.
Trinodus.
Agnostus.
Agnostus.
Diplorrhina.
Auteur
Emmr,
Cord.
M’Coy.
M’Coy.
Brong.
Kon.
M’Coy.
Green.
Dek.
Sait
Daim.
Murch
Burm.
M’Coy.
Stein.
Bronff.
Daim
Green.
Green.
Beyr.
Murch.
Barr.
Portl.
Pand,
Murch.
Cord.
M’Coy.
Daim.
Brong.
M’Coy.
Goldf.
Cord.
Goldf.
M’Coy.
Pand.
M’Coy.
Brong.
Cord.
Le Prof!. Mac Coy reconnaît lui-même, que son travail a beaucoup de rapports avec celui de Burmeister. Si l’on admet que la faculté d’enroulement dépend de l’existence d’un biseau à la partie antérieure de la plèvre, toute la différence dans la base principale de ces deux classifications consiste, en ce que Burmeister a considéré l’effet, tandisque Mac Coy, s est arrêté à la cause organique. Mais le principe fondamental nous paraît identique dans ces deux essais, et on voit l’effet de ce principe, dans la délimitation semblable des principaux groupes de genres. L’ordre est seulement renservé. La 1». sous-famille Asaphinae de Mac Coy renferme tous les genres de la 2L division de Burmeister, à l’exception de Ampyx transporté avec raison près de Trinucleus. Les familles Paradoxinae , Ogyginae et Harpedinae formant la seconde section du savant Anglais contiennent tous les genres de la IL division de Burmeister, avec quelques modifications dans leurs relations d’affinité réciproque. On sait que la mesure de ces affinités varie beaucoup, suivant la valeur que chacun attache à tel ou tel caractère. Ainsi, nous n avons pas d objection a faire ici à la circonscription des sous-familles de M. Mac Coy. Cependant, nous nous permettrons de dire qu’à notre point de vue, il nous serait difficile de concevoir les relations qui existent, par exemple, entre Paradoxides et Acidaspis, ou bien entre Bronleus et Lichas. De toutes ces sousfamilles, celle des Paradoxinae nous paraîtrait la plus homogène , en éliminant toutefois Paradoxides et Remopleurides.
Le Prof!. Mac Coy n’ayant pris en considération que les Trilobites qui se trouvent dans les îles Britanniques, il est tout naturel que son travail soit incomplet, ce que nous regrettons beaucoup. L’étude que ce savant a faite de la forme de la plèvre des Trilobites, aurait pu le conduire sur la voie que nous avons suivie, s’il avait eu à sa disposition des matériaux suffisans. Mais lorsque nous le voyons ranger les Conocephalus parmi les Trilobites dont la plèvre est sans biseau; lorsqu’il indique pour Zethus, Acidaspis, Staurocephalus et Olenus presque une même forme de plèvre, avec une bande antérieure prolongée en pointe , et une bande postérieure tronquée, nous- devons supposer qu’il n’a eu sous les yeux que des documens très-restreints.
Quant à l’étendue que M. Mac Coy donne à certains genres anciens, nous' la trouvons trèsbien fondée. Les nombreux genres et sous-genres qu’il établit, reposent pour la plupart sur des Trilobites qui nous sont inconnus, tels que Portlockia, Trimerocephalus, Forbesia, Tetraspis , Barrandia, &c. Nous ne saurions donc apprécier les droits de ces formes à une indépendance générique. Nous espérons que le savant Anglais sentira lui-même la nécessité de quelques modifications dans le travail que nous analysons, lorsqu’il sera convenablement informé du fait de la métamorphose des Trilobites. Si le sous-genre Barrandia disparaît alors avec Tetrapsellium et Tetraspis, nous n’en conserverons pas moins le souvenir de la bienveillante attention de 1 auteur.
ESSAI DE CLASSIFICATION