‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 172 sur 469 · Distinction des espèces · texte numérisé non relu

Distinction des espèces

Les discussions incessantes qui occupent les zoologues au sujet de la définition de l’espèce, parmi les êtres vivans, nous montrent assez que la science n’a pas encore pu renfermer le sens de cette expression dans des limites bien nettes, incontestées, et incontestables. En admettant avec BufFon et Cuvier, que l’espèce est la succession far la génération , d'êtres semblables enté eux, on voit que le fait de la succession ou de son impossibilité, qu’on peut concevoir -constaté sur les êtres vivans, échappe nécessairement à toute recherche parmi les anciens représentans de la vie. Le paléontologue est donc réduit, pour reconnaître l’espèce, aux caractères de similitude, c. à d. à l’idée accessoire dans la définition que nous venons de citer. Or, la ressemblance en histoire naturelle, ne comporte pas une définition rigoureuse comme en géométrie, et l’observation de la création vivante nous montre, que des êtres jouissant de la faculté de propagation illimitée, comme dans l’espèce Chien , peuvent présenter de fortes dissemblances extérieures. Si les comparaisons anatomiques et ostéologiques font évanouir les différences apparentes dans ce cas et dans d’autres analogues, de tels exemples nous avertissent cependant, que les identités spécifiques n’exigent pas une stricte et rigoureuse ressemblance, jusques dans les moindres détails des formes externes ou de la superficie des individus. Cette considération nous a. souvent guidé et induit à réunir des Trilobites auparavant décrits comme des espèces distinctes. Nous n’avons pas hésité à opérer de semblables réunions, , surtout lorsque les apparences diverses proviennent de l’intensité des ornemens d’une même nature, comme dans Cheir. claviger, Conoceph. Sidzeri, Proet. Bohémiens &c. Nous concevons en effet, que de semblables variations de la superficie, peuvent aisément résulter des circonstances locales. Mais nous avons cru devoir laisser sous des noms séparés, les formes entre les ornemens desquelles nous n’avons constaté aucune transition. Nous avons donc admis l’ornementation comme moyen de distinction spécifique, toutes les fois quelle nous a paru constante. C’est, là, suivant nous, le caractère de valeur minimum auquel on puisse recourir, et malheureusement il est quelquefois presque le seul, comme entre certains Proetus, Bronteus, &c.

A l’exception de ces cas, relativement assez rares, nous trouvons dans la forme des divers élémens de la carapace des Trilobites, des caractères multipliés et très-diversifiés, qui nous guident dans la détermination de l’espèce. Chacun de ces elémens peut en effet être considéré comme un indice spécifique, lorsqu’il se présente avec une forme invariable, et sous ce rapport, nous n’avons jamais perdu de vue la remarque de Leop. de Buch, que les moindres différences acquièrent une valeur par leur constance. S’il est vrai, comme font cru certains zoologues, que l’enveloppe solide des articulés représente le système osseux des vertèbres, porte a 1 extérieur de l’animal, les modifications des parties tégumentaires des Trilobites acquerraient une plus haute importance, et mériteraient d’être appréciées, dans tous leurs détails. Mais indépendamment de cette idée, l’absence de tous membres et organes du corps oblige le paléontologue, à concentrer toute son attention sur les seuls restes solides qu’il a sous les yeux, au risque d’estimer quelquefois leurs modifications, au dessus de leur valeur absolue. Le lecteur reconnaîtra l'influence de ces idées sur nos déterminations spécifiques, et si quelques savans trouvent que nous avons poussé trop loin nos distinctions de formes, nous les- prions de remarquer, qu’au milieu des incertitudes inévitables dans la fixation de l’espèce, surtout parmi les fossiles, le zoologue et le paléontologue peuvent être aisément entraînés vers des exces contraires. Le premier, en faisant une plus grande part aux analogies, et réunissant les êtres que séparent seulement quelques légères diversités, même constantes, .peut sans quil en resuite aucun inconvénient, simplifier et réduire beaucoup la nomenclature et tout l’appareil scientifique. Le second, s’il veut jouir du même avantage, doit craindre de sacrifier en partie le but principal des recherches paleontologiques, savoir: de constater les rapports qui existent entre la succession des formes animales el celle des dépôts qui les renferment. On conçoit quel intérêt soit local, soit général, peut s attacher à la distinction exacte des formations superposées. Cette démarcation ne peut avoir lieu, qu’au moyen d’une étude très-détaillée des êtres qui caractérisent chacune d’elles, et l’histoire de

ESSAI DE CLASSIFICATION

a science nous fournirait divers exemples, dans lesquels l’insuffisance des distinctions «déontologiques a donne naissance à beaucoup de doutes et difficultés. Ces considérations nous ont ««•v a <!‘??ner par des noms spécifiques, des Trilobites qui par l’ensemble de leurs formes p uissen îes-rapproc es, mais entre lesquels nous n’avons découvert aucune transition. Toutes fois, au contraire que des formes notablement différentes, sont unies par des passais nous les avons spécifiquement identifiées, comme Daim, socialis avec Daim, proaeva eUes nombreuses variétés de Phac. fecundus. ' ^ *

Nous nous sommes abstenu de réunir divers de nos Trilobites avec des espèces étrangers tres-analogues , parceque l’expérience nous a démontré, que sans la comparaison des fossiles eux memes, on pouvait etre aisément induit en erreur par des descriptions et des fi-

ui es insuffisantes. Nous laissons le soin de ces réunions aux savans qui seront pourvus de tous les documens nécessaires. p e

^0U,S noussommf attaché àrendre imparables et reconnaissables, toutes les ornes que nous distinguons par des apparences constantes, souvent en rapport avec leur position géologique, dans la sene de nos formations. Suivant l’expression originale de Léop. de Buch es loi mes passeront au crible de la science, qui reconnaîtra et conservera les distinctions utiles ’

§■ 2. Délimitation des genres.

Le genre en zoologie est encore bien moins défini que l’espèce. Pour les besoins de la paléontologie, nous croyons cependant qu’on peut se borner à le considérer comme l’ensemble

J.°U eS laS eSpeCefJ ie.f.8’ S0it avec U11 ‘yPe donné, soit entr’elles, par la plus forte somme d affinités. Si cette définition laisse quelques doutes sur la limite réciproque de certains types voisins, nous pensons que c est un inconvénient de nature inévitable, surtout si l’idée du «relire est purement intuitive, comme les savans nous l’enseignent.

Dans l’étude particulière de la tribu des Trilobites, il semblait d’abord que la circonscription des genres pourrait être grandement facilitée, par l’observation de certains caractères exclusivement propres a chacun d’eux. Malheureusement, cette espérance ne s’est pas réalisée. A mesure que les formes se sont multipliées, parles découvertes successives, la constance de ces caractères a subi de telles exceptions, qu’ils ne peuvent plus être employés avec sécurité Parmi eux figurait en première ligne, le nombre supposé invariable des segmens thoraciques Les faits exposes ci-dessus (p. 192) démontrent qu’une partie notable, plus du quart des genres' admis, échappé a cette loi. Des observations de même nature, (p. 19 7) ont également fait évanouir espoir de déterminer le genre par le nombre total des segmens du corps Outre ces caractères qui auraient dominé tous les autres, s’ils se fussent montrés constans, le cours des branches faciales de la grande suture offrait une grande ressource, pour les circonscriptions generiques. Nous avons reconnu que la forme de celte suture, sa position, et la coexistence de quelques autres joints indépendans sont au nombre des élémens les plus utiles pour la fixation du genre. La forme de l’hypostôme n’a pas moins de valeur, sous ce rap-

notahlê«eilfI qUe ,“7 ?°n% " CP' 160 qU’eIle peut épr0uver Plaines modifications assez notables, dans les limites d’un meme type. Quant à la forme de la glabelle, et au nombre de

“S lateraux^ le» faits énumérés (p. 109) ont montré combien peu on doit compter sur fixité. Cependant, ces traits offrent presque toujours dans leur ensemble, un faciès trèsr onnaissable pour chaque type, et dans certains cas, ils prennent un caractère si prononcé qu ils pourraient seuls déterminer le genre, comme dans Acidaspis et Lichas. Il n’en est nas de meme de la forme des yeux, dont le tableau (p. 144) montre la diversité parmi les espèces co, générés. Nous avons au contraire reconnu, dans la structure de ces organes, trois types génériques1 ^ * exc,uant réciproquement, peuvent contribuer puissamment aux déterminations

Les proportions dans la lobation du thorax prennent quelquefois une grande importance comme pour les Homalonotus et Nileus. La forme de la plèvre sert non seulement a distinguer

le genre, dans la plupart des cas, mais elle fournit un lien commun aux familles, dont nous allons parler. Son type reparaissant dans le pygidium, y produit un nouveau caractère, en harmonie avec celui du thorax. La forme de laxe, tantôt prolongé jusqu à l’extrémité du corps, tantôt tronqué comme dans les Br ont eus, Jeglina, Illuenus ; la trace habituelle de la segmentation, ou sa disparition complète comme dans N il eus , et occasionnellement le nombre des segmens, comme dans Aciduspis , &c., deviennent dans le pygidium de puissans auxiliaires pour la délimitation qui nous occupe.

En somme, nos études sur les Trilobites ne nous ont révélé l’existence d’aucun caractère qu’on puisse considérer comme invariable et prépondérant dans le type générique. En beaucoup de cas, la nature a distingué le genre par quelques traits particuliers, non méconnaissables, comme la forme radiale du pygidium parmi les Bronteus, les bourrelets ou lobes saillans sur la glabelle de Sao, la lobation extraordinaire de la tête des Lichas et Aciduspis , l’absence des sillons dans la tête et le pygidium des Illuenus et Nileus, le cours de la grande suture et la forme des yeux de Bemopleurides &c. Le paléontologue éprouve donc une certaine sécurité, en reconnaissant des types si prononcés. Mais lorsqu’on n’est pas guidé par de telles circonstances, nous sommes arrivé à la conviction, que la détermination du genre ne peut résulter que du concours des principaux élémens du corps, que nous venons d indiquer. Il serait sans doute très-intéressant, de pouvoir établir parmi eux un ordre de subordination, ou de valeur relative, afin d’avoir une sorte de mesure, pour apprécier les diverses combinaisons qu’ils peuvent présenter. Nous n’avons pas l’espoir de réussir dans ce travail, réservé peut-être à ceux qui nous suivront dans ces recherches. Nous serions cependant porté à douter de la réussite, car nous voyons parfois le caractère en apparence le moins important, prendre une prépondérance relative inattendue, comme la forme des sillons de la glabelle, déjà citée dans les Lichus.

Admettant comme base de nos délimitations génériques, l’influence commune de tous les élémens principaux de l’organisation, lorsque ces traits se maintiennent en harmonie, nous considérons les liens du genre comme subsistant, malgré la variation particulière de quelques unes des formes. Nous citerons comme exemples des divergences les plus remarquables, les différences sensibles dans l’hypostôme et la position du sommet de la grande suture de Cheir. clavigei et Cheir. insignis, l’absence des yeux et la déviation des branches faciales dans Conoceph. Sulzeri, le manque de la grande suture dans le groupe de Acid. Verneuili. Dans ces cas et dans quelques autres, nous avons cru devoir conserver les genres dans leur étendue primitive, et nous n’avons pas admis les nouveaux noms génériques donnés aux espèces divergentes.

A la suite de la description des caractères de chaque genre, nous avons exposé les rapports et différences qu’il présente avec les autres types les plus analogues, et nous croyons inutile de reproduire ici ce travail, que le lecteur pourra consulter au besoin. Quant aux genres fondés sur des espèces étrangères à la Bohême, nous les avons admis dans nos études, sans avoir les moyens de juger leur droits à l’indépendance qui restent à discuter. Il est trèsvraisemblable, que 3 d’entr’eux: Pellura, Symphy surus et Griffilhides devront disparaître et se fondre respectivement avec les Olenus , Asuphus et Phillipsiu. Nous n avons pas les documens et matériaux nécessaires pour prononcer un jugement fondé sur cette question.

Dans notre liste de 4 5 types génériques, il y en a 35 qui sont représentés en Bohême, et par conséquent 10 étrangers à notre terrain. Dans tous nos tableaux, comme dans celui qui va suivre, le NS. des genres étrangers est suivi d’une petite étoile, qui sert à le distinguer.

Le présent essai de classification, publié en 1850, a subi depuis lors quelques légères corrections.

§. Groupement des genres en familles naturelles.

D’après les considérations exposées dans nos études générales, le segment du thorax est l’élément primordial duquel dérivent toutes les parties du corps, par soudure ou contraction. Cet élément se présentant sous deux formes diverses et constantes, que nous nommons, plèvre

ESSAI DE CLASSIFICATION

à sillon , et plèvre à bourrelet, doit évidemment jouer un rôle important, dans le rapprochement des genres en familles. Nous avons en effet démontré par beaucoup d’exemples , les analogies ou les contrastes qui existent entre les Trilobites, selon que leur plèvre est conformée d’après un même type, ou d’après un type différent. Nous ne pouvons donc admettre dans un même groupe, que des genres dont la plèvre appartient à un type semblable.

Cette base est la seule condition exclusive que nous connaissions, pour le groupement des Trilobites par familles naturelles, car en étudiant les élémens du corps, nous avons presque constamment reconnu, que chacun d’eux présente de très-notables variations, dans des genres très-rapprochés. Mais malgré ces variations partielles, il reste assez d’affinités générales dans le faciès ou l’ensemble des formes, pour que, dans la plupart des cas, les limites des familles soient assez apparentes.

Nous reconnaissons 17 familles naturelles parmi les Trilobites, et nous allons indiquer en peu de mots, les distinctions d’après lesquelles nous croyons pouvoir les définir et les circonscrire. Nous ne chercherons point un nouveau nom pour chacune d’elles. L’expérience nous apprend, que de telles dénominations étant de très-peu d’utilité et de peu de durée, encombrent inutilement la nomenclature. Il nous semble qu’on peut aisément s’entendre, en désignant chaque famille par le nom du genre qui lui sert de type , et en disant par exemple : la famille des Paradoxides, la famille des Provins, Arc.

Nous ferons remarquer d’abord, qu’il existe 7 genres dont les caractères sont tellement prononcés et exclusifs, qu’ on est induit à considérer chacun d’eux comme constituant à 1 ui seul une famille. Ce sont les suivans:

N".\ des

Planches.

Nombre

des

espèces.

Caractères principaux des Familles.

Aeglina.

. Barr.

Bohême 3-

Suède. 1

, Conformation particulière de la tête et des yeux.

} Plèvre à sillon — 5 à 6 segmens au thorax.

) Pygidium aussi grand que la tête. — Axe tronque'. — .Lobation radiale.

Bronteus .

. Goldf.

id. 31.

' Conformation particulière de la tête.

) Plèvre à bourrelet — 10 segm. au thorax.

1 Pygidium prédominant. — Axe tronqué. — Lobation radiale.

Malgré la grande analogie établie entre ces deux genres par la forme de leur pygidium, nous pensons que le contraste du type de leur plèvre, joint aux autres différences caractéristiques, s’oppose à leur réunion en une seule famille.

Acidaspis .

. Mureh.

Lobation caractéristique de la glabelle.

Plèvre à bourrelet. — 9 à 10 segmens thoraciques, presque toujours terminés en pointes cylindroides. Pygidium très-petit, orné de pointes.

Granulation exclusive sur toutes les parois du test.

Agnostus .

. Brongn.

id. 6.

Tête et pygidium presque égaux, et d’apparence trèspeu différente; prédominant par leur étendue, sur le thorax réduit à 2 segmens.

Plèvre à sillon.

Harpes.

. Goldf.

8 et 9

id. 8. |

Conformation particulière de la tête. — Yeux à stemmates — grande suture sur l’arête du limbe. — Limbe perforé.

Plèvre à sillon. — 26 segm. au thorax.

Pygidium très-petit.

Granulation et cavités exclusives, sans stries.

N"?, des

Planches.

Nombre

des

espèces.

Caractères principaux des Familles. l

Nous dirons, ci-après, au sujet de Trinucleus , pourquoi nous ne l’avons pas réuni avec Harpes.

Lichas. . . . Daim.

Bohême 6 <

Conformation et lobation caractéristiques de la tête. Plèvre à sillon. ■ — 11 segmens au thorax.

Pygidium prédominant sur la tête, par son étendue, et offrant des formes particulières.

Granulation exclusive sur la paroi dorsale.

Remopleurides. . Portl.

Conformation, lobation et cours de la grande suture )Bohême 1 (caractéristiques de la tête.

\ Suède 2\ Plèvre à sillon. — 11 segm. au thorax.

( Pygidium exigu, souvent réduit à 2 segmens.

Avant d’aller plus loin, nous ferons observer, que les traits que nous venons d’indiquer comme caractères de famille, auront probablement à subir quelque modification, toutes les fois qu’on découvrira un nouveau type générique devant entrer dans l’un des sept groupes admis. En effet, plus une famille naturelle ést restreinte, plus il est aisé de la définir, par des caractères bien tranchés. A mesure que le nombre des Trilobites apparentés se multiplie, il devient de plus en plus difficile de préciser les traits communs qui les unissent en famille, et de pondérer la valeur des analogies et des contrastes qu’on trouve parmi leurs élémens. Pour établir les limites des groupes, on est obligé de prendre en considération l’apparence générale ou faciès qui résulte de l’ensemble de la conformation des genres et de faire abstraction des divergences partielles que chacun d’eux peut montrer dans un certain sens. C’est une appréciation d’une nature très-délicate, et dans laquelle nous concevons, que les opinions des paléontologues peuvent beaucoup différer, suivant l’importance que chacun attache à tel ou tel élément. Nous proposons donc avec une certaine hésitation les groupes suivans, dont f homogénéité est rarement assez complète, pour ne pas soulever des objections. Nous aurions pu échaper à cet inconvénient, en multipliant le nombre des familles, et isolant ainsi les uns des autres, les genres les plus divergens. Mais on nous croyons que l’étude ne gagnerait rien, par l’emploi de cette méthode. Etant persuadé d’ailleurs, qu’il existe encore beaucoup de Trilobites à nous inconnus, nous espérons qu’ils fourniront des transitions, là où les passages paraissent encore un peu trop brusques, ou bien qu’ils donneront lieu d’établir de nouveaux groupes, dans lesquels iront se ranger les genres qui nous embarrassent aujourd’hui, par des apparences trop équivoques pour notre ignorance.

NI?, des

Planches.

Nombre

des

Espèces.

Caractères principaux des familles.

.Amphion. .

Pand.

Bohême 1 I Russie 1 id. 1

Tête d’apparence diverse.

Plèvre à sillon? — 11 à 18 segmens au thorax.

(*Encrinurus.

Emmr.

Pygidium de moyenne étendue, — conformation particulière, analogue dans les trois genres.

(cromus.

Barr.

Bohême 4

Hypostome très-analogue. Granulation exclusive.

lAsaplius.

Brongn.

Bohême 1

N1.? Le premier genre diverge notablement des deux autres, par le cours de la grande suture, la lobation de la glabelle et le nombre de 18 segmens thoraciques. La forme de la plèvre ne nous est assez bien connue dans aucun de ces trois genres, pour lever tous nos doutes sur le type auquel elle appartient. Nousindiquons donc avec incertitude la plèvre à bourrelet, comme caractère de ce groupe.

Tête très-développée, d’apparence très-variable.

Plèvre à sillon. — 8 segmens au thorax, occupant au

Ç'Ogygia. .

Angleterre?

plus un tiers de la surface du corps.

Fiance. ?

Pygidium égal ou supérieur à la tête, en étendue.! Stries et pores sur le test.

ESSAI DE CLASSIFICATION

N°s. des Planches.

Nombre

des

espèces.

Caractères principaux des Familles.

^Calymene.

•Homalonotus.

Brongn,

Kün.

Cheirurus.

Sphaerexochus.

/Staurocephalus.

\Deiphon.

Beyr.

Cord.

Beyr.

Barr.

Barr.

Illaenus. . .

•■•Nileus. . .) SymphysurusA

Daim.

Daim.

Goldf.

Paradoxides. .

Hydrocephalus.

Sao.

Arionellus.

Ellipsocephalus.

(*01enus. I . .

*Peltura.$ . .

*Triarthrus. .

Conocephalites.

Barr.

Barr.

Barr.

Zenk.

Daim.

M. Edw Green Zenk.

19 et 43

Bohême

Bohême

id.

id.

id.

id.

Bohême

Suède.

Suède.

Bohême

id.

id.

id.

id.

Suède.

id.

Amer.

Bohême

Dans les 2 genres qui précèdent, le cours de la grande suture, la lobation de la glabelle, et la forme de l’hypostôme, varient d’un type à l’autre, et même entre les limites du premier et du dernier.

Tête bien développée.

| Plèvre à sillon. — 13 seginens au thorax, qui prédomine sur les deux autres parties du corps.

I Pygidium plus ou moins étendu.

Granulation exclusive, quelquefois avec cavités.

Les deux genres que nous rapprochons, diffèrent no tablement, il est vrai, par la lobation de la glabelle ei le cours de la grande suture, mais l’ensemble de leur conformation semble montrer une grande analogie. Les deux espèces, Cal. parvula. Barr. (PI. 19) et Cal brevicapitata Portl. (Mem. geol. Surv. II. p. i. PL XL) indiquent un passage vers les Homalonolus.

Tête bien développée, d’apparence variable.

| Plèvre à bourrelet. — 10 à 12 segmens au thorax, occupant plus d’étendue que la tête.

Pygidium petit. — 3 à 5 articulations — très-caractérisé par les pointes ou découpures du contour.

Granulation exclusive sur toutes les parois.

Les affinités qui lient entr’eux les genres Cheirurus et Sphaerexochus , ont été très-bien reconnues par le Prof. Beyrich, d'après des fragmens du dernier. L’observation des segmens du corps nous permet de les confirmer. Placoparia et Staurocephalus se rapprochent beaucoup du type de la famille et nous leur adjoignons provisoi renient Deiphon, principalement à cause de l’analogie de son pygidium avec celui de certains Cheirurus.

Tête très -développée — glabelle non lobée — peu isolée.

Plèvre à sillon? — le sillon étant peu marqué , elle parait plane. 8 à 10 segmens au thorax.

Pygidium aussi développé que la tête. — Axe tronqué et quelquefois nul. — Segmentation invisible.

Stries et cavités ornementales.

f Tête bien développée — les branches faciales de la \grande suture sont presque parallèles entr’elles.

] Plèvre à sillon. ■ — 12. à 20 segmens au thorax, occupant la majeure partie du corps.

Pygidium très-petit. — Le nombre des segmens toujours très-réduit.

Ornemens variés.

Cette famille nombreuse est cependant une de celle dont les caractères sont le plus distincts. On remarquera qu’elle ne renferme que des genres de la Faune primordiale, à l’exception d cTriarthrus. La grande prédominance du thorax sur la tête et surtout sur le pygidium, la rend très-remarquable. On peut observer que Conocephalites et les trois genres étrangers se rapprochent de Calymene , par la lobation de la glabelle et la forme du pygidium. Leurs espèces n’ayant habituellement que peu de segmens dans le bouclier caudal, il nous semble

N°s. des Planches.

Nombre

des

espèces.

Caractères principaux des Familles.

^Phacops.

^Dalmanites.

Emmr.

Emmr.

Bohême 15 id. 17

Proetus. .

iPhillipsia.

^*Griffithides.

Cyphaspis.

|Arethusina.

*Harpides.

Stein.

Burm.

Barr.

Beyr.

Trinücleus.

Dionide. .

Ampyx.

Lhwyd.

Barr.

Daim.

Bohême 36 id. 1

Irlande 4 Bohême 9

Blocs err. 1 1

Bohême 4 ^Bohême 1 ^Suède 1 ^Bohême 2 /Suède 3

qu’on peut maintenir ce groupe dans les limites indiquées, qui ont l’avantage de correspondre à une époque géolo gique déterminée.

Tête bien développée. — La grande suture contourne immédiatement le lobe frontal de la glabelle. Yeux suivant le premier type. (p. 135).

Plèvre à sillon. — 11 segmens au thorax, occupant plus d’étendue que chacune des deux autres parties du corps.

Pygidium très-variable en étendue.

Granulation exclusive sur toutes les parois.

On ne peut méconnaître entre ce groupe et celui de Calymene une grande affinité, déjà indiquée par Burmeister. Nous croyons cependant qu’ils doivent rester séparés, à cause des caractères très-différens de la tête, et surtout des yeux.

Tête très- variable dans ses apparences. — Branches faciales de la grande suture, isolées.

Plèvre à sillon. — 8 à 22 segmens au thorax, occu pant toujours plus d’étendue que la tête, et ordinairerment aussi plus que lè pygidium.

Pygidium très-variable dans sa forme.

Ornemens très-variés.

Ce groupe est composé de genres qui offrent entr’eux de grands contrastes , sous divers rapports T comme la lobation et le relief de la glabelle , le nombre des anneaux thoraciques, le développement du pygidium, et l'ornementation. Cependant, on peut reconnaître des transitions entre les formes extrêmes, si on compare l’ensemble des espèces. Nous croyons donc pouvoir les réunir provisoirement. Si le grand nombre des anneaux des deux derniers types semblait un motif suffisant pour les séparer des autres, ce caractère les rapprocherait de Harpes.

Tête très - développée — grande suture diversement placée. - — Le plus souvent sans yeux. — Avec ou sans limbe perforé. — Glabelle très-prononcée.

Plèvre à sillon. — 5 à 6 segmens au thorax, occupant souvent moins d’étendue que la tête.

Pygidium sub-triangulaire , ordinairement très-développé — ayant un bord presque vertical.

Cavités et granulation.

Plusieurs savans ont remarqué avec raison, l’analogie qui existe entre le limbe des Trinucleus et celui des Harpes. Ce caractère est si particulier, qu’on serait tenté de considérer l’afinité qu’il établit, comme devant déterminer la réunion de ces deux genres dans un même groupe. Nous les séparons cependant, pareeque nous trouvons entr’eux un extrême contraste sous le rapport de la répartition des segmens, entre le thorax et le pygidium. Ce contraste nous paraît indiquer, dans l'organisation, une différence d’une plus haute valeur que la ressemblance du limbe ornemental. D’ailleurs, nous voyons cette expansion du test se réduire beaucoup dans Dionide et disparaître dans Ampyx, ce qui contribue à montrer sa faible importance, et ce fait ne détruit pas les grandes affinités entre les trois genres que nous venons de grouper ensemble. '

ESSAI DE CLASSIFICATION

N0.?, des

Planches.

Nombre

des

espèces

Caractères principaux des Familles.

iDindymene. . Cord.

Russie 2

Tâte de conformation très-diilérente.

Plèvre à bourrelet. — Ce caractère est admis provisoirement pour Zethus, que nous connaissons imparfaitement. — 10 à 12 segmens au thorax, occupant une

^Zethus. . . . Pand.

Bohême 2

\étendue beaucoup plus grande que la tête, ou le pygi- Idium.

Pygidium très-caractérisé par des formes analogues.

Granulation et cavités.

Les deux genres que nous associons provisoirement, offrent leur principale analogie dans la conformation du pygidium, tandisque nous voyons de grandes différences dans la plupart des autres caractères. L’avenir les unira peut-être plus solidement, par la découverte de formes intermédiaires, ou bien les séparera, en indiquant de plus fortes affinités pour chacun d'eux. Il serait possible que Zethus dût passer dans la série de la plèvre à sillon.

Avant de terminer ce sujet, nous ferons remarquer, que nous n’avons employé les caractères tires des yeux, que pour le groupe des Phacops et Dalmanites. La grande suture nous a fourni un lien de famille constant, dans les familles qui ont pour types, Paradoxides, Phacops et Proelus. Le nombre des segmens du thorax n’est invariable que dans les groupes composes de très-peu de genres. Il ne peut pas être réellement compté comme caractère de tanulle, non plus que le nombre des segmens du corps entier, ainsi que nous l’avons fait voir dans nos éludés précédentes, (p. 192 et suiv.)

S. 4. Groupement des Familles en sections et en séries.

Le caractère de la trilobation, apparent sur les fragmens d' Agnostus observés par Al. i ongniart , a porté ce savant à les admettre, comme 5e. genre, dans sa classification des Trilobdes, mais en remarquant, combien leur structure s’éloigne de toutes les formes connues. (trust, foss.p.38). Dalman, d’après des considérations analogues, a établi dans ses Palaeadesj une seconde section pour les mêmes fossiles, sous le nom de Batloides. Parmi les paléontologues qui ont suivi, Ouenstedt, Emmrich (Disserl.) ont complètement exclu les Agnostus de leur classification 5 Burmeister les a considérés comme le premier âge des Trilobites; Milne- > M r? leS a I)Iacés,dans une seconde division comme Dalman; Goldfuss, Emmricli (Jahrb.) et MacLoy les ont relégués à l’une des limites de la tribu Trilobitique ; M. Corda est le seul qui les a incorporés au milieu des autres genres, en les distribuant dans ses deux divisions.

Bien que la découverte d’un assez grand nombre d ’ Agnostus complets ait ajouté de nouvelles et puissantes analogies, à celles qui les ont fait admettre parmi les Trilobites, il nous semble, que rien n’infirme jusqu’ici l’opinion presque générale des savans, relativement à la différence ( e conformation, entre le genre considéré et l’ensemble de tous les autres. Cette différence, suivant nous, consiste moins dans le nombre réduit des segmens thoraciques des Agnostus l’apparence semblable de la tête et du pygidium, souvent difficiles à distinguer

un de 1 autre, tandisque chacune de ces deux parties du corps a sa propre conformation ans le reste des Irilobites. Cette similitude extérieure de la tète et du pygidium indique-t-elle un egie moins élevé dans l’organisation? C’est ce que nous ne saurions affirmer, mais nous croyons cependant, qu’elle est l’indice d’un contraste assez prononcé sous ce rapport, pour justifier 1 etablissement d’une section particulière pour les Agnostus.

Cette famille peu nombreuse, une fois isolée, il nous en reste encore 16, c. à d. la presque totalité de la tribu, qu’il est important de subdiviser, pour faciliter l’étude. Or, en parcourant les caractères ci-dessus formulés pour les familles, on peut remarquer qu’il n’en est qu’un seul qui se présente avec la généralité et la constance convenables, pour servir de base à un groupement. C’est celui du type de la plèvre. Nous avons déjà expliqué ci-dessus, (p. 140) pourquoi les caractères fournis par la structure des yeux ne sauraient remplir le but proposé, que d’une manière très-incomplète.

Si nous séparons les familles suivant la plèvre à sillon et la plèvre à bourrelet , nous obtiendrons deux séries parallèles, savoir:

pre. Série.

Familles suivant le type de la plèvre à sillon.

Aeglina.

Asaphus.

Calymene.

Harpes.

IUaenus.

Lichas.

Paradoxides.

Pliacops.

Proetus.

Remopleurides.

Trinucleus.

lime. Se'rie.

Familles suivant le type de la plèvre à bourrelet.

Acidaspis.

Amphion.

Bronteus.

Cheirurus.

Dindymene.

Nta. Nons avons exposé nos doutes sur la nature de la plèvre du groupe de Amphion (p. 334); ainsi, la position de ce groupe est provisoire.

Nous avons désigné chaque famille par le nom du genre qui lui sert de type, et nous avons continué à les disposer suivant le rang alphabétique. Cherchons maintenant, s’il serait possible d’établir dans chaque série, un ordre plus scientifique, c. à d. en rapport avec l’ organisation des Trilobites.

§. 5. Ordre des Familles dans chaque série.

Il nous semble que le développement relatif du pygidium et du thorax, pourrait offrir le principe de l’ordre cherché. Nous avons été amené à cette idée, par les considérations suivantes:

1. En étudiant les métamorphoses embryonnaires, dans ceux de nos Trilobites qui nous les montrent dans toute leur étendue, Sao hirsuta et Daim, socialisj nous avons fait remarquer, que la tête et le thorax apparaissent successivement, avant qu’on aperçoive aucun vestige du pygidium définitif. Cette partie du corps se forme donc la dernière dans ces espèces. Il en est de même dans Arionellus ceticephalus , dont nous connaissons des individus qui ne possèdent encore que 12 segmens, c. à d. 7 de moins que dans l’âge adulte.

2. Tous les autres Trilobites de Bohême sont invariablement pourvus d’un pygidium, à tous les âges où nous les observons. Nous ne saurions donc affirmer, que le pygidium apparait aussi seulement à la fin de leur développement embryonnaire. Cependant, celte manière de voir n’est pas dénuée de vraisemblance pour le plus grand nombre, malgré l’exception constatée (p. 2 64) pour les Trinucleus , dont le pygidium se montre dès le premier âge observé. Dans tous les cas, il est certain, que dans beaucoup d’espèces de divers genres le nombre des segmens du pygidium augmente pendant la croissance de lindividu, et nous avons cité comme exemples: Daim, awriculala , Proetus (Phaet). Archiaci, Proel. (Phael.) planicauda, Cromus inter co status , <fcc. (p. 19 0).

3. En étudiant les contrastes des formes qui ont successivement représenté un même genre aux limites extrêmes de son existence, nous avons reconnu, que parmi les Bronteus > les espèces les plus anciennes avaient au pygidium un nombre de segmens moindre que celui qu on observe dans les espèces des époques postérieures (p. 2 9 9).

4. En comparant les genres qui composent la Faune Trilobitique primordiale de Bohême, d’Angleterre et de Suède, à ceux qui ont apparu pendant les dernières époques de la tribu,

ESSAI DE CLASSIFICATION

nous avons fait remarquer, que l’ensemble des premiers se distingue par un pygidium minimum, tandisque les derniers présentent au contraire un pygidium au maximum de développement, (p. 311.)

En résumant ces considérations et celles qui ont rapport au même sujet, dans nos études, on pourrait dire:

I. L’apparition du pygidium définitif ou son accroissement porté au plus haut degré, semblent signaler le complément de l’évolution: — 1. dans la suite des métamorphoses de l’individu; — 2. dans la succession des espèces constituant le genre Bronteus ; — 3. dans la série des genres, qui ont composé la tribu des Trilobites durant son existence.

II. En général, dans les Trilobites, le pygidium minimum correspond au thorax maximum, et inversement, le pygidium maximum correspond au thorax minimum.

L’ordre que nous adoptons, est destiné à rappeler ces faits "et leur harmonie. Nous rangeons les familles suivant le rapport croissant du pygidium au thorax. Avant de donner le tableau des séries disposées suivant ce principe, nous avons à faire quelques observations.

1. Dans le développement du pygidium, nous comprenons à la fois deux élémens, savoir, le nombre des segmens et l’étendue de la surface. Nous avons fait voir ci-dessus, (p. 215) que ces deux élémens se montrent ordinairement en parfait accord, c. à d. que la superficie est en rapport avec le chiffre des articulations. Il y a cependant des cas contraires, comme dans les Liclias, dont le pygidium n’offre le plus souvent que trois segmens, tandisqu’il occupe une étendue relativement beaucoup plus considérable. Dans ce cas, qui est rare, nous croyons aussi devoir tenir compte de la grandeur de la surface. Ce motif fera concevoir la place que nous avons assignée aux Lichas dans la série de la plèvre à sillon. Nous avons encore été confirmé dans ces vues par les faits exposés (p. 219) et tendant à faire supposer que le pygidium dans ce type, pourrait renfermer plus de 3 segmens. Le genre Aeglina , placé vers la fin de la première série, donne lieu à une semblable observation.

2. Les familles ordonnées suivant le principe indiqué, ne présenteront pas cependant

la régularité d’une progression mathématique, dans les chiffres par lesquels on pourrait vouloir figurer le rapport entre le pygidium et le thorax. S’il est rare d’arriver à des résultats parfaitement réguliers, dans les études d’histoire naturelle, les savans concevront, à plus forte

raison, qu’on ne doit pas les attendre dans la classe des anciens Crustacés, qui semble plus

particulièrement vouée aux anomalies. Les irrégularités que nous avons à indiquer dans ce cas,

proviennent du défaut d’homogénéité déjà signalé dans le groupement des genres en familles,

et dont nous nous bornons à citer quelques exemples. La famille ayant pour type Paradoxides , est composée de genres qui ont en général un petit nombre de segmens au pygidium. Parmi nos 4 Conocephalites , l’un présente jusqu’à 8 articulations au bouclier caudal. Paradox, desideratas en montre également 8. Ces rares exceptions ne rompent pas les affinités de famille; elles troubleraient cependant notablement l’uniformité d’une progression exprimée par des chiffres. Dans la famille des Proetus , nous trouvons un pygidium plutôt au dessous qu’au dessus de la moyenne grandeur, dans la plupart des genres. Par contraste, Phillipsia et Griffithides qui se rapprochent le plus du type de ce groupe, par toute leur conformation, offrent en même temps un pygidium du plus grand développement. La famille renfermant Calymene et Homàlonotus, ainsi que celle qui réunit Phacops et Dalmanites , donneraient lieu à des observations analogues, qu’il est inutile de présenter au lecteur. La plupart de ces anomalies et autres qu’on pourrait signaler, bien que réelles, n’ont pas cependant la gravité qu’on pourrait leur supposer de prime abord.

3. Le groupe des Illaenus et Nileus offrant une sorte de transition entre les deux types de la plèvre, se trouve placé pour ce motif, à la fin de la première série. On peut remarquer, que cette place est aussi à peu-près celle que lui assignerait le développement du pygidium dans les deux genres.

4. Le genre Teleplms , n’étant connu que par des fragmens de la tête et par le pygidium, n’a pu être classé dans aucune famille.

.§*. 6. Tableau synoptique d’un nouvel essai de classification des Trilobites. Section I. Conformation de la tête très-distincte de celle du pygidium.

Ie- Série: Plèvre à sillon.

Familles. N0.?.

Genres.

2e: Série: Plèvre à bourrelet.

Familles. N°s.

Genre

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