‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 179 sur 469 · Harp. Montagnei. Corel · texte numérisé non relu

Harp. Montagnei. Corel

1847. Harpes Montagnei. Cord. Prodr. p. 165.

La tête large en avant, se rétrécit notablement vers l’arrière. Le limbe présente une surface légèrement inclinée, dont la largeur au front occupe le tiers de la longueur céphalique sur l’axe II s’amincit le long des joues, et ses prolongemens tendant a devenir verticaux, , sont compris entre une ligne droite, parallèle à l’axe, à l’intérieur, et une courbe peu convexe à 1 extérieur.

La glabelle alongée, étroite, un peu conique, peu saillante, arrondie au sommet, déprimée au front, porte trois sillons de chaque côté. Les deux premiers sont à peine indiques. Le sillon postérieur oblique à l’axe, s’élève presque jusqu’au sommet. Sa base se prolonge sur une impression tracée sur la loue, arrondie en arrière, et s’étendant en pointe jusqu au milieu de la glabelle.

Les joues sensiblement plus larges que la glabelle, sont doucement bombees et se coudent a

partir du milieu de leur largeur. La surface frontale par laquelle elles se joignent est moins abrupte que leurs flancs. Les yeux sont placés un peu en arrière du front, non loin du talus

des joues. Ils sont joints par un filet transverse avec le sillon dorsal.

L’anneau occipital est fortement marqué, plus élevé que la glabelle, proéminent en arrière, et porte sur l’axe un grain saillant. L’hypostôme a été trouvé en place.

Le reste du corps est inconnu.

Le test paraît lisse sur la glabelle et la partie supérieure des joues. Sur la partie basse de celles-ci, nous voyons des perforations très-fines, laissant entr’elles des pleins doubles des vides. Elles sont semées' sans ordre et égales, excepté quelques unes plus fortes devant k glabelle. Les cavités du limbe sont deux fois plus larges, laissant entr’elles des pleins à peu-pres égaux aux vides. On ne distingue aucun ordre dans leur disposition. Une rangée de plus fortes perforations suit le filet du bord, et une autre le contour des joues.

Dimensions. Longueur de la tête, y compris les prolongemens du limbe: 22 m. m. Largeur maximum: 18 m. m. au droit de la naissance du limbe sous le front. Ce sont les dimensions d’un individu de moyenne taille; il en existe de plus grands.

Gisem'. et local. Cette espèce appartient à notre étage calcaire moyen F, et se trouve sur la montagne Kotis près Konieprus, à la lisière des bois de Suchomast, dans des couches de calcaire jaunâtre. Nous ne l’avons pas rencontrée ailleurs.

Rapv. et différ. Nous avons longtemps hésité à donner à ce trilobite un nom spécifique à cause de ses analogies avec diverses autres espèces : H. venulosus, H. unguia, H. maçrocephalus fc,

Nous ne pouvons cependant reconnaître son identité avec aucune d’elles. Il se distingue:

1. de H. venulosus: par sa glabelle étroite, mince, peu saillante; par l’anneau occipital eleve au dessus d’elle; par le limbe plus large au front, sans nervures sur sa surface, et par la forme plus alongée de l’hypostôme.

2. de H. unguia: par la forme amincie de la tête vers l’arrière; par les perforations beau¬

coup plus fortes du limbe, l’absence des nervures sur la surface frontale ponctuée des joues, la forme inclinée du bord. ,

3. de H. macrocephalus : par la forme alongée et mince de la glabelle ; le test lisse sur sa surface et le haut des joues.

On éprouve un certain embarras en voyant des variations de forme très-sensibles à 1 oeil, comme celles que nous indiquons, mais dont le lecteur ne peut pas aussi bien juger d après un dessin, qui rend difficilement tout le faciès spécifique.

Peut-être 'les différences que nous signalons, entre les formes de nos Harpes, dépendent principalement des circonstances variables dans les quelles ils ont vécu. Mais c’est un fait dont

GENRE HARPES. GOLDFUSS.

nous ne pouvons apprécier la réalité. En assignant des noms diflerens à ces modifications, et indiquant exactement les gîtes où on les trouve, nous préparons du moins la voie aux appréciations futures de la science, pour poser les limites définitives entre les formes spécifiques, ou bien pour établir la continuité de leurs transformations.

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