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Parad. spinosus. Boeck

1827. Trilob. minor. Boeck. Magaz. fur. Naturwid. I. Hft. 1.

? Tril. spinosus. Boeck. (teste Sternberg 1833.)

1846. Parad. Linnaei. Barr. Not. prélim. p. 10.

1847. P. Dormitzeri. Cord. Prodr. p. 31.

p. latus. Cord. (non Zenk.) ibid. Pl.^ III. fig. 15-

P. pusillus. Cord. (non Barr.) ibid. p. 32.

Corps moins alongé -que dans les deux espèces précédentes, et figurant un ovale dont les proportions varient suivant la forme longue et la forme large, entre: 11:7 et 7:4. La tete occupe au moins le tiers de la longueur totale, et sa largeur excede peu celle du thorax. Le limbe céphalique plus étroit au front que le long des joues, se prolonge par une pointe forte et large, jusques vers le milieu du corps, en se rapprochant beaucoup de 1 extrémité des plèvres. Il paraît que dans la forme longue (PL 13) les pointes génales sont un peu moins élargies. L’échancrure à la rencontre du contour intérieur est très-marquée.

^ La glabelle figure un ovale alongé, surtout dans la forme longue. Elle a un bombement transverse* considérable, et le lobe frontal domine par son relief. Elle montre i paires de sillons latéraux non compris le sillon occipital. Les deux dernières, paires sont unies sur 1 axe ; ^ la première est indiquée par une impression très-courte, de chaque côté. L’anneau occipital tresdéveloppé se projette en arrière, et porte un tubercule, sur l’axe. Les yeux figurent un arc de cercle qui s’étend depuis le second, jusqu’au delà du quatrième sillon.

L’hypostôme a le corps central peu bombé, surtout dans les grands individus.

18* segmens thoraciques à tous' les âges. L’axe occupe un peu moins du tiers de la largeur totale. Les plèvres ont une courbure verticale très-sensible, de sorte que chacun des lobes latéraux présente un bombement transverse à l’axe. Le sillon pleural est a peu-pres aussi «Td» ,"e chacune des deux bandes. Les pointes des plèvres sont très, arges et aplat.es, À partir de la troisième, elles augmentent régulièrement de longueur , jusqu a la penultieme, qui est la plus prolongée. La dernière se rapproche beaucoup du pygidium , qu elle dépassé seu- (lent dans Les [lus grands individus, comme celui figuré PI. H. Dans les autres elle ne forme presque pas de saillie en dehors, et se ploie concentriquement au contour. Les vides entre les pointes sont de moitié moins larges que celles-ci.

Le pvgidium figure un ovale transverse, sur lequel l’axe saillant occupe plus du tiers de la largeur , et atteint presque le bord postérieur. Il se compose de deux articulations, dont a seconde est trois fois plus longue que la première et paraît souvent se décomposer en deux, par suite de la pression. Mais nous pouvons nous assurer, sur beaucoup d exemplaires, qui n\ a réellement que deux articulations à tous les âges. Les lobes latéraux sont presque plats un peu enflés le long du contour. Chacun porte une impression longitudinale, qui représente

le sillon pleural du premier segment.

Le test se voit sur quelques exemplaires de Skrey, transformé en une couche docre jaune presque pulvérulente. Nous trouvons la surface ornée d’une granulation tres-fine, égalé et serree. (PL 13.) ^ On voit toujours les stries très-apparentes sur l’impression de la doublure du test, e

sur la surface de l’hypostôme. ,

Dimensions. D’après les plus grands fragmens, nous évaluons la longueur maximum des individus à 250 m. m.; taille qui n’est guères dépassée par aucun Trdobite de Bohtme. largeur correspondante au droit de l’anneau occipital, serait de 150 m. m.

Gis1, et local. Cette espèce est la seule de ce genre, qui soit commune aux deux bandes schisteuses de Ginetz et de Skrey. De plus, elle se rencontre sur chacune deUes d^s ^s les localités fossilifères, comme Baschtina, Welka, Hrachowischt, Ginetz, Felbabka, M.. .Komorsko,

moulin de Zator, sur la première; et à Klein-Lohowitz, moulin de Slap, Czilla, Skrey, Kaurzimetz &c. sur la seconde. Elle avait donc une très-grande diffusion dans l’étage G , et elle peut être considérée comme éminemment caractéristique.

Rapp. et différ. Les deux espèces les plus rapprochées sont: P. Bohémiens et P. Sacheri. Nous distinguons P. spinosus , — 1. par sa glabelle alongée, protubérante, portant quatre paires de sillons latéraux. — 2. Par les pointes, génales très-voisines du thorax. — 3. Par 18 segmens thoraciques. — 4. Par sa plèvre terminée en pointe relativement courte, très-large, et sans échancrure. — 5. Par son pygidium ovale transverse, à deux segmens. Par. rugulosus offre dans sa glabelle une grande analogie avec l’espèce que nous décrivons; mais nous le reconnaissons aisément par ses plèvres échancrées le long de la bande postérieure, par son pygidium fourchu, et par les stries qui ornent sa tête.

Parad. Dormitzeri Cord. et P. pusillus Cord. (non Barr.) P. latus Cord. (non Zenk.) ne sont autre chose que P. spinosus. Le dernier nom a été appliqué aux individus de Ginetz et les deux premiers à ceux de Skrey. Au sujet de P. Dormitzeri, M. Corda en indiquant la localité, ajoute: Sternberg 1827 , comme si ce savant avait connu Skrey à cette époque. Nous avons démontré par les preuves historiques les plus positives, tirées des écrits du Comte Sternberg,

que cette assertion nest quune fable inventée par M. Corda. Le lecteur peut consulter à ce

sujet notre introduction historique (p. 30.)

Nous avons indiqué, ci-dessus (p. 362) l’impossibilité où nous avons été de consulter le mémoire de Boec-k envoyé au Comte Sternberg, et déposé au Musée Bohême, à Prague. L’exemplaire en question dont la planche est annotée de la main de l’auteur, ainsi que nous l’apprend Sternberg, (1833 p. 46) n’a pas pu être retrouvé. Heureusement, M. Hawle qui en avait une copie, a eu la bonté de nous ‘la communiquer, dans ces derniers temps. Nous avons aussitôt reconnu , que 1 espèce à laquelle nous avions donné le nom de P. Linnaei , était précisément celle que Boeck avait d’abord distinguée sous le nom de Tril. minor dans le texte de sa notice, et ensuite appelée Tr. spinosus var. minor et major, dans les notes manuscrites ajoutées de sa

main, sur la planche communiquée au savant Bohême. Nous, nous sommes donc empressé de

reconnaître le droit de priorité, constaté par le respectable témoignage que nous venons de citer.

La forme générale est un ovale peu alongé, dont les axes sont entr’eux comme 13:11. Le limbe céphalique .étroit au front s’élargit beaucoup le long des joues, et se termine par une pointe genale étroite, qui reste assez eloignee du thorax, et n’atteint pas le milieu du corps. L’échancrure à la rencontre du limbe intérieur est peu marquée.

La glabelle figure un ovoïde large, tronqué à l’arrière. Elle est lobée de chaque côté, par quatre sillons, dont les deux postérieurs se rejoignent au milieu; les deux sillons antérieurs sont des impressions latérales, de moins en moins prononcées. Le lobe frontal occupe en longueur à peine un tiers de la glabelle. On voit sur le lobe palpébral une grosseur, qu’on ne remarque sur aucune autre espèce de ce genre. Les yeux sont relativement assez petits.

la forme. Le sillon est large et les deux bandes égales. Les pointes pleurales sont courtes, larges. A partir de la oT., elles augmentent régulièrement de longueur jusqu’aux trois dernières, qui sont â peu-près égales. Elles laissent entr’elles des intervalles équivalens à leur largeur.

Le pygidium figure dans son contour un cercle presque complet. L’axe sur lequel on compte 2 segmens, a une forme presque triangulaire, et se termine vers le milieu de la surface. La première articulation est beaucoup plus courte que la seconde, qui paraît quelquefois subdivisée dans sa longueur, par l’effet de la pression.

Du 17. anneau part une côte sillonnée dans sa longueur et figurant une plèvre rudimentaire. L’extremité postérieure présente un bord plat et large, dont l'impression inférieure est striée.

Le test a laissé les mêmes traces de granulation très-fine, que nous avons représentée pour Par. spinosus. (PI. 13.)

Dimensions. Longueur 130 m. m.; largeur 110 m. m. au droit de 1 anneau occipital

Gis:., et local. Les schistes de l’étage Ç nous ont fourni quelques exemplaires de cette espèce très-rare, qu!on rencontre seulement à Ginetz.

Rapp. et différ. Par. rotundatus se rapproche beaucoup de Par. spinosus, dont nous le distinguons: - — 1. par les pointes génales amaigries, courtes et éloignées du thorax. — 2- Par le nombre des segmens, 17 au lieu de 18. — 3. Par le bord large et plat du pygidium vers l’arrière. — 4. Par la protubérance sur le lobe palpébral. — 5. Par l’égalité des trois dernières pointes pleurales.

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