degré de développement, fig. 14. a. b
Granulation générale.
La nombre des plèvres libres est de 12, tandisqu’on peut compter de 2 à 4 segmens soudés au pygidium.
La longueur moyenne des individus bien conservés est de 5.50 m m. et leur largeur de u. m. m.
Plusieurs exemplaires nous montrent le sillon longitudinal très-marqué sur le faîte de la glabelle, par suite du relief croissant des- lobes latéraux. L’individu figuré présente, sur la tête, le commencement très-prononcé d’une granulation générale, dont les grains sont beaucoup plus petits que ceux que nous nommons grain principal et grains primitifs.
Synon. Ellipsocephalus nanus. Barr. Not. prél. p. 12.
Acanthogramma speciosa. Cord. Prodr. p. 20. PL II. fig. 8.
Acanthogr. verruculosa. Cord. ibid. p. 21.
Endogramma Salmii. Cord. ib. PL I. fig. 11. 12.
Nous avons d’abord décrit ce degré sous le nom de Ellips. nanus, en mentionnant les trois rainures ou sillons transversaux de la glabelle Nous avons rectifié notre erreur dans nos Nouv. Tril. et nous avons réuni cette forme au genre Sao, sons le nom de Sao nana.
En lisant dans le Prodrôme, la description du genre Acanthogramma, on voit que le principal caractère de ce type, reposerait sur le cours tout à fait exceptionnel de la suture faciale. M Corda décrit les branches comme réunies devant la glabelle, et vers l’arrière, comme divisant en deux dans toute sa longueur, la pointe génale. Cette dernière circonstance ne s’est jamais présentée à notre observation sur aucun Trilobite, et sans doute elle mériterait, si elle existait, de devenir un caractère typique important. Malheureusement, la description de M. Corda repose sur un défaut d’observation. Sur six exemplaires de la collection Hawle, qui ont servi à fonder le genre Acanthogramma, cinq nous montrent la suture faciale avec son cours normal, tel quil a été défini dans la genre Sao. Le sixième peu distinct ne saurait être invoqué.
Jetons maintenant un coup d’oeil sur les espèces :
Acanthogr. speciosa. Cord. est représentée dans la collection Hawle, par un exemplaire unique, dont l’état de conservation n’est pas parfait. Par suite d’une pression longitudinale, le corps est 'cambré au milieu, et on voit que la tête a glissé en arrière, car le bord occipital, s’il n’était en partie enlevé, cacherait ta première plèvre. Ce déplacement de la tête a fait reculer les pointes génales, qui atteignant une plèvre plus éloignée, paraissent plus longues. Mais leur longueur absolue est égale à celle des pointes génales d’un individu décrit sous le nom d Acanthogr. verruculosa, dans la même collection.
GENRE SAO. BARRANDE
L exemplaire en question de Acanthogr. speciosa montre très-distinctement la branche antérieure de la suture se dirigeant de l'oeil vers le bord latéral de la joue. La forme de la pointe genale permet aussi de reconnaître, quelle reste toute entière en dehors de la suture faciale, et le trait que . M. Corda peut avoir pris pour le prolongement de cette ligne, est purement accidentel, li s arrête d ailleurs avant le milieu de la longueur de la pointe.
Le lobe frontal de la glabelle a été enlevé, ce qui fait paraître le bord frontal beaucoup plus étendu, et empêche de reconnaître le sillon antérieur. La forme et la position des deux autres sillons est conforme au type Sao.
Le corps comprimé dans le sens de la longueur est cambré au milieu et paraît beaucoup plus court et plus large que dans sa position naturelle. On voit que par l’effet de cette compression, la plupart des plèvres se sont relevées vers l’arrière. Leur forme est d’ailleurs celle que nous avons décrite ci-dessus.
Les traces de granulation ont disparu, par suite de la chûte de la couche d’ocre jaune qui remplace le test. C’est la seule circonstance qui pourrait laisser un doute sur l’identité de cette forme avec Sao hirsuta. Mais comme l’exemplaire est unique, nous ne croyons pas qu’il présente une base suffisante pour fonder une espèce particulière.
Acanthogr. verruculosa. Cord. est représentée dans la collection Hawle, par deux exemplaires sur lesquels on peut compter les articulations. L’un nous montre 11 plèvres libres, et trois segmens soudés au pygidium. L’autre a 15 plèvres libres et 2 articulations soudées. Sur ces individus, comme sur d’autres moins complets, nous retrouvons tous les traits caractéristiques de la tête de Sao, savoir: l’oeil, les sillons, les lobes saillans, le sillon longitudinal sur le faîte de la glabelle, la forme des plèvres, l’hypostôme en place, le grain principal, les trois grains primitifs, &c. L un de ces exemplaires montre en outre sur la tête, la granulation naissante très-bien conservée.
Endogramma Salmii Cord. doit aussi avoir, d’après la définition générique, 12 segmens au thorax et trois au pygidium. Parmi quatre exemplaires complets de cette espèce, appartenant à la collection Hawle, deux nous présentent en effet 15 segmens; le troisième n’en a que 14, et ^ quatrième seulement 13, dans tout le corps. Quant aux plèvres libres, leur nombre varie de 10 à 13 dans ces quatre individus, mais la limite est très-difficile à fixer entre elles et le pygidium, aussi ne sommes nous pas étonnés de cette variation.
Il est d’ailleurs aisé de reconnaître dans ces 4 exemplaires, tous les caractères de l’espèce qui nous occupe. Lun deux représente la forme large d’une manière très-marquée. Un cinquième exemplaire un peu tronqué à l’arrière, nous montre sur la glabelle des lobes latéraux très-saillans, séparés sur le faîte, par un profond sillon longitudinal, quoique M. Corda n’indique dans sa définition générique, que trois sillons latéraux indistincts.
. Gun deux nous montre l’hypostôme en place, et tous les cinq permettent de voir plus ou moins complètement le grain principal et les trois grains primitifs.
15l. degré de développement, fi g. 15 a. b.
Nous trouvons 13 plèvres libres au thorax et de trois à quatre segmens soudés au pygidium.
La longueur moyenne est de 6 m. m. et la largeur de 3.66 m. m.
Les caractères génériques et spécifiques continuent à se développer.
I ai mi nos quatre exemplaires complets, deux nous présentent la forme longue et les deux autres la forme large.
Synon. Micropyge Bachofenii. Cord. Prodr. p. 2t. PI. I. fig. 8. 9.
. ,Gette esPèce et genre ne sont représentés dans la collection Hawle, que par un seul
individu complet, moins la tête dont il manque plus de moitié. M. Corda a suppléé à ce défaut par une tête isolée, à peu-près d’égale taille, et qui aurait pu aux mêmes titres, être attribuée à
tout autre genre parmi ceux du Prodrôme, que nous avons passes en revue. Cette tête porte comme le corps, les caractères du type qui nous occupe, et notamment : Les sillons latéraux avec leur inclinaison caractéristique , les lobes saillans sur la glabelle , le grain principal et les trois grains primitifs de la joue fixe.
Ifig. 16. a. b.
16a. 171. 18t. degrés de développement . >fig. 17. a. b.
jfig. 18. a. b.
Complément du nombre des segmens du corps.
Chacun de ces degrés est marqué par l’apparition d’un nouveau segment thoracique, et par le développement proportionnel dans les dimensions du corps.
Au 1 8ü degré, nous trouvons sur les individus 16 segmens libres au thorax et ô segmens soudés au pygidium. Ainsi, lorsque le Trilobite atteint ce degré, le nombre total des segmens du corps est complet, mais le nombre des segmens libres ou thoraciques n’a pas encore acquis son maximum 17.
Les individus du 18S degré ont une longueur de 7.50 m. m.
Nous apercevons sur un exemplaire bien conserve, la granulation qui orne diverses parties du corps, et qui commence même à paraître sur les lobes saillans de la glabelle. Cependant, les grains principaux conservent encore leur relief dominant.
Synon. Sao nana. (partirai) Barr. Nouv. Tril. p. 2.
Selenosema Thunii. Cord. Prodr. p. 23. PI. I. fig. 13.
Nous avons décrit dans nos Nouv. Trilobites, sous le nom de Sao nana , la forme pourvue de 14 plèvres’ libres.
Deux individus entiers représentent le genre Selenosema dans la collection Ilawle. L’un permet effectivement de reconnaître les 19 articulations indiquées comme caractéristiques du genre, savoir 16 au thorax et 3 au pygidium. Mais le second ne porte que 14 plèvres libres et 3 à 4 articulations soudées. Ces deux exemplaires et les fragmens qui leur sont assimilés, sont d’ailleurs conformés dans toutes leurs parties visibles, comme le type dont nous étudions le développement. Nous y trouvons la forme de la glabelle, ses sillons, le grain principal, les trois grains primitifs dominant la granulation , la forme des plèvres, l’hypostôme &c. &c. , tels que nous les avons décrits.