‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 203 sur 469 · Conoceph. Sulzeri. Schlott. (sp.) PL · texte numérisé non relu

Conoceph. Sulzeri. Schlott. (sp.) PL

Born. Lithoph. 2. p. 6.

Abh.ein, priv. GeseR.in Bôhm. I. p. 247. PI. VII. fig. 1, 2,3, 6, 8. Nachtr. 2. p. 34. PI. 22. fig. 1.

Verh. des Vaterl. Mus. p. 81. PL II. fig- 1- B.

Palaead. p. 75.

Magaz. for. Naturw. I. fig. 20, 21.

Petref. p. 160.

Handb. d. Geogn. de la Bêche, p. 540.

^Beytr. zur Naturg. Urw. p. 49. PL V. fig. G à K.

Leth. I. p. 121. PL IX. fig. 15.

Wiegm. Arch. p. 347.

Crust. p. 335.

Jahrb, p. 537.

Org. d. Trilob. p. 86. PL I. fig. 10.

Not. prélim. p. 11.

Prodr. p. 24. PL H. fig. 10.

ibid.

ibid.

ibid.

ibid. p. 25.

La longue synonimie qui précède, remonte presque à l’origine de la science paleontologique, et montre combien de savans ont porté leur attention sur ce Tnlobite, un des premiers connus et des plus communs de la Bohême. Cependant, nous pouvons dire, quil nest pas peut-être une espèce parmi celles que nous décrivons, qui nous ait coûte plus de recbei elles

1772. Entomol.

paradoxi.

caputlaeve.

1775. Entom.

paradoxus. Kinsky.

1823. Prit.

Sulzeri.

Schlott.

1825. Prit.

id.

Sternb.

1826. Prit.

Daim.

1827. P 'rit.

id.

Boeck.

1829. Calym.

id.

Holl.

1832. Olenus.

id.

Dechen.

1833. Conocephalus

costatus.

Zenk.

Trigonoceplialus

id.

Zenk.

1835. Conoceph.

Sulzeri.

Bronn.

1837. Prit.

id.

Quenstedt.

1840. Otarion

id.

Miln. Edw.

1843. Conoceph.

id.

Goldf.

1843. Conoceph.

Sulzeri.

Burin.

1846. Conoceph.

id.

Barr.

1847. Conocoryphe

id.

Cord.

Conocor.

latifrons.

Cord.

Conocor.

mutica.

Cord.

Conocor.

granulata.

Cord.

Conocor.

punctata.

Cord.

que Conoc. Sulzeri. Cela tient aux apparences très-diverses sous lesquelles il se présente et dont on ne peut reconnaître l’identité, que par la comparaison d’une très-grande masse d ex^plarres, que nous avons rassemblés dans toutes les localités, et à diverses de conservé.

Cette espece est la seule du genre qui nous ait permis de reconnaître la métamorphose ait est constate par un individu parfaitement conservé, dont la longueur est de 4.50 mm.

£1 e ' T 6 dlstmctement 10 segme«s libres au thorax, et 5 segmens au pygi-

dium, c a d en somme, 15 articulations, au lieu de 19 à 20, que l’on observe dans Fâ^e adulte. Les formes de ce jeune exemplaire sont d’ailleurs parfaitement semblables à celles que nous allons décrire, dans leur développement complet. * * C6lleS

la forme TarTpÎ TTnI’ T* ^ de ^ Sul*^ ^ longue PI. 13 et

la terme large PI. 14. Nous trouvons que le rapport de la longueur à la largeur s’approche

b=p d„ d,„s la première, tandis,»'!, est de 7 : 5 et Wef.is af " 6 ÏÏT 1.

Le profil de la tête est médiocrement bombé en travers. Son contour extérieur sémi-circulaire dans la forme large, devient un peu parabolique dans la forme longue. Il est formé

par un bord ou bourrelet épais, arrondi, fortement relevé, et déterminant àl’intérieur une rai-

ure large et profonde qui s’étend concentriquement jusques près de l’angle gênai. Le bourse piolonge au delà delà joue par une pointe ronde et forte, presque parallèle à l’axe et atteignant la 5 . plevre (PI. 14. fig. 8). Un grand nombre d’exemplaires montrent linoîe et nd parfaitement arrondi (PL U fig. U), ce qui tient à la chiite delà joue mobile très-étroite c quelle est attachée la pointe génale. Cette joue est réduite à une bande longitudinale dé-

lonformaL !h-P ’ '7 sl“"re , f,daIe- L" *«» H- U fig. 23° montre 'cette

à celie de îi t H J™ "“P ï‘ con8ervés' En comparant celte tête

a celte de la fig. 8, on voit que les branches faciales de la grande suture, au delà du point

ou elles disparaissent de la surface supérieure, s’unissent pour former le sommet de la grande suture, tiace sur la doublure sous-frontale, non loin du contour, fig. 8.) La meme figure montre * de jonction entre ce sommet rosirai et la suture hypostomale. Cette conformation est egalement representee (PI. 2 B.) - Les sutures que nous décrivons diffèrent to- ‘ ement de celle qui a ete indiquée par Burmeister et Corda, d’après de trompeuses apparences.

Le contour intérieur de la tête est presque rectiligne. L’anneau occipital prononcé, plus

sUlon occipital v ’ ^ ^^i ”* peU en arrière’ et Porte un grain saillant sur l’axe. Le sillon occipital est bien marque, et se courbe en arc concave vers l’avant. Le bord postérieur des joues est un bourrelet saillant, relevé, déterminant une large rainure intérieure. Cette rainure profonde ne se raccorde jamais avec celle du contour extérieur; il reste toujours entre leurs extrémités une élévation prolongée vers l’angle gênai.

La glabelle varie beaucoup dans ses proportions, suivant la forme longue ou large Elle figure un cône assez aigu dans la première et quelquefois très -court et arrondi "dans la

msC°snurepa c0" 7 f TT T™ <?M j°UeS' EIle P0rte trois Pa™s de sillons non réunis sur 1 axe, et formant des angles ouverts en avant. Ces sillons sont un peu courbes, sur-

out le dernier dé sorte que les lobes tendent à s’arrondir et à se détacher comme dans les Calymene. Les sillons dorsaux, tres-prononcés, se joignent en arc au devant de la glabelle, en laissant entr eux et la rainure du contour, un bourrelet concentrique, déprimé auprès des angles anterieurs des joues, qu’il semble réunir. v

Nous n’avons pu découvrir la trace certaine d’aucun organe de la vue dans cette espèce. Divers savans ont regarde le petit tubercule placé à l’angle antérieur de la joue comme un œil et nous sommes aussi tres-porté à accepter leur interprétation, en ce sens, que ce tubercule aurait ete la base d un stemmate ou œil simple. L’existence d’un organe de ce genre, indé-

Bionide ^ ** SUlUre’ concorderait avec les observations que nous faisons sur Harpes, Trinucleus et

GENRE CONOCEPH ALITES. ZENKER.

La joue non divisée qui forme le lobe latéral de la tête, est un triangle curviligne doucement bombé au sommet, et abrupte sur ses bords. A son angle antérieur est le petit tubercule déjà mentionné, auquel aboutit un filet mince en relief, qui prend son origine sur la petite élévation qui sépare les rainures des contours intérieur et extérieur. Nous n’avons aucune indication sur la nature de ce filet. Il ne s’écarte pas beaucoup du penchant de la joue, qui! traverse diagonalement, en arc concave vers l’axe.

L'hypostôme se compose d’un corps central ovalaire, tronqué au front, fortement bombé en travers, et entouré d’un bord étroit, concentrique, déterminé par un petit sillon. Cette piece na rien de commum avec la figure imaginaire dessinée par •l’auteur du Prodrome, d apres un fragment isolé et incomplet, que nous reconnaissons pour appartenir à l’hypostôme de Lonoc. stnatus.

14 segmens au thorax sur tous les exemplaires. Un individu très-jeune, dont la longueur ne dépasse ' pas 8 m. m. nous permet aussi de constater ce nombre, qui est indistinct dans les exemplaires plus petits. L’axe occupe à peu-près la moitié de la largeur dun lobe latéral; il est saillant en demi-cercle, et diminue graduellement vers l’amère. Ses anneaux séparés par des rainures aussi larges qu’eux, se projettent en avant par leurs extrémités, un peu enflees. Immédiatement au dessus de cette enflure, on voit un trait creux, parallèle au sillon dorsal. Divers auteurs ont cru y reconnaître la trace d’une articulation. Burmeister en a plus correctement interprété la nature, en disant que c’était l’empreinte d’une arête de renforcement sur la paroi intérieure du test. Toutes nos observations tendent à confirmer la justesse de cette manière de

voir. (p. 166.)

Les plèvres horizontales sur la moitié de leur longueur, se coudent brusquement par un angle presque droit. Le talus a son bord antérieur taillé en biseau et recouvert par la plevre précédente, mais la partie horizontale n’est pas imbriquée. Le bout de la plèvre est termine par une pointe obtuse dirigée vers l’arrière et dont on trouve souvent la trace. Le moule intérieur étant rond, divers auteurs ont décrit la plèvre comme arrondie. La surface est creusee par un sillon longitudinal oblique, large et profond, prolongé jusques très-près de l’extrêrmte. Les deux bandes qui restent sur le moule sont minces, parallèles, et égales sur la partie horizontale. Cependant à l’origine, la bande postérieure a un élargissement triangulaire remarquable, par une cavité conique qu’elle porte, dans le sillon dorsal, et près de son bord postérieur. Voir p. n La doublure du test sous la plèvre ne s’étend qu’à un ou deux millimètres vers 1 intérieur.

Le pygidium semi-circulaire est assez fortement bombé en travers. L’axe atteint presque le contour, en s’abaissant graduellement ; il occupe plus de la moitié de la largeur d un des o ies

latéraux. Nous comptons de cinq à six articulations sur sa longueur, suivant 1 âge. Les lobes

latéraux nous montrent de trois à cinq côtes plus ou moins distinctes, séparées par de lortes rainures, sensibles jusques près d,u bord. La surface de ces côtes forme une arête saillante qui se prolonge dans toute la longueur, sans offrir de trace du sillon suturai. Il y a en avant une demi-côte articulaire. Le contour uni est souvent un peu aplati, de manière à former une espece de limbe, quelquefois inégal sur les deux côtés. La doublure du test s’étend vers 1 intérieur, a une petite distance de 2 à 3 m. m. sous le contour.

Ce serait ici le lieu de parler des pattes branchiales que M. Corda prétend avoir découvertes en place, sur cette espèce. Nous prierons le lecteur de jeter un coup d’oeil sur ce que nous

avons dit dans nos études générales, de la méprise de ce savant (p. 228).

Le test ne nous est connu que par ses empreintes très-variées, suivant les individus et l’état de conservation. Ces empreintes soit extérieures, soit intérieures, soigneusement étudiées sur des morceaux très-nombreux de toutes les localités, nous ont démontré, que:

L La surface supérieure était toujours ornée de granulation, sauf peut-être quelques exceptions individuelles.

2. Cette granulation se compose de deux espèces de grains: grands et petits.

3. Ces deux sortes de grains sont répartis en proportions très-différentes, sur les divers individus de même taille, de même forme, et de la même localité, de manière à faire supposer, au premier coup d’oeil, une nature spécifique différente, si l’on ne considère que les cas extrêmes.

4. Les gros grains prédominent dans quelques individus du jeune âge et de l’âge moyen, mais cependant nous apercevons toujours dans leurs intervalles, un certain nombre de petits grains. La répartition des gros grains varie beaucoup sur les diverses parties du corps ; on les trouve quelquefois dominans sur toute la surface. Souvent ils sont serrés sur la tète et rares sur le corps et le pygidium, où la granulation fine prédomine. Enfin, on voit sur certains exemplaires la tête chargée de gros grains, tandisque le corps et le pygidium sont lisses.

3. La granulation fine prédomine en général sur la tête de tous les individus plus développés, comme si les gros grains s’écartaient les uns des autres par la dilatation naturelle de la surface durant la croissance. Les petits grain-s plus ou moins serrés, plus ou moins fins, occupent les espaces intermédiaires, principalement sur la tête. Nous trouvons aussi de jeunes individus sur lesquels on n’aperçoit que la granulation fine, soit seule, soit entremêlée de quelques grains plus gros.

6. Certains exemplaires de tous les âges paraissent lisses, ou du moins on n’aperçoit sur leur surface que la trace de quelques gros grains. Tels sont surtout ceux de Ginetz qui ne présentent que le moule intérieur, ou l’empreinte de la surface intérieure de l’enveloppe crustacée. Mais si on examine le moule extérieur, c. à d. l’empreinte de la surface supérieure du test, on retrouve toujours la double granulation spécifique.

7. Durant le jeune âge et l’âge moyen, la forme des gros grains est arrondie au sommet comme celle des grains plus petits. A l’époque du complet développement, les gros grains deviennent de plus en plus aigus, et finissent par prendre la forme d’épines droites. Nous voyons cette transformation graduelle sur divers individus , qui nous montrent des épines sur le bord, tandisque les grains sont encore arrondis sur le reste de la tête. Les épines ont ordinairement leur pointe brisée sur le moule. Sao hirsuta nous offre un exemple remarquable d’une semblable transformation des grains en tubercules spiniformes.

8. Au plus haut degré de développement, lorsque tous les gros grains ont pris la forme d’épines, la granulation fine . disparaît sur le moule intérieur. Toute la surface de ce moule se couvre alors de cavités microscopiques, presque juxtaposées, indiquant l’existence de petits grains sur la paroi interne du test. Ces cavités se voient sur la tête et le pygidium; nous n’avons pas de thorax correspondant à cet âge. La transformation dont nous parlons est graduelle, et nous avons dans notre collection des individus qui nous montrent sur le moule de la glabelle la granulation fine, tandisque nous voyons la surface des bords soit intérieurs soit extérieurs, couverte de scrobicules. Sur d’autres, ces petites cavités sont partiellement visibles, en même temps que de gros grains encore arrondis. Nous constatons donc le passage entre des apparences d’abord si différentes. Voir p. 243.

9. La surface supérieure des joues nous montre aussi dans quelques individus très-développés, des stries saillantes irrégulières ou nervures rayonnantes , sur la partie inclinée , en dehors du filet dont nous avons parlé.

10. Sur le thorax, nous voyons ordinairement les anneaux de l’axe offrir les mêmes ornemens que la surface de la tête. La bande antérieure de la plèvre porte habituellement une rangée de grains plus ou moins - gros. La bande postérieure présente une série semblable, qui devient double, vers son extrémité élargie.

11. La surface externe de la doublure du test est ornée de stries saillantes, concentriques au bord, comme dans beaucoup de Trilobites, et nous les trouvons aussi bien sur l’empreinte de la doublure frontale, que sur celle de la doublure du pygidium. En outre, nous voyons que la doublure frontale était couverte d’une granulation fine, semblable à celle du test supérieur, et répandue entre les stries.

GENRE CONO CEPII ALITES. ZENKER.

Nos lecteurs voudront bien nous excuser, d’avoir si longuement parlé des ornemens du test de Con. Sulzeri, en pensant que des études de ce genre sont indispensables, pour reconnaître l’identité d’une espèce, qui, sous des apparences très-diverses, peut être très-aisément méconnue. Schlottheim a le premier observé la granulation. Le Comte Sternberg, n’ayant sans doute que de mauvais exemplaires, n’a point aperçu cet ornement, dont il ne fait aucune mention, dans ses deux mémoires de 1825 et 1833. Zenker constate, il est vrai, que la granulation indiquée par Schlottheim existe réellement, mais comme il ne trouve dans le texte, ni dans les figures données par ses devanciers, l’indication des pointes génales, ( Hôrner ) il hésite à reconnaître l’identité spécifique et il confère pour ce motif le nom de Con. costatus , à l’espèce déjà nommée par Schlottheim. L’auteur du Prodrome s’est laissé tromper par les mêmes apparences, et il a donné à Con. Sulzeri cinq noms divers, que nous discuterons ci-après.

La faculté d’enroulement est constatée par un assez grand nombre d’exemplaires de Ginetz et de Skrey. Us sont ordinairement plus ou moins aplatis par la compression des schistes. Plusieurs nous montrent le deuxième degré d’enroulement, (PI. 26. fig. 18.) dans lequel le pygidiurn se trouve entre la tête et le thorax, comme dans Sao kir sida,. Arion. ceticeplialus <fcc.

Dimensions. Le plus grand individu que nous possédons, a une longueur de 9 0 mm. sur 6 5 mm. de largeur au droit de l’anneau occipital. Une tête isolée nous présente des dimensions plus grandes, qui nous font supposer, que certains exemplaires atteignaient la longueur de 120 à 140 mm. Le plus petit individu complet de notre collection ne dépasse pas 4 mm. de longueur.

Gisem1. et local. Con. Sulzeri est une des espèces les plus prolifiques de la Faune primordiale de la Bohême. Il se trouve dans toute la hauteur des schistes de Ginetz. Il est moins commun sur la bande opposée, où nous l’avons recueilli près de Skrey, sur les bords de laBéraun, près du moulin de Czilla et près du moulin de Slap, dans le vallon de Wostrowetz.

Rapp. et différ. Cette espèce, rapprochée de Con. coronatus par la plupart des traits, peut cependant se distinguer aisément, à cause de la forme toute particulière du contour de la tête de ce dernier, de la petitesse de son pygidium &c. &c.

Nous avons reconnu Conoc. Sulzeri dans les diverses formes qui ont reçu de M. Corda les noms spécifiques suivans. Les individus représentant ces formes et appartenant à la collection Hawle, sont sous nos yeux.

1. Conocoryphe Sulzeri , tel qu’il est décrit et dessiné dans le Prodrome, est la forme longue de l’espèce. M. Corda l’a observée, accidentellement pourvue des pointes génales, dont il fait le principal caractère spécifique. N’ayant sous les yeux que le moule intérieur, il indique le test comme lisse.

2. Conocoryphe lalifrons est le nom appliqué à des individus accidentellement dépouillés des joues mobiles et ainsi privés des pointes. M. Corda décrit par conséquent l’angle gênai comme arrondi. A ce caractère, il ajoute quelques gros grains épars, qu’il a reconnus sur le moule intérieur, n’ayant pas eu l’occasion, sans doute, d’observer l’empreinte extérieure, qui montre toujours la granulation fine, coexistante.

3. Cono cor. mutica. M. Corda, pour fonder cette espèce, a associé une tête et un pygidium isolés, d’assez forte taille, et provenant de Skrey. La tête est accidentellement dépouillée de ses joues mobiles et parconséquent des pointes génales; de là le nom spécifique. Suivant la description, il n’existerait aucun tubercule ou stemmate à l’angle antérieur de la joue. La même tête, que nous avons sous les yeux, nous montre ces tubercules très-distincts. M. Corda a observé avec raison, la forme aigue des grains, qui ornent la surface. En effet, d’après l’âge de l’individu, ces grains sont en voie de transformation, pour devenir des épines. N’ayant pas lavé le morceau, l’auteur du Prodrome n’a pas aperçu la surface finement scrobiculée du moule, soit sur la tête, soit sur le pygidium. Il n’en a donc fait aucune mention. Le pygidium n’offre d’ailleurs aucune trace de gros grains, ni d’épines, et avant d’être lavé, il pouvait pa-

raitre lisse, comme semblent l’être aussi certaines parties de la tête après le lavage, par suite de l’état de conservation.

4. Conoc. granulala. Ce nom seul indique qu’il a été appliqué à des individus sur lesquels les gros grains prédominent, à un degré très-différent. Dans l’un, ils sont gros et serrés sur la tête, tandisque sur le pygidium ils sont presque tous minimes. Dans l’autre, les gros grains de la tête sont comparativement beaucoup plus rares et plus petits. Sur le pygidium correspondant, il n’y a que quelques grains épars et exigus. Sur la tête de ces deux individus, nous retrouvons entre les gros grains la trace distincte de la granulation fine que nous avons décrite. L’un et l’autre représentent d’ailleurs la forme large de l’espèce. M. Corda indique aussi une longue pointe à l’angle gênai, mais il n’a pas remarqué, que l’un des exemplaires montre l’angle gênai très-arrondi, tandisque la pointe, détachée avec la doublure sousfrontale, gît à côté de cet angle, et s’étend sous la tête.

5. Conoc. punctata. Cette dénomination a été appliquée à deux têtes isolées, provenant de Skrey, et appartenant à de très-jeunes individus. L’une et l’autre sont dépouillées des pointes génales. L’une montre la granulation fine prédominante. On voit ça et là sur sa surface, quelques grains plus gros. Sur l’autre, les trois quarts de la surface paraissent lisses et on distingue à j>eine une trace de fine granulation sur une petite partie.

En résumé, toutes les formes que nous venons de passer en revue, ne présentent que des modifications individuelles, dans l’apparence ou l’état de conservation de Con. Sulzeri. Nous trouvons d’ailleurs, que les divers individus associés sous un nom spécifique, offrent ces modifications à un degré différent d’intensité, de sorte que chacun d’eux pourrait, au même titre, être décoré d’un nom spécifique.

Page 1