‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 228 sur 469 · Proet. tuberculatus. Barr · texte numérisé non relu

Proet. tuberculatus. Barr

1846. Proet. tuberculatus. (tête) Barr. Not. prél. p- 74.

1846. Proet. discretus. (pygid.) Barr. Nouv. Tril. p. 16.

1847. Proet. tuberculatus. Cord. Prodr. p. 72.

La tête est fortement bombée. Son contour extérieur est légèrement parabolique et formé par un bourrelet épais, arrondi, s’élargissant un peu vers l’arrière et déterminant une rainure concentrique, étroite. Ce bourrelet se termine à l’angle gênai, par une pointe à peine sensible. Le contour intérieur de la tête est presque rectiligne. L’anneau occipital dont la longueur suivant l’axe, dépasse à peine celle d’un anneau thoracique, est bien inférieur en relief à la glabelle, dont il est séparé par un sillon distinct. Nous remarquons une légère enflure à chacune des ses extrémités. Le bord et le sillon postérieur de la joue se raccordent à angle presque droit, avec le bourrelet et la rainure du bord latéral.

La glabelle très-enflée, comme un quart d’ellipsoïde, amaigrie au front, atteint la rainure frontale, au dessus de laquelle elle s’élève presque à pic. Son point culminant est vers le centre de figure. On distingue dans quelques individus, la lobation typique. Les sillons dorsaux étroits, mais bien prononcés, aboutissent dans la rainure frontale, sans laisser devant eux aucun intervalle.

Les yeux sont très-développés ; cependant ils ne dépassent guères la moitié de la hauteur de la glabelle, dont ils occupent la demi-longueur. Leur surface visuelle est très-bombée vers le dehors, et parfaitement lisse, sans trace de réticulation, lorsqu’elle est bien conservée. Mais un exemplaire que nous devons à la bonté de M. Dormitzer, étant dépouillé en partie de cette cornée fort épaisse, nous permet de voir au dessous, une surface réticulée très-distincte. Le lobe palpébral, en segment de cercle, ne couvre guères plus de la moitié de la saillie horizontale de l’oeil, et il s’étend depuis le sillon occipital, jusqu’au milieu de la glabelle.

La joue mobile très-abrupte est aussi très-réduite dans sa surface. Elle présente au dessous de l’oeil, une dépression ou forte rainure autour de cet organe, placé sur une sorte de soubassement. Au dessous de cette rainure, on voit sur la joue, une enflure concentrique, principalement sensible vers l’arrière.

L’hypostôme appartenant à cette espèce ne peut pas se distinguer, parcequ’il n’a jamais été trouvé en place.

40 segmens au thorax, d’après le seul exemplaire complet connu, et qui appartient à M. Hawle. L’axe très-bombé, presque en demi-cercle, est sensiblement aussi large qu'un lobe latéral. Ses anneaux régulièrement arqués, sont séparés par d’étroites rainures. La plèvre commence à se couder à partir du sillon dorsal, et elle forme comme un quart de cercle dans son étendue. Le sillon étroit, à peine oblique, qui la divise dans sa longueur, détermine deux bandes trèsinégales. La bande antérieure très-réduite, s’élargit cependant au milieu, pour former une saillie angulaire, qui recouvre légèrement la plèvre qui précédé. La bande postérieure est large et enflée. L’imbrication n’a lieu que sur le talus, vers l’extrémité qui est arrondie.

Le pygidium très-bombé, semi-circulaire, se distingue par des traits prononcés. L’axe épais et saillant domine les côtés, dont il égale la largeur. 11 montre ordinairement 8 articulations

GENRE PliOETUS. STEININGER.

très-marquées, non compris le genou articulaire, et il n’occupe que les quatre cinquièmes de la longueur. Les sillons dorsaux qui le limitent et se joignent autour de son extrémité, sont trèsdistincts. Ses anneaux, à l’exception du premier, montrent au milieu, un petit sinus concave vers l’avant. On peut reconnaître sur chaque lobe latéral jusqu’à 5 côtes, isolées par des rainures intercostales, et subdivisées par un sillon suturai. La 6e 'est indistincte. Ces côtes se terminent en atteignant un bord étroit, qu’une légère inflexion concentrique au contour, sépare de la surface générale. Avant de connaître l’individu entier que nous . décrivons, nous avions donné à ce pygidium le nom de Proet. discretus. (Nouv. Tril. p. 16. J

Le test ordinairement conservé, paraît assez épais. La glabelle est ornée de tubercules serrés, assez forts, inégaux, irrégulièrement semés, arrondis au sommet. Le reste du corps paraît lisse, à l’exception de grains beaucoup plus petits sur la joue mobile, et sur les anneaux de l’axe thoracique. Le bourrelet qui entoure la tête, porte quelques stries saillantes, concentriques au contour.

La faculté d’enroulement n’est pas constatée.

Dimensions. Longueur: 21 m. m. largeur maximum, au droit du sillon occipital: 14 m. m.

Gisent,, et local. Cette espèce provient des environs de Mnienian , où elle se trouve dans une couche de calcaire rouge et blanc, appartenant à notre étage calcaire moyen F. Elle y est associée avec Proet. unguloïdes, Proet. myops, Bront. Dormitzeri, et divers autres fossiles caractérisant celte formation. .

Rapp. et dijfér. Les formes analogues de la section des Proetus granulés, se distinguent comme il suit:

1. Pr. Bohémiens a le bourrelet du contour de la tête plus aplati; la joue mobile plus large.

La plèvre ne se coude qu’à partir du milieu, et sa bande antérieure est très-développée. Le pygidium est entouré d’un bord horizontal; l’axe porte 9 articulations, et des cavités latérales caractéristiques. La granulation de la glabelle est toujours faible, souvent nulle.

2. Proet. intermedius porte une longue pointe à l’abgle gênai; ses yeux sont petits, peu

gaillans; les plèvres terminées en pointe. L’axe du pygidium ne montre que 4à5 articulations. Là granulation de la tête est composée de grains très-petits et égaux, qui se transforment en stries.

3. Proet. Lovent a le pygidium concave, les plèvres inégales, terminées en pointe.

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