Proet. negtectus. Barr
4 847. Proetus elegantulus. Cord. Prodr. p. 75.
Pr. dubius. Cord. ibid. p. 79.
La tête est fortement bombée en travers. Son contour extérieur parabolique est formé par un bord épais, convexe, ayant à peine un millimètre de largeur au front, et diminuant graduellement vers l’arrière. Il se prolonge au delà de l’angle gênai, par une pointe très-exigue, et souvent à peine sensible. Il est accompagné à l’intérieur, par une très-faible rainure. L’anneau occipital fortement développé, s’élève au niveau de la glabelle et porte un grain saillant, sur l’axe. Il a plus de largeur au milieu, et il se projette en arrière. Le sillon occipital est étroit mais très-distinct, concave -vers l’avant. Le bord et le sillon postérieur de la joue ont une largeur analogue à celle du bord et du sillon latéral, avec lesquels il se raccordent sous un angle un peu aigu.
La glabelle médiocrement enflée, a le sommet aplati et à peine au dessus du niveau des yeux. Les sillons dorsaux qui la limitent, étant sub-parallèles sur une grande partie de leur étendue, elle a la forme d’un parallélogramme arrondi au front, et elle s’étend jusqu’à la rainure du bord. Nous voyons sur tous les exemplaires bien conservés, trois sillons latéraux de chaque côté. Ils sont également espacés. Le sillon antérieur et le sillon moyen sont transverses. Le sillon postérieur est incliné à 45° sur l’axe et un peu coudé. On n’aperçoit d’ailleurs ces sillons, que comme une empreinte sans profondeur, mais distincte par une nuance foncée, sur le fond blanchâtre de
GENRE PIIÜETUS. STE1NINGER.
la roche, et aussi par sa surface lisse. Nous remarquons constamment aussi de chaque côté, deux points ronds, de même apparence que les sillons. L’un est placé vers le milieu du sillon postérieur, et immédiatement au dessus de son coude ; l’autre sur le sillon occipital, à mi-distance entre l’axe et le sillon dorsal. Ces points ont une surface et une forme presque égale à celle du sillon antérieur, très-réduit dans certains individus. Cela porte à croire, qu’ils doivent leur origine à une cause semblable, et qu’ils indiquent l’attache de quelque appareil.
La suture faciale a le - cours normal. Les yeux sont médiocrement développés, alongés, peu saillans dans le sens horizontal. Leur surface presque verticale est finement réticulée. La base est entourée d’un petit filet saillant. Le lobe palpébral forme un segment de cercle très-étroit, qui commençant à peu de distance en avant du sillon occipital, s’étend jusques vers le milieu de la glabelle.
La joue mobile est placée presque verticalement, de sorte qu’elle paraît très-raccourcie, lorsque l’on regarde la tête par le haut.
L’hypostôme ne saurait se distinguer parmi ceux qu’on recueille dans la même roche, renfermant les débris de plusieurs espèces du même genre.
Le thorax est inconnu.
Nous trouvons dans les mêmes bancs, avec la tête décrite, et à peu-près en même nombre, un pygidium dont les dimensions paraissent en harmonie avec elle. Les lobes latéraux forment une surface presque plane , sur laquelle l’axe fait une forte saillie en demi-cercle. Il occupe le tiers de la largeur, mais il varie sensiblement dans sa longueur, tantôt atteignant les quatre cinquièmes, tantôt seulement trois cinquièmes de la longueur totale. Il porte 4 à 5 articulations dont la première est souvent la seule bien distincte. Les lobes latéraux nous montrent la trace de deux à trois côtes légèrement indiquées, disparaissant à une petite distance du contour, en atteignant une très-faible dépression, concentrique à celui-ci.
Nous devons faire remarquer, que ce pygidium reproduit sur une petite échelle, toutes les formes de celui de Pr. complanatus , dont cependant nous ne trouvons pas les autres parties, dans les bancs qui renferment Pr. neglectus. Cette ressemblance complète doit laisser quelque doute sur l’assimilation de ce pygidium à la tête, dont les caractères spécifiques sont d’ailleurs très-distincts.
Le test conservé sur la plupart des fragmens, est couvert d’une granulation fine, inégale, peu serrée, et tendant à se grouper en lignes irrégulières. Elle est toujours plus sensible sur la glabelle, que sur les joues et le pygidium. Le bord de la tête est orné de stries saillantes , concentriques au contour, sans trace de granulation.
Dimensions. Longueur de la tête: 7 m. m. largeur: 10 m m. Longueur du pygidium 4 m. m. largeur : 7 m. m.
Gisent, et local. Cette espèce se trouve sur la montagne Kotis, près Konieprus , dans des bancs appartenant à notre étage calcaire moyen F, avec Pr. myops, Pr. lusor, Pr. insons, kc.
Rapp. et differ. Parmi les espèces granulées, quelques unes sont analogues à Pr. neglectus ; nous les distinguons comme il suit: '
1. Proet. myops a le lobe palpébral plus large transversalement, et les yeux beaucoup plus gros. Sa glabelle est plus courte. Son pygidium est très-bombé.
2. Pr. Bohemicus a la glabelle enflée, voûtée au sommet, dépassant souvent le niveau des • yeux. Sa surface présente aussi, outre les sillons latéraux, des impressions en forme de points ronds; mais ces points sont au nombre de trois chaque côté, et différemment placés. Le pygidium est bombé, et l’axe présente neuf articulations.
3. Pr. intermedius a un bord plus large; sa glabelle n’atteint pas La rainure du bord et ne présente pas d’impressions accessoires. Sa granulation extrêmement fine, serrée et égale, se transforme en stries ; ses pointes génales sont très-prolongées.
4. Pr. Loveni a une forte granulation, un large bord, de longues pointes génales.
5. Pr. complanatus est à la fois granulé et strié ; son bord est large, et se prolonge par une longue pointe.
6. Pr. tuberculatus a la glabelle très-enflée, couverte de forts grains: de très-gros yeux, &c.