Proet. Archiaci. Barr
1846. Phaeton
Archiaci.
Barr.
Not. prêt. p. 62.
1847. Prionopeltis
id.
Cord.
Prodr. p. 123.
Prion.
Priamus.
Cord.
ibid. p. 122.
Prion.
Hector.
Cord.
ibid. id.
Prion.
Paris.
Cord.
ibid. id.
Prion,
Polydorus.
Cord.
ibid. p. 123.
Prion.
Polymnestor.
Cord.
ibid. p. 123. PL VI. fig. 65.
Prion.
Troilus.
ibid. p. 124.
Prion.
Aeneas.
Cord.
ibid. id.
Forme générale du corps ovalaire, un peu amincie vers l’arrière. La tête et le pygidium occupent chacun environ un tiers de la longueur totale.
La tête arrondie en avant, se rapproche d’un demi-cercle. Le contour extérieur est formé par un limbe mince, assez large et relevé, accompagné à l’intérieur par un sillon étroit. Ce limbe se prolonge à l’angle de la joue par une pointe oblique, qui atteint le milieu du thorax, et porte un sillon longitudinal. Le contour intérieur forme un arc de cercle aplati, concave vers l’arrière. Le sillon postérieur des joues est étroit mais distinct; le bord qui le suit a plus de largeur, et se raccorde avec le limbe extérieur, pour former la pointe indiquée. L’anneau occipital est large, élevé, et ses deux extrémités se projettent en avant, de manière à embrasser la base de la glabelle. Le profil transversal de la tête est assez bombé. La glabelle très-saillante au dessus de la surface des joues, est comprise entre deux sillons dorsaux presque parallèles, unis au devant d’elle par un demi-cercle. Elle laisse entre son lobe frontal et le bord, une surface inclinée, qui est ordinairement bombée comme les joues , et quelquefois déprimée au milieu, suivant les individus. Elle occupe un peu plus de la moitié de la longueur de la tête; son front est arrondi, sâ surface supérieure est aplatie. Nous distinguons de chaque côté, trois sillons. Les deux premiers sont très-faiblement marqués sur le flanc de la glabelle, et ils s’effacent sur sa surface supérieure. Leur direction est transversale. Le sillon postérieur consiste dans une impression courte et profonde, tracée sur la partie plane de la glabelle, mais n’atteignant ni le sillon dorsal, ni le sillon occipital. Il est incliné à 45° par rapport à l’axe, et son extrémité antérieure est plus large et plus profonde que le bout opposé. Sur quelques individus, nous trouvons entre le front de la glabelle et le sillon frontal, une impression plus ou moins forte, presque concentrique à ce sillon, et déterminant un bandeau étroit, en forme de croissant ouvert en arrière.
La suture faciale a le cours normal du type. La joue fixe est très-exigue ; elle est réduite, à une petite surface triangulaire, très-étroite, dont la base est au sillon dorsal. La joue mobile est au contraire très-grande , et doucement bombée. Elle est unie à la joue mobile opposée par la surface inclinée que nous avons signalée, entre le front de la glabelle et le bord frontal. L oeil assez développé et saillant, est situé au bord du sillon dorsal, au droit du lobe postérieur de la glabelle. Sa forme reproduit le type que nous avons nommé annulaire. Le lobe palpébral est réduit à un segment de cercle très-petit et incliné vers le sillon dorsal, qui le sépare de la glabelle. La surface de l’oeil est très-finement réticulée. On ne peut apercevoir les facettes, qu à laide dun fort grossissement, à travers une cornée lisse, dans les exemplaires bien conservés. La base de l’oeil forme un petit bourrelet saillant, quelquefois peu marqué.
L’hypostôme n’a pas été trouvé en place.
10 segmens au thorax. L’axe saillant, presque en demi-cercle, diminue sensiblement de largeur vers l’arrière. Il est déterminé par des sillons dorsaux à peine creux, le long de sa base. Il occupe à peu-près la moitié de l’étendue transverse d’un des lobes latéraux. Ses anneaux sont légèrement enflés, et projetés en avant, à leurs extrémités. Il sont séparés par des rainures très-étroites, mais distinctes. Leur partie médiane porte une petite protubérance. Les plèvres horizontales près de l’axe, forment un coude très-arrondi, un peu au delà de la moitié de leur longueur, et elles se terminent par une pointe aigue, courbée en arrière. Leur surface est creusée par un sillon, presque parallèle au bord, limité par une paroi verticale le long de la bande antérieure, mais dirpipuant. de profondeur vers la bande postérieure, de sorte que la première parait un peu plus saillante que la seconde. Ce sillon se prolonge jusqu’à l’extrémité de la plèvre, et il est encore sensible sur la pointe. La bande antérieure porte une très-faible saillie angulaire.
Le pygidium est semi-circulaire, assez bombé, et reproduit dans ses élémens la forme exacte des segmens thoraciques, sans- autre modification que leur soudure. L’axe très-saillant est limité par deux sillons dorsaux à peine marqués le long de sa base. 11 diminue progressivement de largeur et de hauteur vers l’arrière, et disparaît en atteignant le bord plat, étroit et horizontal, qui forme le contour. Ses anneaux sont seniblables à ceux du thorax. Nous en comptons de 10 à 13 suivant le développement des individus. Il y a de plus une pointe rudimentaire, qui s avance Sur le limbe plat, èt qui a une largeur beaucoup moindre que l’axe auquel elle fait suite. Les lobes latéraux se composent de plèvres semblables à celles du thorax, mais dont les dernières deviennent indistinctes vers l’arrière. Nous en distinguons ordinairement cinq à sept dont on peut reconnaître tous les élémens: les deux bandes, le sillon et la pointe prolongée hors du contour. Ces pointes varient en nombre suivant les individus. Ordinairement elles sont en nombre égal de chaque côté de l’axe, et nous en comptons de six à huit sur chaque moitié du contour. Mais il y a des individus qui n’en ont que six sur chaque flanc et une au milieu, vis à vis laxe. La majorité des exemplaires présente sept pointes' de chaque côté Nous observons aussi quelques variations individuelles, dans la forme de .ces pointes, tantôt plus ou moins déliées, tantôt un peu plus larges. Nous ne trouvons dans ces légères modifications, aucune constance qu’on puisse considérer comme le caractère d’une espèce, ni d’une variété. La longueur et la largeur de ces pointes éprouvent d’ailleurs une diminution progressive, dans tous les individus, depuis le bord thoracique, jusquau droit de l’axe, où elles sont ordinairement très-courtes. Nous avons observé la variation du nombre des pointes dans Pr. striatus et dans diverses espèces appartenant à d autres genres, telles que Acidaspis Keyserlinr/i, Bronteus speciosus, &c. &c. La doublure du test s étend à environ un millimètre vers l’intérieur, à partir du contour, non compris les pointes.
Le test nous paraît lisse, sur tout le thorax et sur le pygidium. Les individus les plus développés nous montrent, sur la glabelle et sur les joues, une superficie rugueuse, qu’on peut considérer comme un intermédiaire entre la granulation et les stries saillantes, parce qu’elle participe de l’une et de l’autre forme d’ornement.
Plusieurs individus ont été trouvés dans un état parfait d’enroulement.
GENRE PROETUS. STEININGER. 473
Dimensions. Le plus grand exemplaire de notre collection a une longueur de 26 m.m.. sur une largeur maximum de 20 m. m. au droit du sillon occipital.
Giseml. et local. Pr. Archiaci est Une de nos espèces caractéristiques pour l’étage calcaire •inférieur E, auquel il appartient exclusivement. Nous l’avons trouvé sur la montagne Dlauha Hora, près Konieprus, Kolednik et Tobolka, au sud-ouest de Béraun, à Wohrada et à Butowitz au sudouest de Prague, c. à d. vers les deux extrémités opposées de notre bassin calcaire. Les fragmens de cette espèce, surtout le pygidium, sont assez communs sur Dlauha Hora, mais le corps se trouve très-rarement bien conservé. Les bancs qui fournissent Pr Archiaci, sont ceux où sont ensevelis les nombreux débris des Céphalopodes, qui caractérisent cet étage.' Nous y trouvons aùssi divers Braehiopodes, tels que T. timbra, T. canalis, T. marginalis, tyc.
Rapp. et diff'ér. Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec Phaet. striatus, dans toutes ses formes. Celui-ci se distingue par la sculpture de son test, régulièrement strié, sur tout le corps. Il a d’ailleurs sur le contour, un nombre de pointes toujours moindre, qui ne dépasse pas six de chaque côté. Ces pointes sont beaucoup plus larges que celles de l’espèce que nous avons décrite. . < .
Nous identifions à Proet, Archiaci les espèces de Prionopeltis ci-dessus indiquées dans la synonimie. Nous avons en ce moment sous les yeux les exemplaires de la collection llawle, qui ont servi aux observations de M. Corda, et après les avoir soigneusement comparés, soit entr’eux, soit avec les nôtres, nous reconnaissons dans tous la seule forme spécifique que nous venons de décrire. Les distinctions établies par l’auteur du Prodrome reposent principalement sur le nombre des pointes ornant le contour du pygidium. Il établit d’abord trois groupes, correspondant aux trois nombres pairs des pointes qu’il a observés savoir, 16, 4L, 12 c. à d. 8, 7 et 6 de chaque côté. Chacun de ces groupes lui fournit ensuite plusieurs espèces, qu’il distingue par quelque apparence individuelle, ou par l’un des caractères spécifiques plus ou moins marqués sur les divers fragmens, et qu’il distribue ainsi sur ses espèces. 'Le hazard a voulu, que parmi les matériaux à la disposition de M. Corda, il ne se soit trouvé aucun individu portant un nombre impair de pointes, comme nous en possédons plusieurs. Cette forme aurait encore fourni un groupe, et aurait aussi modifié la rédaction des caractères du genre Prionopeltis.
Afin que les savans puissent apprécier comme nous , la base sur laquelle repose chacune des huit espèces en question, nous indiquerons quel ést le nombre et la nature des matériaux par lesquels elle est représentée.
a) Huit pointes sur chaque côté.
1 Prion. Priamus est représenté par deux glabelles et par un seul pygidium, dans la collection Hawle. Les glabelles étant l’une et l’autre bien, conservées, montrent les trois paires de sillons latéraux dans leur forme normale, ce qui constitue le principal caractère dans la description. Le pygidium que le hazard a placé avec l’une de ces glabelles, chacun à l’une des - extrémités d’un même fragment de roche, a subi une pression qui a enfoncé l’axe entre les lobes latéraux. La pression a été assez forte pour rompre cet axe, dont les deux fragmens juxtaposés font un angle très-sensible dans le profil. M. Corda ne tenant aucun compte de ces circonstances, a décrit cet axe, comme si son état no&mal était d’être enfoncé entre les côtés.
2. Prion. Hector est représenté par un pygidium unique, dont l’axe est enlevé dans presque toute sa longueur. Les lobes latéraux sont bien conservés et montrent les traits normaux de Proet. Archiaci. Les proportions de ce pygidium ne le distinguent en rien de ceux que M. Corda attribue à ses autres espèces.
3. Prion. Paris est représenté — 1. par un fragment qui montre quelques plèvres, une partie de la glabelle et du pygidium, -en fort mauvais étal. — 2. par une joue incomplète et isolée, sur un autre morceau de roche, — 3. par un pygidium également isolé. Aucune connexion physique, aucun caractère distinctif ne lie entr’eux ces fragmens, qui permettent d’observer
CO
seulement quelques uns des traits ordinaires de l’espèce Pr. Archiaci, tels que la réticulation des yeux, le bourrelet à leur base; la granulation toute particulière, du test &c. Ce sont ces caractères que M. Corda isole, pour créer cette espèce.
t>) Sept pointes sur chaque côté.
4. Prion. Archiaci. L espece originaire n a été reconnue que sur trois exemplaires très-mutilés. M. Corda n a pas remarqué, que l’un d’eux montre l’axe du pygidium très-saillant au dessus des côtés, tandisque dans l’autre, cet axe a été enfoncé par la pression entre les lobes latéraux, circonstance fortuite qui avait fourni à 1 auteur le caractère distinctif de Prion. Priamus. Il nous est impossible de retrouver les '13 articulations indiquées sur l’axe et que nous comptons d’ailleurs, sur d’autres exemplaires de cette espèce.
5. Prion. Polydorus est représenté par un exemplaire un peu mutilé, un fragment de tête, et quelques pygidium isolés. M. Corda décrit la glabelle comme presque hexagone, ce qui serait sans doute un caractère distinctif. Mais nous ne voyons aucune apparence de cette forme polygonale, sur la tête de l’exemplaire le plus complet, qui a la conformation normale. Le fragment de tête isolé est accidentellement couvert de roche vers l’arrière, ce qui cache les côtés arrondis de la base de la glabelle et leur donne l’apparence de deux petits pans coupés. Le pygidium du morceau principal a l’axe un peu mutilé au bout, et ne permet pas de bien déterminer le nombre de ses articulations, qu’on peut admettre de 11 à 12. C’est-là toute la différence individuelle qu’il présente, et M. Corda lui a associé les pygidium isolés qui montrent ou peuvent faire supposer le même nombre de segmens. La surface du test indiquée comme couverte de petites cavités, est invisible sur la plupart des morceaux, et présente sur les autres son apparence normale.
6- Prion. Polymnestor est représenté — 1. par un exemplaire dont la tête est assez bien conservée, le thorax enlevé, le pygidium mutile vers l’arrière ; — - 2. par une empreinte appartenant à un autre individu ; — 5. par un pygidium isolé. Nous cherchons vainement à reconnaître sur ces morceaux, la forme triangulaire arrondie, et l’appendice enflé, transverse, devant la glabelle , que décrit M. Corda. Nous ne trouvons que les formes normales de Proet. Archiaci. Laxe du pygidium, qui suivant la description, est caractérisé par 10 articulations, en montre réellement Il à 12 dans le morceau isolé, et comme il est mutilé dans le premier exemplaire, il ne permet pas la vérification du 'nombre assigné, non plus que l’empreinte très-indistincte à cette extrémité.
7. Prion. Troilus est représenté par deux individus à peu-près complets et quelques fragmens, dans lesquels nous ne pouvons trouver aucune différence, qui puisse les faire distinguer de Proet. Archiaci. Le test indique comme lisse, montre distinctement sur le meilleur exemplaire, les rugosités ordinaires.
c) Six pointes de chaque côté.
8. Prion. Aeneas est représenté seulement par deux pygidium isolés, qui portent 40 articulations sur l’axe, et 6 pointes sur chaque moitié du contour. L’un d’eux est au dessous de la taille moyenne, et l’autre très-petit. Nous considérons les variations dans le nombre des pointes du pygidium, comme purement individuelles, ou en rapport avec l’âge.
Subdivision f. — Test granulé et strié.