Proet. planicauda. Barr
1 816. Phaet. planicauda. Barr. Nouv, Tril. p. 17.
Nous connaissons la tête entière par ses pièces isolées, que leur genre particulier d’ornementation nous permet de distinguer et d’associer.
Le contour extérieur parabolique est formé par un limbe très-large, mince et très-relevé au bord, ce qui le rend fortement concave au droit du front. Le bord relevé s’aplatit peu à peu le long des joues, en diminuant de largeur, et déterminant à l’intérieur une faible rainure. Le contour intérieur de la tête est concave vers l’arrière. Le sillon occipital est étroit, mais bien marqué. L’anneau occipital est très-développé et s’élève au niveau de la glabelle. 11 porte sur l’axe deux grains, dont l’un au milieu, l’autre près du bord thoracique. Le sillon et le bord postérieur de la joue se raccordent,, sous un angle aigu, avec les élémens analogues du contour latéral; il en résulte une pointe très-longue, aplatie, et sillonnée dans toute sa longueur.
La glabelle est aplatie et limitée par des sillons dorsaux très-distincts, qui se réunissent de¬
vant le front, sans laisser aucun intervalle entr’eux et la concavité du limbe. Vers le milieu de la longueur, et immédiatement en avant du lobe palpébral, elle éprouve un resserrement notable, qui correspond à la position du sillon moyen. Les sillons antérieur 'et postérieur, sont aussi marqués par de faibles impressions lisses. Entre les sillons moyen et postérieur, de chaque côté de la glabelle, nous voyons constamment un point lisse auxiliaire, analogue à ceux que nous avons signalés dans Pr. Bohémiens et Pr. neglectus.
Le lobe palpébral forme un segment de cercle, étroit, placé un peu au dessous du niveau de la glabelle.
Le thorax et l’hypostôme sont inconnus.
Le pygidium que nous croyons pouvoir associer à la glabelle décrite, a déjà été nommé par nous , Phaet. planicauda. Il se trouve dans les mêmes bancs , présente des dimensions concordantes, et aussi les mêmes ornemens réunis: stries et granulation. Ces motifs nous semblent autoriser cette association en une seule espèce. Sa forme est celle d’un segment de cercle, et ses lobes latéraux présentent une surface plane, au dessus de- laquelle l’axe s’élève avec le relief d’un demi-cercle. Il occupe un peu moins de largeur que l’un des côtés, et yarie dans sa longueur, depuis deux tiers jusqu’aux quatre cinquièmes de la longueur totale. Il nous montre constamment cinq segmens, de moins en moins marqués vers l’arrière. Chacun d’eux porte un petit tubercule placé au milieu de son bord postérieur. Les lobes latéraux présentent le plus souvent chacun trois côtes, mais nous n’en trouvons que deux dans de jeunes individus, tandisque certains adultes nous en montrent quatre. Ces côtes tendent à devenir parallèles à l’axe; leur bande
antérieure est beaucoup plus saillante que la bande postérieure, et le sillon suturai est large, peu profond. Chaque côte se prolonge hors du contour, par une pointe qui paraît atteindre -4 m. m. de longueur, dans les grands exemplaires. Sa surface est aplatie, large et sillonnée comme la côte.
Le test nous présente la réunion des stries avec la granulation, dans la plupart des indi¬
vidus. Les plus jeunes ne nous montrent que des stries fines, irrégulières, obliques à l’axe. Elles s’aperçoivent sur toute la surface de la glabelle et du pygidium, dans certains individus,
mais ne sont pas également distinctes sur tous. Elles sont ordinairement moins bien marquées
sur le haut de la glabelle que sur ses flancs et sur le limbe. Nous les trouvons constamment sur l’axe du pygidium et très-souvent sur ses lobes latéraux. La granulation domine au contraire, sur le sommet de la glabelle. Elle est fine, irrégulière et paraît consister dans de petites écailles rondes. Elle est plus rare et plus fine sur le pygidium. Les fragmens qui proviennent de Slichow, ne montrent que la granulation, mais il se réduisent à la glabelle.
Dimensions. Pour la glabelle: longueur: 12 m. m. largeur au droit des yeux: 10 m. m. Pour le pygidium: longueur: 6 m. m. largeur: 15 m. m. Si on remarque l’absence des joues, ces dimensions s’accordent suffisamment, pour justifier l’association de ces fragmens.
Gisem'c et Local. Ces fragmens se trouvent sur la montagne Kotis près Konieprus, aux environs de Mnienian et à Slichow, aux environs de Prague, dans les bancs de notre étage calcaire moyen F. Dans la première localité, ils sont associés avec Proet. neglectus, Pr. myops, Pr. insons ,
Pr. lusor , &c. &c. Dans la seconde, avec Pr. myops , Pr. tuberculalus , Pr. complanatus , dans la
troisième avec Pr. Bohémiens, Pr. unyuloïdes, &c. &.
Rapp. et différ. La seule espèce analogue par la double nature de ses ornemens, est Pr. complanatus. Il se distingue par son bord gênai épais, qui présente la forme d’une ogive au droit du front. Sa glabelle n’éprouve aucun étranglement latéral. Son pygidium aplati n’offre aucune pointe sur le contour.
Les espèces à contour dentelé ont un pygidium plus ou moins bombé, et portent un plus grand nombre d’articulations et de pointes, que celui de Pr. planicauda , ce qui ne permet pas de les confondre.
Subdivision g. — Test strié.