espèce commune à E. F. G
Nous retrouvons le
total à déduire, ci chiffre des espèces distinctes
D’après les données que nous avons pu recueillir, relativement aux Phacops des autres contrées paléozoiques, énumérés ci-dessus, (p. 504) il paraît que ce genre existe, quoique peu développé, dans la division Silurienne inférieure. Outre Phac. Stokesi signalé dans les grès de Caradoc , nous connaissons encore , soit à Londres , au musée du Geological Survey , soit à Cambridge, au musée Woodwardien, d’autres formes inédites de Phacops , provenant les unes des Llandeilo flags du pays de Galles, et les autres des formations de la même division, en Irlande. D’après ces faits, l’époque assignée à l’apparition des Phacops dans notre tableau, (p. 287) doit être rectifiée. — Dans la plupart des contrées Siluriennes, le plus grand développement de ce genre correspond à la division Silurienne supérieure. On trouve encore un assez grand nombre d’espèces dans les formations Dévoniennes de diverses régions, mais nous n’avons vu aucun Phacops provenant du système Carbonifère.
Nous n’avons pas à notre disposition les matériaux nécessaires pour constater l’identité de nos espèces de Phacops avec celles qui ont été décrites dans les autres contrées. Nous pouvons cependant reconnaître, d’après les figures données dans le. SU. System, par Sir Rod. Murchison, que les formes décrites très-succintement par ce savant, se rapprochent beaucoup de notre Phac. fecundus. Nous remarquerons aussi, que l’espèce Irlandaise figurée par le Capt‘. Portlock, sous le nom de Phac. tuberculatus (PI. IL fig. 10J, semble se rattacher ou groupe de Phac. Glockeri, qui caractérise la base de notre division supérieure.
Rapp. et différ. L’affinité qui lie les Phacops aux Dalmania est assez connue, d’après ce qui a été dit ci-dessus, pour que nous n’ayons pas besoin d’y revenir. Quant aux caractères différentiels de ces deux types, nous avons déjà établi le principal, sur la lobation de la glabelle, dans la délimitation des Phacops. (p. 502). Mais il existe encore d’autres moyens de distinction entre les deux genres, — 1. dans tous les Phacops, l’angle gênai est arrondi, tandisqu’il est terminé en pointe, dans la plupart des Dalmania. — 2. Les plèvres des premiers sont toujours ar-
rondies à l’extrémité, et celles des derniers sont ordinairement prolongées en pointe aigue. 3.
Le pygidium de tous les Pliacops est arrondi à l’arrière, et ne montre guères au delà de 10 segmens; celui des Dalmania est fréquemment orné d’un appendice caudal, et porte un nombre d’articulations généralement plus considérable. — 4. Il est rare dans les Pliacops, qu’on puisse distinguer la partie antérieure de la suture faciale, autour du front; elle est ordinairement bien marquée dans les Dalmania. Nous devons cependant remarquer, qu’aucun de . ces caractères ne saurait être considéré comme tranché, car on connaît des Dalmania qui ont l’angle gênai, le bout de la plèvre, et le pygidium arrondis comme les Phacops.
II. Le genre Proetus offre de grandes analogies avec les Phacops, dans la forme et le nombre des segmens et la conformation du pygidium. Il diffère beaucoup, par le cours de la suture faciale, par la lobation de la tête, et la forme de l’hypostôme.
III. Les Phillipsia se rapprochent et s’éloignent des Phacops, par les mêmes élémens que nous venons de signaler pour les Proetus.
IV. Les Calyrnene avec lesquelles les Phacops ont été si longtemps confondus, n’ont guères de commun avec ceux-ci, que la forme de la plèvre, l’angle gênai arrondi, et le pygidium sans appendice caudal. Elles différent notablement par toute la conformation de la tête, le nombre des segmens thoraciques et l’hypostôme.
Classification des Phacops Siluriens de Bohême.
Nombre
des
Parties
Syst.
Silurien
Espèces.
files par oeil.
lentilles par file (max.)
lentilles par oeil.
con-
supérieur
nues.
* latifrons Bronn. (type)