Ellipsoc. ambiguus. Zenk. (p. 51. PL IV. fig. G — KK
Est identique avec Tril. Hoffîi auparavant figuré et décrit par Schlottheim et par le C!,e. Sternberg.
En résumé, le travail de Zenker sur les Trilobites de Bohême a eu pour résultat l’établissement de deüx genres qui nous semblent devoir subsister. Quant aux formes spécifiques nouvelles dont cet auteur a observé des fragmens, l’association hétérogène qu’il en a faite, ne permet pas de conserver les noms qu’il leur a donnés.
Nous devons encore signaler dans le même ouvrage la description de Scyphocrinites elegans Zenk. (p. 26. PL IV. fig. A— F.) Cette espèce est indiquée comme provenant du terrain de Transition de la Bohême, mais l’auteur n’en a connu que des fragmens incomplets.
1833. Le C!.'. Gasp. Sternberg reprend le sujet des Trilobites de Bohême sur lequel il avait fait un premier essai en 1825. Les travaux publiés dans cet intervalle par Ch. Boeck et par le Prof. Zenker sur la même matière, avaient provoqué ce nouveau mémoire. Le savant Bohême dans son discours à la réunion annuelle de la société du Muséum, fait entendre qu’il eût volontiers différé ce travail, pour avoir le temps de rassembler des matériaux plus complets. Il exprime aussi 1 opinion que les variations de forme observées dans les diverses parties du corps des Trilobites, peuvent en grande partie provenir de la pression exercée sur le test durant la solidification des roches. (Verh. des vaterl. Mus. p. 17.)
Le but du, mémoire lû à la même séance est d’établir la synonimie entre les dénominations diverses employées par Boeck et par Zenker, en complétant ou en rectifiant les notions données par ces deux savans étrangers, sur les Trilobites de Bohême. Nous suivrons l’ordre établi dans cette revue par le C',?. Sternberg.
1. Olerns longicaudatus. Zenker. Est identifié avec Trilob. Bohémiens. Boeck, cette, forme
étant reconnue par Sternberg, d’après le savant Suédois, comme spécifiquement différente de Tril. Tessini. Wahl. ,
2. Tril. Spinosus. Boeck. indiqué comme offrant deux variétés Major et Minor et ayant 18 segmens au thorax , est admis par Sternberg comme une espèce indépendante , et nous semble être la même que Parad. Linnaei. Barr.
o. Olenus pyramidalis. Zenk. est assimilé à Tril. gracilis. Boeck. par Sternberg qui avait décrit et figuré en 1825 la même forme comme le jeune âge de Tril. Tessini = Bohémiens.
Olenus lattis. Zenker est considéré comme un exemplaire fautif de Tril. gracilis.
4. Conoceph. costatus. Zenk. indiqué par Sternberg, sans aucune observation, est identique avec la forme suivante.
5. Trilob. Sulzeri. Schlott. Sternb. Boeck. Le Comte Sternberg rappèle que sous cette dénomination sont comprises trois formes qu’il a distinguées dans son premier mémoire. L’une d’elles est admise comme espèce sous le nom suivant.
6. Tril. Zippei. Boeck. est depuis lors devenu Placoparia Zippei. La localité indiquée est Strascbitz, Seigneurie de Zbirow. Mais il paraît que c’est une erreur.
7. Elleipso-Cephalus ambiguus. Zenk. nommé par le C'L Sternberg, sans aucune observation, est identique . avec le suivant.
8. Tril. Hojfii. Schlott. Stern. Boeck, = Ellipsoceph. ambiguus. Zenk.
Otarion dijfradum. Zenk. Sternberg reconnaît que cette prétendue espèce n’est qu’un composé de fragmens de Trilobites arbitrairement associés par Zenker. Il pense qu’on peut distinguer quatre formes différentes dans le conglomérat de Konigshof, mais il se borne à nommer la suivante;
9. Tril. Sternbergü. Boeck. (p. 51. PI. 2. fig. 3 a et b.) Cette forme est représentée, aux yeux de Sternberg par quatre têtes, dont deux petites provenant du conglomérat calcaire de Karlshütte = (Konigshof) et deux grandes de Branik. D’après cette indication, nous pouvons reconnaître diverses espèces actuellement classées parmi les Cheirurus. Les petites têtes peuvent correspondre à Ch. insignis ou à Ch. Quenstedti qui se trouvent également dans la roche dite conglomérat de Künigshof; et les deux grandes têtes de Branik sont Ch. Sternbergi ou bien Ch. gibbus. Beyr.
Dans- l’explication des figures, Sternberg indique comme pygidium probable de Tril. Sternbergi le pygidium actuellement reconnu comme appartenant à Cromus Beaumonti (fîg. o. b.)
10. Tril. Unguia. Sternb. Est la première espèce de Harpes qui ait été connue. Les fragmens décrits par Sternberg sont indiqués comme provenant du conglomérat calcaire de Karlshütte. (p. 52. PI. II. fig. 1.)
Tril. ornatus. Sternb. est la tête de Trinucl. ornatus (p. 53. PL 2. Og. 2. a. b.) La localité est indiquée entre Zebrak et Praskoles.
En résumé, ce dernier mémoire du C'L Sternberg a enrichi la science de trois nouvelles formes de Trilobites. 1. Celle qui est annoncée comme trouvée dans le conglomérat de Karlshütte et associée à Tril. Sternbergü. Boeck. 2. Tril, unguia Sternb. et 3. Tril. ornatus. Sternb. Les nouvelles localités se bornent 1. au conglomérat de Karlshütte, découvert en 1829 (p. 53) et (pii n’est autre chose que le calcaire de Dlauha Hora; 2. l’espace vaguement indiqué pour Tril. ornatus entre Zebrak et Praskoles.
Quant aux formations contenant des Trilobites, le C'L Sternberg répète en terminant cette notice, d’une manière encore plus absolue, les indications qu’il avait déjà données en 182o, et qui constatent' l’étendue de ses connaissances.
Nous lisons (p. 54.): -Tous les Trilobites de Bohême connus jusqu’à ce jour, se trouvent
• dans les formations de Transition du Cercle de Béraun, mais seulement dans sa partie Sud, à .gauche de la grand’route qui conduit de Prague à Pilsen. Ils paraissent avec le calcaire de
• Transition près de Branik, et s’étendent avec cette roche de la rive gauche à la rive .droite de »la Béraun, dans une direction à peu-près constante de lEst vers 1 Ouest, jusques vers la ligne ■ de Zébrak à Praskoles, où la formation calcaire est interrompue par des Mandelsteine et des
• Grauwacken . Exactement dans la même direction de l’Est vers l’Ouest, les Irilobites se retrou- >vent en très-grand nombre, près de Ginetz, sur les deux rives de la Litawka, et isolément dans .la contrée de Straschitz. On n’a trouvé jusqu’à ce jour aucun Trilobite sur le côté droit, ou
• bien au Nord de la grand’route, dans la Grauwacke plus pâle, qui accompagne les houilles dans des cercles de Pilsen et de Béraun, et qui ne se rapproche pas du calcaire de Transition..
INTRODUCTION HISTORIQUE
1833- Geognostische Beschreibung des Wolfsberges bei Czernoschin irn Pilsner Kreise.
(Verhandl. des vaterl. Mus. p. 22 — à 58.)
Ce mémoire ne porte pas , le nom de l’auteur que nous supposons être le C!,e. Sternberg, car il suit son discours annuel.
La description détaillée de tous les phénomènes intéressans offerts par cette localité, est terminée par une conclusion très-différente de celle à laquelle Lindacker avait été conduit par l’examen des mêmes faits, en 1791 (voir ci-dessus p. 11.) En effet l’auteur du mémoire que nous analysons admet comme résultat de ses observations, que le Basalte formant le noyau de la montagne, a été poussé de bas en haut par des gaz qui ont soulevé en forme de voûte et percé la masse des Thonschiefer qui forme le sol de la contrée.
1834. Uiber Terebrateln fy-c. fc. — Von Leop. von Buch. Berlin.
La première et la seule Térébratule connue des formations paléozoiques de la Bohême est décrite dans cet ouvrage, (p. 101.)
1835. Lethaea geognostica fyc. — Von II. G. Bronn. Stuttgart.
Les seules espèces de Bohême énumérées dans cet ouvrage, sont celles des Paradoxides, Conocephalus , Ellipsocephalus et Otarion , d’après les ouvrages de Sternberg, Boeck et Zenker. De plus, Lomatoceras Bronn = Graptolites; Scyphocrinites elegans Zen k. et Orthoc. regularis.
1835. Beitràge zur geognostischen Kenntniss einiger Theile Sachsens und Bohmens. — Von T. E. Gumprecht. Berlin.
La partie de ce volume qui se rapporte au terrain de Transition de la Bohême, ou pour mieux dire à quelques points de contact de ce terrain avec le Granit, occupe les pages 184 jusqu’à 212. L’auteur décrit et figure les relations très-compliquées qui existent entre le Granit et le Thonschiefer en plusieurs localités peu éloignées de la ville de Pilsen, et principalement à Nebilau, Przedenitz et Nettonitz. La discussion de ces phénomènes appartient à la seconde partie de notre ouvrage, où nous exposerons nos recherches géologiques en les comparant aux observations de nos devanciers.
Le DoctL F. Ambr. Reuss avait déjà visité les mêmes localités qu’il a décrites dans un mémoire analysé ci-dessus, (p. 13.)
1836. Verhandlmgen des vaterlànd. Muséums <Sçc. Spc. Prag.
Dans son discours annuel le C'A Sternberg décrit: 1. un Orthoceralite de forte dimension, provenant du cercle de Béraun, et montrant l’alvéole terminale qui servait d’habitacle à l’animal. 2. Un polypier qu’il considère comme nouveau et pour lequel il propose avec hésitation le nom de Calamopora acanthopora.
Une description détaillée de ce polypier par ML Corda, est jointe à ces indications, et elle est accompagnée de figures.
1837- T. E. Gumprecht dont nous avons déjà indiqué quelques observations, publie dans Karsten’s Archiv. vol X. un mémoire intitulé : Die Grànz-e des Granit- und Übergangs-Gebirges zwischen Bôhmisch-Brod und Klattau in Bohmen. Mit einer Rarte. Berlin.
Ce travail a pour but, comme l’indique son titre, de déterminer la limite entre le Granit et le terrain de Transition, à partir de Bohmisch-Brod jusqu’à Klattau, c. à d. sur le côté Sud- Est du bassin paléozoique dont nous nous occupons. L’auteur fait en passant quelques observations succintes sur la nature et les relations réciproques des formations dont il trace la ligne de contact. Cette ligne diffère notablement en plusieurs parties, de celle qui a été indiquée par
Aloys Mayer sur la carte dont nous parlons ci-après 1837. Nous aurons occasion dans la suite de nos travaux, de déterminer la limite véritable, autant que la nature du terrain le permet.
1837. Carte géognostique d' Aloys Mayer, (inédite.)
Cette carte est sans contredit le plus important de tous les travaux entrepris par nos devanciers, et celui qui suppose le plus d’observations sur le terrain. Elle fut présentée à la section de Géologie du congrès scientifique Allemand, qui eut lieu à Prague en 1837. Le procès verbal des séances en fait foi, mais ne donne aucun détail, et n’annonce aucune description relative à cet ouvrage. Mb le Profit. Zippe qui en qualité de secrétaire de la section de Géologie et de Minéralogie fut chargé en l’absence de M. Mayer, de mettre ce travail sous les yeux des savans, nous a déclaré qu’aucun mémoire n’avait été communiqué par l’auteur.
Cette carte géognostique n’a pas été publiée, . et comme un voyage en Angleterre nous avait privé d’assister au congrès de Prague, nous n’en avions eu aucune connaissance. Son existence nous a été révélée après la publication de notre Notice préliminaire, en 1846, pendant une excursion à Przibram. M. le conseiller Lill de Lilienbach directeur des mines de ce district, eut alors la bonté de nous communiquer la copie de ce précieux document déposée aux archives de la direction par l’auteur lui-même avant sa mort.
D’après les renseignemens que nous avons pu recueillir, Aloys Mayer avait employé pour l’observation du terrain diverses personnes, et surtout de jeunes étudians des mines, parceque ses fonctions ne lui laissaient pas le temps nécessaire pour un travail si étendu. Cette circonstance
explique suffisamment les graves inexactitudes que présente la délimitation des formations.
L’étendue de la carte dépasse notablement celle du terrain de Transition qui en occupe le centre. Au Nord et à l’Est sont indiquées les formations crétacées, les petits bassins houillers, et le nouveau grès rouge qui reposent sur les roches Siluriennes. Au Sud et à l'Ouest on voit une surface considérable occupée par les masses de Granit, de Gneiss et de Micaschiste formant la hase du bassin de Transition. Les limites ne sont pas tracées dans la région Nord-Ouest, ce qui montré que l’auteur n’avait pas achevé son travail.
Si après l’étude approfondie du terrain, on considère la carte de Mayer et les profils qui l’accompagnent, on ne peut s’empêcher de reconnaître le mérite de l’auteur. Ce mérite , suivant nous, consiste principalement en ce qu’il a saisi et constaté les faits les plus saillans qui caractérisent ce bassin paléozoique, savoir:
1. La forme concentrique, alongée des formations dans la direction du Sud-Ouest au Nord-Est.
2. Leur développement maximum vers le Sud-Ouest, et l’amoindrissement rapide de la plu¬
part d’entr’elles vers le Nord-Est.