L’ordre de superposition des masses principales
4. L’inclinaison synclinale des formations sur les deux côtés de l’axe du bassin.
Dans ces grands traits nous retrouvons le coup d’oeil du géologue dont le travail porte d ailleurs la trace diverses causes d’imperfection. 1. L’insuffisance des observations locales, ou l’in¬
exactitude des observateurs. 2. L’influence du point de vue purement minéralogique sous lequel les roches ont été considérées. 3. Le manque total d’observations paléontologiques.
Comme exemples d’inexactitude nous citerons: La masse de Porphyre étendue sur la place
des schistes fossilifères de Skrey; la forme des mêmes schistes autour de Ginetz; le prolongement
outre mesure de diverses bandes de conglomérat ou de quartzite; &c. &c.
L’influence trop prononcée du point de vue minéralogique se fait sentir dans le morcellement des formations, là ou les roches changent d’apparence, comme dans la distinction tranchée entre les quartzites et conglomérats, que l’auteur nomme : G auwacke de Skald et Grauwache de Hlubosch, d’après des noms de localités. La même cause, sans doute, a fait confondre les schistes alternant avec les quartzites (Etage D), avec ceux qui sont supérieurs aux calcaires, (Etage H). Ces roches
ayant, une apparence souvent très-semblable, Aloys Mayer les a assimilées dans une même formation, bien qu’en réalité elles soient séparées dans le sens vertical par toute la puissance de nos trois étages calcaires. Son erreur est visible vers l’extrémité Nord-Est du bassin calcaire, qui se trouve divisé sans motif par la couleur continue des schistes.
De, semblables erreurs, tendant à confondre des formations si différentes dans l’échelle verticale, n’auraient pas échappé à l’auteur, s’il avait eu égard à la nature des fossiles, au lieu d’attacher une importance exclusive à l’apparence minéralogique des roches. Nous devons penser aussi que Majei n ayant pas fait toutes ses observations par ses propres yeux, a été souvent entraîné malgré lui à ces inexactitudes, par le défaut de connaissance des agens auxquels il a dû ses informations.
En résumé, la carte d’Aloys Mayer est le document le plus important et le plus précieux qui nous ait été transmis sous le rapport géognostique, et nous la considérons comme une confirmation des faits sur lesquels nous avons basé l’établissement de nos étages.
1837. Beitrag zur Kenntniss der Trilobiten &c., von A. Quenstedt. — Wienmann’s Archiv 4. Heft. J
L’auteur classifie une partie des Trilobites de Bohême qui avaient été déjà décrits ou indiqués avant cette époque.
1837. Ubersicht der geognoslischen Verhàltnisse der Gegend von Prag, geschildert vom Hrn. Prop. Zippe.
Sous ce titre nous trouvons une description sommaire des environs de Prague, dans les pages 44 à ^54 d’un ouvrage publié à l’occasion de la réunion des savans naturalistes dans cette ville, en 1837, et intitulé: Topographisches Tasclienbuch von Prag. Von J. V. v. Krombholz.
Le Prof, t. Zippe décrit d’abord le Grauwackenschiefer qui forme la base de la ville et de ses environs. Il déclare ce schiste clairement stratifié à Wischehrad, Karlshof, Windberg, près la Schlossstiege, et surtout dans le chemin creux de la Bruska,' &c. &c. Les autres formations sont considérées comme subordonnées au Grauwackenschiefer. La principale est le calcaire qui commençant à l’Est de Nussle, franchit la Moldau et s’étend vers l’Ouest. L’auteur le déclare extrêmement intéressant sur la rive gauche de cette rivière, vers Kuchelbad, à cause de sa stratification diversement courbée et contournée. Les pétrifications sont indiquées comme appartenant aux genres : Oi thocei a, Trilobites, Gardiuvn, Terebratula, Encrinites, &c. &c. La seconde formation subordonnée est le Kieselschiefer formant des saillies escarpées, au mont Dablitz, à Sukdoll, Aunietitz, Bostock,
I uchomierzitz, et à 1 origine du vallon de la Scharka. L’auteur désigné encore le Quarzfels composant de nombreuses couches dans le Grauwackenschiefer, près Degwitz, Welleslawin, Liehen, Kossirz, Mottol, Zizkaberg, &c. &c.
Parmi les roches non .stratifiées qui pénétrent à travers les couches du terrain de Transition, le Proff. Zippe cite le Grünstein formant de puissantes masses surtout sur les flancs du calcaire^ mais séparé de lui par des couches de Thonschiefer partiellement très-modifiées à son contact.
En résumé, cette description admet les principes d’après lesquels avait été faite la classification des formations du terrain de Transition, dans le travail du même auteur analysé ci-dessus (1851.) c. à. d. la stratification et la superposition.
1838. Petrefacta Germaniae, <$çc. VI. Liefg. — Von G. A. Goldfuss. Düsseldorf
Les auteurs de cet ouvrage, Goldfuss et le Clf. Münster décrivent trois fossiles des environs de Prague, sous les noms suivans: Cardium cornucopiae. Goldf. Gard, costulatum Münst. Card. glabrum. Münst. (p. 217 et 218. PL 145. fig. 1. 4. 8.) Le premier de ces fossiles est identique avec celui d’Angleterre nommé Gardiola interrupta Murch. Le troisième ne se trouve pas en Bohême, ainsi que le Cl Münster l’a reconnu plus tard. (Beitr. III. p. 66.)
1839- De Trilobitis. Dissertatio éçc. — H. Fr. Einmrich. Berlin.
Dans cette thèse le DL Emmrich reproduit la description de la plupart des espèces de Tnlobites alors connues de la Bohême, et il en fait connaître deux nouvelles, sous les noms de : Phacops proaevus, et Conocephalus striatus.
1840- Beitràge zur Petrefacten-Kunde &c. III. Hft. — - Von H. v. Mayer und Graf zu Munster. Bayreuth.
Dans ce cahier sont décrits ou cités comme se trouvant dans les environs de Prague, les fossiles suivans identifiés avec ceux des formations paléozoiques de la Franconie : Cardium plicatum, Gard, costulatum, Gard, tenuistriatum , Gard, priscum = Gard, interrupta. Orthoc. regularis, Orth. irregularis, et Scyphocrinites elegans.
Le C ». Munster répare l’erreur qu’il avait commise en indiquant Card. glabrum comme provenant des environs de Prague, dans l’ouvrage de Goldfuss Petref. Germ. cité ci-dessus.
1840. Histoire des Crustacés &c. par Mïlne Edwards. Paris.
L’auteur reproduit la description de la plupart des Trilobites alors connus de la Bohême.
1842. Die Steinkohlen, &c. — Von F. X. M. Zippe. Prag. Mit einer Karte.
M. le ProfL Zippe publie sous ce titre une notice très-intéressante, sur les houilles de la Bohême, dans le journal nommé : Zeitschrift des Gewerbwesens. Prag.
La partie de ce travail qui mérite ici notre attention est celle qui a rapport aux caractères géognostiques et à l’étendue des formations carbonifères en Bohême. Tous les bassins houillers isolés, sont successivement passés en revue, et leurs limites approximatives sont indiquées aussi bien dans le texte que sur la carte. L’auteur adoptant l’ordre ascendant? décrit successivement tous les dépôts de combustibles renfermés dans les Terrains consécutifs: 1. Vieux grès -rouge. 2. Nouveau grès rouge. 3. Terrain houiller. 4. Quadersandstein. Nous aurons Occasion de revenir sur ce sujet, dans nos études géologiques. En ce moment nous nous bornerons à citer le passage suivant: p. 24.
»A partir du centre de la Bohême, jusques vers sa frontière occidentale, s’étendent des séries de formations dont l’ensemble a été nommé terrain de Transition. Elles présentent, il est ■vrai, la même structure, et en partie les mêmes roches que les terrains primitifs, mais quelques ■unes d’entre elles renferment cependant des pétrifications et des couches qui doivent leur origine , à des débris roulés, c, à. d. aux restes de masses préexistantes et détruites. Elles sont strati- •fiées, comme les terrains de sédiment ou secondaires. Leurs couches sont très-inclinées, souvent •presque verticales, de telle sorte qu’on peut reconnaître leur affleurement, non seulement sur le
■ flanc des collines, mais aussi sur le sommet des montagnes et des plateaux, lorsqu ils ne sont
•pas recouverts par des formations plus récentes . Cette forte inclinaison les distingue
■nettement des terrains secondaires. Ces roches sont: Le Thonschiefer, Grauwackenschiefer, Grau- ■wacke, Quarzfels, et Kieselschiefer. Les masses non stratifiées sont: le Porphyre, Grünstein,
■ Syénite, Granit et Basalte.
Ce passage montre qu’en 1842. M. le ProfL Zippe persistait encore dans les convictions géologiques qu’il avait manifestées dans les ouvrages analyses ci-dessus, 18ol, et 18o/.
1843- M. And. Preininger communique à la société ,de géologie de France une carte géognostique de . la Bohême, fruit de ses travaux pendant longues années. Ce document manuscrit, a reçu ainsi une sorte de publicité, mais il est cependant resté inédit jusqu’à ce jour. L auteur s’est borné dans son travail à tracer les limites des divers terrains- qui couvrent la surface du pays, sans entrer dans le détail des formations particulières a chacun deux. Cette carte ne nous a jamais été communiquée.
1843- Organisation der Trilobiten. — Von Hermann Burmeister. Berlin.
Ce traité hautement apprécié par tous les savans à cause de la vive lumière qu’il a jetée sur l’organisation des Trilobites, contient seulement la description de toutes les espèces de Bohême publiées antérieurement à nos recherches, et que nous avons déjà mentionnées dans l’analyse des travaux de nos devanciers.
1843. Das Scharka-Thal. — Von Di,. J. K. E. Hoser.
Verhandl. der .h. bohmischen Gesellsch. der Wissenschaften. V‘,f. Folge. 2. Band. p. 500. ■ — Prag.
L’auteur de cette description locale discute plusieurs phénomènes intéressans qu’on observe dans les roches à travers lesquelles le vallon de la Scharka est ouvert. Nous citerons entr’autres la formation des Sphéroïdes dans le Thonschiefer, et les surfaces polies dans les schistes. Il disserte aussi sur l’origine des vallées. Ses considérations ne sont pas susceptibles d’une, analyse concise, et son mémoire ne présente d’ailleurs aucun fait nouveau relativement à la constitution géognostique de cette contrée.
1844. Uber, einige geognostische Verhàltnisse in den Gebirgsziigen der Mitte Boliviens. — Von F. X. M. 'Zippe.
Le mémoire qui porte ce titre a été lû à la Société Royale des sciences de Bohême, le 14 novembre 1844, et imprimé dans ses transactions Y. Série, Yol. 4. Nous suivons les divisions de l’auteur.
1. Généralités sur l’étendue et la composition du terrain de Transition de la Bohême.
Le Proft Zippe considère les membres composant ce terrain, comme des variétés de Thonschiefer, Grauwackenschiefer, Grauwacke, Quarzfels, Kieselschiefer et Calcaire. Il reconnaît que toutes ces masses soit fossilifères, soit sans fossiles, sont entr’ elles dans une telle connexion sous le rapport de la nature des roches, et de leur gisement, que l’on est forcé de considérer le tout, avec les masses attenantes de schiste primitif (Urschiefer), comme une série continue de formations entre lesquelles on ne peut apercevoir ni division ni arrêt.
Les roches massives : Porphyre, Granit, Trapps ou Grünstein et Mandelstein sont indiquées à part, et l’auteur mentionne leurs passages au Thonschiefer.