‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 271 sur 469 · Phac. Volborthi. Barr · texte numérisé non relu

Phac. Volborthi. Barr

L’ensemble de la tête est fortement bombé.

Le contour -extérieur est semi-circulaire ; il est formé par un bord plat , • mince, détermine par un sillon étroit. Le contour intérieur est rectiligne. L’anneau occipital a une assez grande largeur, et il est limité par un sillon occipital bien marqué. La glabelle figure un trâpèze, dont le front forme la grande base, arrondie aux angles, deux fois aussi large que le côté opposé, à l’occiput. Elle est doucement bombée, sur la partie supérieure, et n’a presque aucun relief au dessus des joues. Tous les exemplaires bien conservés montrent les trois paires de sillons normaux. Le sillon intercalaire est très-marqué, et se distingue par cette particularité, que le tiers intérieur de son étendue est beaucoup moins profond que les deux tiers extérieurs. L’anneau intercalaire porte une protubérance sur l’axe; ses extrémités sont dépourvues de nodules. La largeur maximum de la glabelle est presque immédiatement au front. '

Les sillons dorsaux, étroits, mais bien .marqués , sont presque rectilignes jusq’au bord, où. leur extrémité s’évase pour rejoindre le sillon du contour.

Nous remarquons, que la suture faciale présente quelque variation, par rapport à celle de Phac. latifrons. Après avoir contourné l’oeil, elle se dirige vers l’arrière, en décrivant un arc alongé, convexe vers l’extérieur, et traversant au milieu de sa longueur le sillon du contour. Elle coupe très-obliquement le bord, pour aboutir un peu au dessus, mais tout près du sommet de l’angle gênai. Dans aucune autre espèce de Phacops, on ne trouve l’intersection de la suture et du contour aussi fortement reculée vers l’arrière. Phac. Volborthi, sous ce rapport, se rapproche des Calymene, et nous offre une limite opposée à celle que nous avons signalée, d’après M. Riehter, dans Phac. cryptophlalmus.

La joue fixe occupe la presque totalité du lobe latéral de la tête; elle figure un triangle équilatéral. Elle est à peu-près plane sur sa partie supérieure, et fortement inclinée près du bord latéral. La joue mobile très-alongée, offre peu de surface. L’oeil très-petit, placé vis-à-vis l’angle antérieur de la glabelle, ne nous présente ni la grosseur ni la saillie de cet organe, dans les autres espèces congénères. Sa surface réticulée est située au niveau de la paroi des joues, et le lobe palpébral n’est indiqué que par un trait creux, à peine sensible et concentrique au bord supérieur de l’oeil. Le contour de la surface réticulée est formé par deux arcs réunis à leurs extrémités arrondies. Nous y comptons de 14 à 19 facettes, disposées en 6 à 7 files, un peu obliques, qui contiennent tout au plus chacune trois lentilles. Celles-ci sont rondes, très-petites.

GENRE PIIACOPS. EMMRICH.

Leur couleur blanche contraste avec la nuance brune du test, à travers lequel elles font saillie, sans qu’on ' aperçoive aucune trace de cornée commune qui les recouvre. La surface dans laquelle elles sont encadrées, paraît la continuation du test de la joue, comme dans les autres Phacops.

La superficie du test nous présente sur la tête et principalement sur les lobes latéraux, de très-petites cavités, entre lesquelles sont des grains très-exigus. Nous trouvons les mêmes apparences sur la doublure du pygidium.

L’hypostôme, et le thorax sont inconnus.

Le pygidium que nous rapportons à cette espèce, parcequ’il se trouve constamment avec la tête que nous venons de décrire, a la forme d’un demi-cercle. Il est fortement bombé en travers. Son contour présente- un limbe assez large, qui limite l’axe, les côtes et les sillons. L'axe peu saillant, arrondi au sommet, n’occupe que le tiers de la largeur de chaque lobe latéral. Nous comptons sur sa longueur, de 10 à 12 articulations, suivant le développement des individus. Les sillons dorsaux sont profonds et étroits. Les lobes latéraux nous montrent constamment huit côtes, sans compter la demi-côte articulaire. Leur surface est plane, et n’offre qu’une légère trace de sillon suturai. Les rainures intercostales sont très-étroites, très-distinctes, depuis l’axe jusqu’au limbe marginal.

Dimensions D’après les individus les plus grands, la tête a une longueur de 14 m. m. , et une largeur de 30 m. m.

Le plus grand pygidium a 18 m. m. de longueur et 32 m. m. de largeur.

Gisem1,. et local. Cette espèce appartient à notre étage calcaire inférieur E, où elle se trouve au milieu de la masse des Céphalopodes et divers Brachiopodes, associée à Gromus intercostatus. Jusqu’ici, nous ne l’avons découverte qu’à Butowitz et à Lochkow, au Sud-üuest de Prague. Ces deux gîtes sont situés sur les bords opposés du bassin calcaire.

Rapp. et différ. Phac. Volborthi, bien que lié par la conformation générale de la tête et du pygidium, • à tout le groupe de Ph. latifrons, se distingue de toutes les espèces congénères, par des' caractères particuliers: — 1. la forme des yeux et leur position dans la paroi du test, sans aucune saillie; — 2. le cours de la suture faciale, atteignant le bord gênai, très-loin en arrière de l’oeil. Nous trouvons cependant de grandes relations de forme entre cette espèce et celles que nous avons nommées : Ph. Glockeri et Ph. Irapeziceps. Ces analogies se font remarquer dans la conformation générale de la tête et surtout dans celle du pygidium.

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