‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 272 sur 469 · Phac. Glockeri. Barr · texte numérisé non relu

Phac. Glockeri. Barr

1 846. Phac. Glockeri. Barr. Not. prél. p. 4-7.

1847. Phac. id. Gord. Prodr. p. 101.

La tête est aplatie, les joues peu inclinées. Le contour extérieur, semi-circulaire, est formé par un bord plat, mince, tranchant, qui a un millimètre de large au droit de l’axe, et le double à l’angle gênai. Le contour intérieur est presque rectiligne.

La glabelle très-aplatie au front, a la forme d’un trapèze alongé dans le sens de l'axe. Sa largeur maximum est à une très-petite distance en arrière du front. Nous distinguons sur sa surface les trois paires de sillons normaux. Le sillon antérieur se fondant avec le sillon moyen de chaque côté, forme avec lui une dépression très-marquée, insolite dans la plupart des Phacops, et qui se prolonge jusques dans le sillon dorsal. Le sillon postérieur conserve sa forme et sa position ordinaire. Le sillon et l’anneau intercalaires sont prononcés, et ce dernier est orné de nodules à ses extrémités. L’anneau occipital atteint le niveau de la glabelle.

Les yeux, médiocrement développés, s’élèvent plus haut que le centre de la tête. Ils laissent entr eux et le sillon postérieur de la joue, un intervalle au moins égal à la moitié de leur longueur. Leur surface visuelle inclinée à plus de 45°, présente, dans le seul exemplaire bien conservé que nous possédons, 22 files verticales, ayant au plus 7 lentilles. Le nombre de celles-ci est de 122 pour chaque oeil. Les intervalles qui les séparent, sont occupés par le test de même apparence que celui du reste du corps. Le lobe palpébral porte une dépression concentrique à son bord extérieur.

La doublure sous-frontale s’étend jusques vers le tiers de la longueur de la tête, et forme avec la surface de la glabelle un angle très-aigu.

L’hypostôme est inconnu.

L’axe thoracique a un peu plus de la demi-largeur de chaque lobe latéral; ses anneaux sont ornés de nodules médiocres.

Le pygidium semi-circulaire est assez fortement bombé en travers. Il est entouré -d’un

limbe, un peu moins incliné que le reste de la surface, et ayant une largeur uniforme d’environ un millimètre sur tout le contour. L'axe très-saillant, et déterminé par des sillons dorsaux bien marqués, n’occupe pas plus de la demi-largeur de l’un des lobes latéraux. Il présente, suivant le

développement individuel, de 8 à 11 articulations, distinctes sur le moule. Les premiers anneaux

sont ornés d’un grain saillant sur l’axe. On distingue sur chaque lobe latéral, de 5 à 6 côtes, séparées par des sillons un peu moins larges qu’elles, mais peu profonds, et qui s’effacent à la rencontre du limbe. La surface de chaque côte, sur le moule, est tracée par deux petites arêtes très-déliées, l’une à chaque bord, et comprenant entr’elles un sillon large et peu approfondi. C’est le sillon suturai, qui est beaucoup moins large sur le test. La doublure du test

s’étend sous la largeur du limbe.

Le test a une épaisseur d’un cinquième de millimètre, tout au plus. Dans quelques individus, la glabelle, la joue fixe et le limbe des joues sont ornés d’une granulation fine, peu serrée et visible seulement à l’aide de la loupe. La joue mobile nous montre constamment de petites cavités très-peu profondes et analogues à celles des Cheirurus. Entre ces cavités, on aperçoit des traces de la granulation déjà indiquée. Nous trouvons aussi des grains très-fins sur les parties saillantes de 1 axe et des plèvres. Le pygidium présente quelquefois le même ornement, étendu sur toute sa superficie, même dans les sillons, tandisque dans certains exemplaires, il paraît complètement lisse.

L’enroulement n’est pas constaté.

Dimensions. Longueur, 48 m. m. Largeur maximum, 30 m. m.

GisemL et local. Phac. Glockeri appartient exclusivement à notre étage calcaire inférieur E. Nous l’avons trouvé dans les rochers de Kozel près Beraun, aux environs de Luzetz, à Wohrada et à Butowitz, dans les bancs qui renferment ordinairement Arethusina Koninchi; Dr ont. Partschi, Sçc. fyc.

Rapp. et di/fer. Cette espèce forme avec Pli. trapeziceps et Phac. bulliceps un petit groupe bien caractérisé par la forme de la tête et principalement par la disposition des sillons de la glabelle. Malgré la grande analogie que présentent ces trois formes entr’elles, nous distinguons aisément les deux dernières de celle que nous venons de décrire. Phac. trapeziceps se reconnaît à ses yeux trè.s-développés, atteignant constamment le sillon postérieur de la joue, Phac. bulliceps a deux caractères très-saisissables : d’abord la forme arrondie de sa glabelle, et ensuite celle du pygidium, entouré d’un limbe horizontal très-marqué.

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