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Phac. bulliceps Barr

1846. Phac. bulliceps. Barr. Not. prél. p. 46. (tête.)

4847. Proetus longulus. Cord. Prodr. p. 78. (pygidium.)

Le dessus de la tête est aplati, tandisque les joues sont inclinées à environ 45”. Le contour extérieur est un peu parabolique, la partie frontale présente un limbe étroit en dehors

de la suture faciale. Ce limbe s élargit le long des joues. Le contour intérieur de la tête est légèrement concave vers le thorax.

La glabelle doucement bombee a la forme d’un ovale. Nous distinguons sur sa surface les sillons antérieur et moyen réunis de chaque côté et formant une légère dépression, aboutissant au sillon dorsal. . Le sillon postérieur est aussi très-visible dans quelques têtes très-bien conservées. Le sillon intercalaire, très-marqué, forme un arc aigu, et convexe vers l’avant. Entre lui et les sillons moyens de la - glabelle, on voit, de chaque côté, un petit lobe arrondi, peu saillant,

limité vers 1 intérieur par une faible dépression, parallèle à l’axe et tombant dans le sillon inter¬

calaire. L’anneau intercalaire très-prononcé, montre ses deux extrémités profondément enfoncées au niveau des deux sillons adjacens, dans lesquels on peut cependant' distinguer des nodules rudimentaires. La partie médiane de cet anneau est au contraire très-saillante et forme une sorte de pédoncule étroit à la glabelle. L’anneau occipital est aussi très-développé, et paraît plus élevé que le reste de la tête. Les yeux très-gros n’atteignent pas -cependant le niveau du milieu de la tête. Leur position et leur etendue longitudinale sont telles, qu’ils laissent en avant la moitié au moins de la glabelle, tandisquen arrière ils atteignent presque le sillon postérieur de la joue.

Leur surface visuelle est inclinée d’environ 80°. Nous y comptons de 17 à 18 files verticales,

ayant au maximum 5 lentilles. Le nombre total de celles-ci dans un oeil est 72 à 75. Le lobe palpébral est horizontal, et isolé de la glabelle par une forte dépression.

L’hypostôme est inconnu, ainsi que le thorax.

Le pygidium, qui dans plusieurs localités accompagne constamment la tête décrite, et que nous lui associons , a une forme parabolique. Il est doucement bombé en travers et entouré dun limbe plat, horizontal, un peu plus large à l’arrière que sur les côtés. L’axe, un peu enfoncé entre les lobes latéraux, montre de 8 à 10 articulations distinctes. L’on peut compter sur les flancs jusqu’à sept côtes, séparées par des rainures étroites, et divisées dans leur longueur par le sillon suturai.

La doublure du test paraît s’étendre sous le limbe seulement.

Le test est finement granulé sur la glabelle, et paraît presque lisse.

^ Dimensions. Longueur de la tête: 6 m. m. largeur: 14 m. m. Longueur du pygidium: 5 m. m. largeur: 9 m. m.

Giseml. et Local. Cette espèce assez rare appartient exclusivement à notre étage calcaire inférieur E, comme les deux autres qui forment le même groupe. Nous l’avons trouvée sur la montagne Dlauha Hora , à Kolednik , dans les rochers de Kozel , aux environs de Béraun ; à Wohrada, Butowitz et Wisko,èilka, au Sud-ouest de Prague. Elle est associée partout avec les divers fossiles qui caractérisent cette hauteur, tels que Cromus Beaumonti, Terebr. lingnata <fyc. kc.

Gapp. ej (lifter. La forme ovalaire de la glabelle, ses petits lobes arrondis à l’arrière, la position et 1 étendue de l’oeil, la conformation de l’anneau intercalaire, et aussi le limbe horizontal du pygidium, distinguent cette espèce de Phac. Glockeri, et de Pliac. trapeziceps , avec lesquels elle a d’ailleurs de très-fortes analogies.

Genre Dalmania. Emmrich.

Versteinerungen. Wilkens.

Entomolithus. Boni. F. A. Reuss.

Trilobus. Brünnich.

Trilobites. Parkison.

Enfomostraeites. Wahlenberg.

Asaphus, (partïm.) Brongniart. Sternberg. Dalman. Holl. Goldfuss. Green. Hisinger. Buckland. Quenstedt. Murchison. Milne-Edwards. Archiac et Verneuil. F. A. Rümer.

GENRE DALMAMIA. EMMRICH

Calymene

Phacops

Dalmania.

Pleuracanthus.

Acaste.

OdontochHe.

Asteropyge.

Metacanthus.

fpartïm.J Dalman. Holl. Pander. Kloden. Honinghaus. Hisinger. Milne-Edwards. Quenstedt. Murchison. (partira.) Emmrich. v. Buch. Goldfuss. Burmeister. Portlock. C. F. Rômer. Geinitz. Murchison. Verneuil. Keyserling. Barrande. Corda. J. Hall. Sandberger.

Emmrich. J. W. Salter.

Milne-Edwards.

( partim.J Goldfuss.

Corda. Mac Coy.

Corda.

Corda.

Aperçu historique.

Nous adoptons le nom Dalmania , proposé par le Prof. Emmrich, (Jahrb. 1845) pour désigner le groupe de As. = Phac. caudatus Brünn. (sp.) génériquement séparé du groupe d ePhac. latifrons. Bronn.

Nous aurons à modifier, en partie, les limites conçues par Emmrich entre ces deux groupes, mais cette rectification confirmant d’ailleurs la distinction très-bien sentie par cet auteur, entre les deux types, nous avons saisi avec plaisir cette occasion de rétablir une dénomination consacrée au souvenir d’un homme cher à la science que nous cultivons.

Avant de décrire les caractères génériques des Dalmania , nous signalerons dans les annales de la paléontologie, les formes diversement dénommées, qui nous paraissent appartenir à ce type.

1768. C. F. Wilkens figure deux Trilobites trouvés dans les blocs erratiques du Nord de l’Allemagne. L’un d’eux, suivant Dalman, serait très-analogue à As. auriculatus. Daim, qui est une des espèces de Dalmania de Bohême. (Wilkens. Verstein. PL V. fig. 2/, 22. cité par Dalman Palae. p. 66.)

1770. Le P. Jésuite Zeno décrit et figure les deux premières formes de Trilobites, qui, à notre connaissance, ont été publiées en Bohême, et recueillies aux environs de Prague. L’une de ces formes, qu’il nomme Coucha triloba seu Cacadu-Muschel, est représentée par deux pygidium appartenant au type Dalmania, mais dont on ne saurait déterminer l’espèce, d’après les figures données. Nous avons reconnu dans l’autre forme une tête de Plmcops. (Neue Phys. Belust. vol. I. p. 6 8. J

1772. Born énumère parmi les fossiles de sa collection, sous le nom de Entomolithus expansus ( capite truncatus ), le pygidium d’une espèce que nous rapportons aussi aux Dalmania, et qui provenait des environs de Prague. ( Lithoph . Bornian. Vol. II. p. 5.)

1781. Brünnich décrit et figure, sous le nom de Tnlohus caudatus, la tête et le pygidium de la première espèce du groupe qui nous occupe, connue en Suède. Elle est devenue un des types du genre Dalmania. ( Kjôben . Sellsk. Skrivt. nye. Saml. I. p. 892. No. 3. Teste Daim. Palae. p. 65.)

1794. F. A. Reuss indique sommairement, comme très-commun aux environs de Prague, Entomol. parad. Bornii = Kàfermuschel, c. à d. le pygidium de diverses formes de Dalmania. (Mayer s Samml. phys. Aufs. vol. IV.)

1811. Parkinson représente le pygidium de Tril. caudatus provenant d’Angleterre. (Oryan. Rem. PL 17. fig. 17.)

1821. Wahlenberg décrit et figure, sous le nom de Entomostr. caudatus, une nouvelle espèce Suédoise, que Brongniart a distinguée sous le nom de As. mucronatus. (Nov. Act. Ups. VIII. p. 28. Pl. II. fig. S.)

1822. Brongniart classe parmi les Asaphus , trois espèces: caudatus Brünn. mucronatus Brongn. Hausmanni Brongn. Cette dernière est indiquée comme provenant des environs de Prague. (Grust. foss. p. 21 ■ — -23. Pl. II. et III.)

Ces trois espèces ont depuis lors servi de types, auxquels la plupart des savans ont rattaché les formes que le Prof'. Emmrich a comprises, en 1845, dans le genre Dalmania.

1823. Schlottheim représente, sous le nom de Tril. Hausmanni, des fragmens de tête appartenant au groupe dont nous parlons. ( Nachtr . II. p. 2 0 et 35. PI. 22. fig. 7.)

1825. Le Cü Sternberg décrit et figure, sous le nom de Tril. Hausmanni, une forme des environs de Prague, qui n’est peut-être pas celle à laquelle ce nom a été donné par Brongniart. Il distingue aussi, sans la nommer, une autre forme du même groupe, appelée plus tard par Dalman, As. aurkulatus. fVerh. des Vaterl. Mus. p. 76. PI. I. et II. J

1826. Dalman, suivant la classification de Brongniart, range parmi les Asaphus, dans la

section I. Caudati, les quatre espèces: caudatus , mucronatus, aurkulatus , Hausmanni. ( Palaead .

p. 65 et suiv. J

1828- Le même savant décrit 4s. Héros, nouvelle forme Suédoise, que certains auteurs

considèrent comme faisant partie du même groupe. ( Teste Burm. Org. p. 129). (Arsberàtt orn mya zool. 135.) Cette forme nous est inconnue.

1829- Holl reproduit les espèces décrites par Dalman. (Petref. p. 156 et suiv.)

. 1831- Steininger décrit et figure, sous le nom de Olenus punctalus, le pygidium d’une

espèce nommée plus tard, Calym. arachnoides par Goldfuss, et qui, par sa conformation, nous semble appartenir au genre Dalmatüa. (Bull. Soc. géol. de France, vol. I. PL 21. fig. 7.J

1832. Goldfuss énumère les espèces connues, sous les noms déjà cités. ( Dechen's Handb. der Geogn. Delabêche p. 538.)

1833. Ilôninghaus décrit et figure, sous le nom de Calym. arachnoides, l’espèce de l’Eifel déjà publiée par Steininger sous un autre nom. 1831. (in Lût. Lithogr. c. Tab.J

1833. Green décrit dans sa monographie, ou dans divers travaux supplémentaires, un assez grand nombre de formes de FAmérique septentrionale, qui ont été placées par Emmrich et Burmeister, dans le groupe de Phac. caudatus, savoir: As. odontocephalus, anchiops, Wetherïlli, microps, micrurus , limulurus, pleuroptyx fc. Nous ne sommes pas. assez bien informé, pour porter un jugement fondé, sur la nature de ces Trilobites. (Monogr.J (Sillirn. Journ.J (Trans. géol. soc. Pennsylv.J

1835. Goldfuss décrit et figure, sous le nom de Asaph. arachnoides, l’espèce déjà mentionnée de l’Eifel. (Jahrb. f. Min. p. 561. PL V. fig. 3. J

183/. Hisinger reproduit, sous les noms déjà cités, les formes Suédoises appartenant au groupe de As. — PL caudatus. (Leth. suec. p. 10 et suiv)

1837. Buckland figure As. caudatus de Dudley, et analyse la conformation de ses yeux. (Géol. and Min. p. 348. Pl. 45*.)

1837. Le Profr. Quenstedt ayant observé la coexistence de gros yeux à facettes, avec onze segmens thoraciques, dans divers Trilobites, réunit le groupe de Cal. latifrons, avec celui de As. caudatus, posant ainsi la base du genre Phacops d’Emmrich. (Wiegm. Arch. IV. Heft. p. 343.)

1838. Boeck indique l’existence, en Norwège, de plusieurs formes qui paraissent se rapprocher du type de As. = PL caudatus. La brièveté de ses indications et le manque de figures nous empêchent d’en apprécier exactement la nature générique. Ce savant énumérant les noms spécifiques que nous avons déjà cités, dans cette esquisse historique, observe avec beaucoup de raison, que ces formes ne sont pas encore bien distinctes les unes des autres, mais qu’elles constituent un genre très-naturel. Malheureusement, la caractéristique très-laconique qu’il en donne, ne suffirait pas pour séparer suffisamment ce type, de celui de Phac. latifrons. (Gaea. Norw. p. 140.)

1839. Sir Rod. Murchison décrit et figure, sous les noms de As. caudatus, tuberculato-caudatus, longi-caudatus et Cal. Downinyiae, quatre formes appartenant au groupe des Dalmania. (Sil. Syst.)

GENRE DALMAMA. EMMRICH.

1839- Le Prof'. Emmrich réunit dans son genre Phacops, les Trilobites connus des groupes de Cal. latifrons et de As. caudatus. — Il leur en adjoint quelques autres, qui sont hétérogènes. Ce savant, se laissant guider dans cette réunion, par les observations déjà mentionnées du Prof'. Quenstedt, sent cependant très-bien la différence entre les deux groupes, qu’il sépare en deux sections A et B. Il range dans la seconde section, avec Ph. caudatus, deux espèces nouvelles: Ph. rotundifrons dont la description et la figure ne permettent pas de bien reconnaître la distinction générique, et Phac. proaevüs qui provient de la Bohême et appartient réellement au groupe de Ph. caudatus. ( De Tril. dissert. p. 18 et suiv.J

1840. Milne-Edwards reproduit dans le genre Asaphus , la plupart des espèces déjà, connues, du groupe de Pli. = (As.) caudatus. Il fonde en même temps le genre Pleur acanthus, sur l’espèce de l’Eifel, Calym. arachnoïdes Goldf. = Olen. punctatus Stein. ( Crust . p. 306 et 329. J

1840. Léop. de Buch décrit et figure, sous le nom de Ph. sclerops Daim, un Trilobite des environs de St. Pétersbourg, qu’il considère comme identique avec Cal. Downingiae Murch. et très-rapproché . de Pli. Hausmanni, et Ph. caudatus. La figure qu’il donne de la tète confirme parfaitement l’analogie indiquée par cet éminent géologue. ( Beytr . zur Geb. Form. Russl. p. 48. PI. IL fig. 21.)

1842. D’Archiac et de Verneuil énumèrent Olen. punctatus Stein. parmi les fossiles des formations Bhénanes. (in Murch. and Sedgw. Palaeoz. Depos. of N. Germ. (çc.)

1843. Goldfuss reconnaît l’indépendance générique des Trilobites classés par Emmrich, dans la seconde section de son genre Phacops, et il divise cette section en deux types, unis par le caractère commun de la lobation de la glabelle. Il place dans le genre Asaphus, celles des espèces dont le pvgidium est entouré d’un limbe lisse, comme As. caudatus, et il crée le genre Acaste , pour quelques formes qui sont dépourvues de ce limbe, comme: Cal. Downingiae. Murch. Il réunit à ce dernier type, diverses espèces qui nous sont trop peu connues, pour que nous puissions indiquer leur véritable nature générique. (N. Jahrb. f. Miner, p. 541. J

1843. Burmeister adopte le genre Phacops, tel qu’il a été fondé, et classe dans la seconde section, toutes les espèces connues, qui suivent le type de Ph. caudatus. Il fait connaître, sous le nom de Ph. stellifer, une forme nouvelle provenant de l’EifeL (Organ. der Trilob. p. 105 et suiv.)

1843. Le CaptL Portlock décrit et figure, sous les noms de Phac. truncato-caudatus, Dalmani, Brongniartii, Murchisonii, Jamcsii, diverses formes d’Irlande, qui paraissent toutes appartenir au groupe des Dalmania. (Rep. geol. Lond. p. 281. PL II. et III.)

1843. Fr. Ad. Roemer décrit et figure parmi les fossiles du Hara, sous le nom Parad. Grotei, des fragmens d’une forme de Dalmania, dont le pygidium est orné de pointes. (Harzgeb. p. 39. PI. 11. fig. 11.)

1844. C. Ferd. Roemer décrit et figure Pleur acanthus laciniatus de l’Eifel, et rappèle la forme analogue, Olen. punctatus Stein. déjà cité. 1831. (Rhein. Uberg. p. 82. PL 2 fig. 8.)

1845- Emmrich, dans son second travail sur les Trilobites, montre l’insuffisance des distinctions indiquées par Goldfuss, entre ses trois types: Phacops, Asaphus et Acaste, établis aux dépens du genre Phacops Emmr, Reconnaissant toutefois la nécessité d’une coupe dans son genre primitif, il propose de l’établir sur deux caractères principaux: La faculté d’enroulement et la grandeur relative du pygidium. Il maintient le nom de Phacops au groupe de Ph. latifrons, distingué par sa contractilité, et par un pygidium qui ne montre pas au delà de 1 1 segmens. Il donne le nom de Dalmania au groupe de LJhac. caudatus, composé d’espèces non contractiles, et ayant jusqu’à 22 segmens au pygidium. Cette coupe très-naturelle dans son principe, n’a pas été cependant adoptée par les auteurs, pareeque le Prof'. Emmrich n’avait pas assez nettement séparé les formes des deux types, ni reconnu le principal caractère qui les différencie, dans leur conformation. (N. Jahrb. f Miner, p. 38.)

1845. Sir Rod. Murchison, de Verneuil et le C'î. Keyserling énumèrent parmi les Trilobites Siluriens de Russie, Ph. Downingiae Murch. Ph. Sclerops et As. Hausmanni, trois formes que nous avons déjà citées ci-dessus. ( Russie et Oural, p. 395.)

1846- Le Profr. Geinitz reproduit le travail de Rurmeister. (Grundr. d. Verstein. p. 228.)

1846. Nous distinguons, sous les noms de Phac. Hausmanni, Réussit, spinifer, trois formes de Dalmania de notre terrain, jusqu’alors confondues sous la première de ces dénominations. (Not. prél. p. 82.)

1846. M. Marie Rouault décrit, sous, les noms de Phac. Downingiae, macrophtalmus, longicaudatus et Dujardini, quatre formes de la Rretagne, qui semblent appartenir aux Dalmania, ainsique celle qu’il appèle, Cryph. calliteles. (Bull. Soc. géol. de France , 21. Sér. vol. IV. p. 309.)

1847- M. Corda établit quatre genres aux dépens du genre Phacops, tel qu’il se trouvait limité par les travaux de Rurmeister. Entraîné par le principe fondamental de sa classification, il est obligé de rejeter ces genres très-loin les uns des autres, suivant qu’ils ont le contour du pygidium entier ou dentelé. Il place donc deux types : Phacops et Odontochile , dans sa division des Telejurides , tandisqu’il rejette les deux autres: Asteropyge et Metacanthus, dans sa division des Odonturides. Ainsi, par la seule importance que cet auteur attache aux dentelures du pygidium, c. à d. à un simple ornement, il rompt les affinités établies entre ces Trilobites, par tous les autres élémens du corps. Nous aurons occasion de revenir sur ce travail, après avoir exposé les caractères génériques des Dalmania. ( Prodrom .)

1848- J- Hall décrit et figure, sous le nom de Phac. callicephalus, une petite espèce de l’Amérique septentrionale, qui nous semble appartenir à l’un des groupes du e;enre Dalmania. (Pal. of N. York. p. 247. PL 65.)

1849. J. W. Salter décrit et figure avec les détails les plus étendus, Phac. caudatus d’Angleterre, qu’il considère comme le type de la Section Dalmania, indiquée par Emmrich dans le genre Phacops. Il décrit aussi, sans les figurer, diverses autres formes d’Angleterre, qu’il range dans la même section. .D’après ce savant, le genre Phacops serait composé de trois autres sections : Portlockia , Phacops et Cryphaeus. Cette dernière comprendrait, Pleur acanthus M. Edw. Asteropyge et Metacanthus, Corda, ainsi elle rentrerait dans les limites du genre Dalmania, tel que nous le définissons. Quant aux deux autres sections, Portlockia et Phacops, nous ne connaissons pas assez les formes qu’elles sont destinées à contenir, pour indiquer leurs rapports avec le genre que nous décrivons. (Mem. geol. Surv. dec. II.)

1850. Le Prof'. MacCoy dont nous avons déjà cité la classification, au sujet des Phacops,

établit dans ce type, 4. sous-genres : Phacops, Odontochile, Chasmops et Portlockia. Le second,

adopté d’après je Prodrôme de M. Corda, est certainement compris entre les limites que nous donnons au genre Dalmania. Pour les trois autres, nous ne savons pas assez bien quelles formes ils renferment, pour pouvoir indiquer la place qu’ils occuperaient dans notre classification. (Classif. of some Brit. foss. Crust. in Ann. and Mag. N. Hist. Ser. 2. vol. IV.)

1850. Les docteurs Sandberger décrivent et figurent, sous les noms de Phac. laciniatus et Ph. brevicauda, deux Dalmania du pays de Nassau, dont la première avait été déjà nommée par C. F. Roemer, et dont la seconde est nouvelle. (Verst. d. Bhein. Sch. Syst. Nassau. I. Liefg.)

Caractères génériques.

La forme générale du corps est toujours ovalaire, alongée; la trilobation est très-distincte

dans toute son étendue. Quoique la tête soit bien développée, le thorax prédomine constamment

par sa longueur, sur chacune des deux autres parties principales du corps.

La tête est toujours plus ou moins fortement bombée en travers. Son contour extérieur, le plus souvent parabolique, est formé par un limbe, tantôt continu, comme dans le groupe de Daim. Hausmanni (PI. 25. 24.) tantôt interrompu, c. à d. nul ou rudimentaire, au droit du lobe

GENRE DALMANIA. EMMRICH.

frontal de la glabelle, comme dans Daim, socialis (PL 28.J. Ce limbe se prolonge presque toujours par des pointes plus ou moins développées , au delà de l’angle gênai. Le contour intérieur de la tête est plus ou moins concave vers le thorax. L’anneau occipital et le bord postérieur des joues sont très-marqués, ainsi que les sillons qu’ils déterminent vers l’intérieur.

La glabelle, un peu saillante au dessus du niveau des joues, est comprise entre des sillons

dorsaux très-prononcés, dont la direction est presque rectiligne. Ces sillons s’évanouissent en atteignant le front. La lobation a lieu dans toutes les espèces, au moyen de trois paires de sillons, à peu-près également espacés entr’eux, à partir de la base de la glabelle. Ces sillons, prenant naissance au sillon dorsal de chaque côté, laissent dans chaque paire, un intervalle entre

leurs extrémités internes. Le lobe frontal occupe à lui-seul environ la moitié de la longueur de

la glabelle, et il offre aussi la largeur maximum. Sa forme peut être comparée à celle d’un losange, ayant sa grande diagonale placée transversalement, et ses angles fortement arrondis. Dans le groupe de Daim. Hausmanni , les sillons latéraux antérieurs étant beaucoup plus larges et plus profonds que les autres, le lobe frontal paraît comme détaché du reste de la glabelle, qu’il domine en même temps par son relief plus considérable. Nous observons une disposition analogue, dans les groupes de Daim, caudata, de Daim, punctata = arachnoïdes, et de Daim. Hawlei. On remarquera au contraire, dans les groupes de Daim, socialis , Phillippsi, &c. que le lobe frontal ne paraît nullement isolé, car le sillon antérieur n’est pas plus marqué que les autres et la superficie de la glabelle n’éprouve aucune dépression vers la base.

Des fossettes caractéristiques pour le groupe de Daim. Hausmanni, sont placées en triangle suc le lobe frontal. La plus grande est sur l’axe, un peu en arrière du centre de figure, et les deux autres sur la grande diagonale, non loin des angles arrondis. Quelquefois, on trouve une fossette de plus de chaque côté, entre celle du milieu et les deux latérales. (PI. 24.) Parmi les espèces des autres groupes, nous ne connaissons que Daim, socialis, qui porte une fossette analogue, sur le lobe frontal, et dans la même position que la fossette principale que nous venons de signaler. (PI. 26.)

La suture faciale contourne le lobe frontal, autour duquel on peut ordinairement très-bien reconnaître sa trace, dans les espèces de Bohême. Puis, les deux branches en se rapprochant un peu, atteignent l’oeil. A partir de cet organe, elles prennent une direction un peu oblique vers l’avant, et décrivant un S, elles aboutissent au contour gênai, en un point qui est tantôt un peu en avant, tantôt un peu en arrière de la projection latérale du centre de l’oeil. Quoique cette suture soit toujours bien marquée dans les bons exemplaires, il est rare de trouver les pièces de la tête isolées.

Il n’existe dans ce genre, à notre connaissance, outre la suture que nous venons de décrire, que la suture hypostomale, qu’on voit sous la forme d’un ar.c (PL 26.) Cette soudure moins ferme que la précédente, permet facilement la séparation de l’hypoStôme, qu’on recueille presque toujours isolé.

Les yeux sont plus ou moins développés et saillans. Ils représentent la forme conique, tronquée, définie ci-dessus, (p. 141.) Leur surface visuelle conformée suivant le 1" type, décrit (p 135), offre de nombreuses lentilles, perçant à travers le test céphalique, servant de cornée. Elles forment des files dans diverses directions, mais les files verticales sont toujours les plus apparentes. Le nombre des files dans chaque oeil, et le maximum des lentilles qu’elles contiennent, éprouvent d’assez notables variations, dans une même espèce. Le lecteur les. trouvera consignées dans le tableau de la classification du genre, à la fin de ces généralités. Dans la plupart des espèces du groupe de Daim. Hausmanni, nous remarquons des grains noirs, saillans, disposés aux sommets d’un hexagone, circonscrit à chaque lentille. (PI. 27.) Ils ont été déjà observés et figurés par Buckland, sur l’oeil de Daim, caudata. (Brigdw. Treat. PL 45) et par M. Salter. (Dec. II.) Nous n’avons jamais reconnu un semblable ornement dans les yeux des Dalmania qui appartiennent à notre division inférieure, à cause peut-être, de leur état de conservation. Les lentilles reposent sur des cupules, qui sont très-distinctes dans les formes provenant des quartzi-

tes, où toute 1 enveloppe calcaire a été dissoute. (PI. 27.) Nous les voyons aussi quelquefois, sur des exemplaires à demi-décomposés, dans les roches calcaires. Par suite de cette décomposition, 1 intérieur de chaque lentille nous montre parfois un petit corps noir. (PL 24.) Malgré la grande analogie que nous trouvons, entre l’oeil des Dalmania et celui des Phacops, nous ne remarquons jamais dans les premiers, l’enflure du test occupant les intervalles entre les lentilles, et que nous avons signalée dans les seconds, (p. 155.)

Le lobe palpébral est horizontal, terminé par un arc de cercle. Il est toujours dominé par le bord supérieur de la surface visuelle, avec lequel il se raccorde par une petite paroi conique, formant un talus incliné vers l’intérieur.

La . joue fixe est très-développée, d’après le cours de la suture faciale, et elle porte la pointe génale.

La doublure sous-frontale forme une bande plus ou moins large, suivant les espèces. Dans le groupe de Daim. Hausmanni, sa surface présente toujours, vers l’arrière, une partie plus enfoncee dans la cavité céphalique (PI. 24), et c’est au bord de cette partie, que s’attache l’hypostôme. Nous n apercevons pas une semblable disposition dans Daim, socialis , (PI. 26), ni dans les espèces de ce groupe.

L’hypostôme, doucement bombé en travers, varie un peu suivant les groupes. Dans Daim. Hausmanni , le corps central est alongé, et suivi vers la bouche, d’une sorte de languette ou bord aplati, séparé par une rainure. Le bord latéral est étroit. Sur le contour, on trouve cinq pointes ornementales, dont trois vers l’extrémité. Deux impressions creuses sont symétriquement placées entre la rainure du bord et le corps central. (PI. 24. 25.) Presque tous ces caractères se retrouvent, dans l’hypostôme de Daim, socialis (PL 26), mais quelques uns sont modifiés. Ainsi, le corps central est beaucoup moins alonge; le bord est étroit sur tout le contour, et ne forme pas une languette vers 1 arrière; il n’est orné d’aucune pointe. Dans les deux groupes, nous voyons d ailleurs la même disposition des ailes, très-développées, et reployées en arrière, pour se souder à la carapace céphalique. 11 existe aussi, sous le bord latéral, une surface semblablement reployée, qui servait sans doute de surface d’attache aux muscles. (PI. 25.)

1 1 segmens au thorax, sans exception connue. L’axe est 'toujours bien dessiné . par les sillons dorsaux, et il a un relief approchant de celui demi-cercle. Sa largeur maximum n’a lieu qu’à une certaine distance de la tête, et ne diffère guères de celle d’un lobe latéral. Les anneaux sont séparés par de fortes rainures. Leurs extrémités, souvent un peu enflées et projetées en avant, ne présentent pas cependant des nodules comme ceux des Phacops. Les plèvres sont creusées par un sillon très-marqué, qui se prolonge au dessous du coude, et traverse diagonalement leur largeur, commençant au bord antérieur et finissant au bord postérieur, dans le groupe de Daim. Hausmanni. Leur extrémité est terminée en pointe peu développée, et quelquefois arrondie. La bande antérieure, le long du talus, s’amincit en biseau très-bien formé et ordinairement un peu imbriqué par la plèvre précédente.

Le pygidium est toujours assez fortement bombé en travers. Dans le groupe de Daim. Hausmanni, laxe porte de 16 à 22 articulations distinctes, tandisqu’en n’en trouve pas au delà de 15 dans le groupe de Daim, socialis. Les anneaux ont une forme analogue à celle du thorax. Dans diverses formes du groupe cité, telles que D. Réussi, D. rugosa, nous trouvons une petite fossette sur leur surface, à quelque distance de leur extrémité. (PL 23). Cette fossette paraît sur le moule intérieur, mais rarement sur le test. Les lobes latéraux ont un nombre de côtes en proportion. Ces côtes sont toujours séparées par des rainures intercostales prononcées, et divisées par un sillon suturai, plus ou moins sensible. Le contour formé par un limbe, dans un grand nombre d espèces, tantôt se prolonge en appendice caudal, tantôt est arrondi vers l’arrière.

La doublure du test, sous le pygidium, ne s’étend qu’à quelques millimètres de largeur. Elle est quelquefois séparée du test par un espace, que nous trouvons occupé par la roche.

Le test a une épaisseur très-variable suivant les espèces. Elle atteint près d’un millimètre dans Daim, spinifera, qui nous présente les plus fortes dimensions connues. Sa surface est

GENRE DALMANIA. EMMRICH.

ordinairement ornée de granulation, plus ou moins développée, le plus souvent seule, mais quelquefois combinée avec des cavités, comme dans Daim Fletcheri et Daim. MacCoyi (PI. 23). Les joues des espèces du groupe de Daim. Haûsmanni et quelques autres, sont couvertes d’inégalités. La superficie de la doublure sous-frontale et celle de l’hypostôme sont parsemées de cavités irrégulières et de grains, dans toutes les formes du même groupe. On voit aussi des traces de granulation et de scrobicules, sur la superficie externe de la doublure du test, autour du pygidium. Dans aucun cas, nous n’observons des stries sur les Dalmania.

La faculté d’enroulement n’est constatée que pour quelques espèces, telles que Daim, socialis. Les formes du groupe de D. Haûsmanni n’ont pas été trouvées régulièrement enroulées, du moins en Bohême.

Dimensions. La taille des espèces de ce genre présente la plus grande diversité. Les plus petites en Bohême, n’ont pas au delà de 45 m. m. de. longueur, comme Daim. Morrisiana. La plus grande, Daim, spinifera, a dû atteindre au moins 350 m. ni. d’après certains fragmens; nous n’en possédons aucun exemplaire entier.

Distribution verticale et horizontale.

En Bohême, les Dalmania ont apparu dans notre division Silurienne inférieure, et elles ont eu un développement considérable, soit pour la variété des formes, soit pour la fréquence des individus, dans toutes les formations fossilifères de notre étage des quartzites D, où nous avons déjà signalé les groupes de Daim, socialis et de Daim. Phillipsi. La Faune cet étage ayant été complètement anéantie par le déversement des Trapps, qui ont envahi toute la surface de notre bassin, les Dalmania qui l’habitaient, ont disparu. Les seules traces de Dalmania que nous connaissons dans notre étage calcaire inférieur E, ont été trouvées à sa base, dans des schistes en connexion immédiate avec les schistes à Graptolites, auprès de Borek. Ces traces consistent dans une glabelle et deux pygidium, désignés, (PI. 26) sous le nom de Daim. orba.

A partir de la base de l’étage E, jusqu’aux bancs qui couronnent notre étage calcaire moyen F, où nous avons recueilli un seul pygidium de Daim, rugosal, nous n’avons trouvé aucun vestige de Dalmania.

Il y a donc eu une lacune considérable, dans l’existence de ce type, en Bohême. Après sa réapparition au sommet de l’étage F, nous le voyons prendre un grand développement, dans l’étage calcaire supérieur G, où il prédomine sur tous les autres Trilobites, surtout par la multiplicité de ses représentans, sous diverses formes très-caratérisées. Il n’existe pas dans l’étage H.

Si le lecteur jette un coup d’oeil sur le tableau de classification qui suit, il verra, que les Dalmania de Bohême sont divisées en deux groupes très-distincts, dont chacun correspond à l’une de nos deux divisions. Ces groupes sont caractérisés principalement, par le limbe frontal très-développé ou nul, et par le nombre des articulations du pygidium.

Le même tableau indique les espèces appartenant aux divers étages, savoir: 7 à l’étage D; 1 à l’étage E, 8 à l’étage G, et 1 commune entre F et G. En tout, 16 formes distinctes.

Dans les contrées étrangères, la distribution verticale des Dalmania présente une grande analogie avec celle que nous observons en Bohême. Cependant, nous ne retrouvons pas la même simplicité, dans les groupes appartenant aux deux divisions Siluriennes, et quelques formes établissent entr’eux des transitions. Le même type s’élève aussi dans le système Dévonien, où il présente encore de nouvelles apparences, parceque les segmens se terminent en longues pointes, soit au thorax, soit au pygidium. Ayant eu l’occasion d’exposer la suite des modifications du genre Dalmania , durant la période de son existence, dans nos études générales, (p. 500), nous prions le lecteur de vouloir bien consulter ce passage, afin d’éviter la répétition.

La distribution horizontale des Dalmania dans notre terrain, nous montre les mêmes anomalies que celle de la plupart des autres genres. Certaines espèces, telles que Daim, socialis, Phillipsi, dubia , spinifera, sont répandues sur la majeure partie de la superficie des étages ou formations respectives, auxquels elles appartiennent. D’autres, au contraire, comme Daim. Iiausmanni, cristata, MacCoiji , Fletcheri, Deshayesi, ne se trouvent que dans une seule région, quelquefois très-limitée. Nous ne voyons cependant aucune cause, à laquelle nous puissions attribuer cette différence dans la diffussion, sur la surface de notre bassin fossilfère, qui équivaut à peine à es de celle de la mer Adriatique.

La plus répandue de toutes nos- Dalmania est D. socialis , qui, dans notre étage D, est un des fossiles les plus caractéristiques. Nous avons exposé ci-dessus, (p. 296) les modifications de forme et surtout de taille, que cette espèce a éprouvées, suivant les diverses localités qu’elle a habitées, et la nature du milieu dans lequel elle a successivement existé.

Rapp. et différ. Les Phacops sont liés avec les Dalmania par de très-grandes analogies. Nous avons exposé ci-dessus (p. 503 et 307) en décrivant les premiers, tous les motifs qui nous ont déterminé à adopter la séparation de ces deux genres. Nous ne connaissons aucun autre type qui présente d’assez fortes ressemblances avec celui qui nous occupe, pourqu’il soit nécessaire d’établir un parallèle.

Le genre Pleur acanthns fondé par Milne Edwards, équivalent de Cryphaeus Green, ainsique les genres Odontochile, Asteropyge et Metacanlhus établis par M. Corda, rentrent dans les limites des Dalmania.

Odontochile renferme uniquement les espèces du groupe de Daim. Ilausmanni, déjà comprises par Emmrich parmi les Dalmania, dans sa classification de 184-5. Le nom choisi par M. Corda a d’ailleurs l’inconvénient d’avoir été appliqué antérieurement par Laporte à un Coléoptère, sous la forme Odontocheila, qui a été modifiée par Agassiz en Odontochila. ( Index zoolog. p. 255.)

Les deux genres Asteropyge et Metacanlhus sont destinés à grouper les espèces dont le pygidium est orné de pointes au contour. Nous avons fait voir ci-dessus (p. 221) que ces pointes ne sont autre chose que celles des plèvres soudées, qui, dans les formes considérées, sont accidentellement plus développées que dans les autres Dalmania. Ce développement purement ornemental, ne changeant rien d’ailleurs dans l’ensemble des autres caractères, ne saurait être pris pour base d’une coupe générique. Divers autres genres, tels que Proetus , Paradoxides, fyc. nous montrent des modifications spécifiques analogues. Nous ne croyons donc pas que les deux nouveaux genres de M. Corda puissent être indépendans des Dalmania.

Asteropyge , équivalent de Pleuracanthus M. Edw. = Cryphaeus Green, est représenté par Daim, punctata Stein. (sp.) = arachnoïdes Goldf. (sp.) ; Metacanthus par Daim. (Phac.) stellifer Burm. (sp.) M. Corda nous indique dans le Prodrôme, les motifs qui l’ont porté à séparer l’un de l’autre, ces nouveaux types. Ces motifs consistent dans les différences que présente: — 1. La conformation de l’axe du pygidium. — 2. Le nombre des pointes du contour, pair dans Asteropyge , et impair dans Metacanthus.

En ce qui touche la première différence, les figures 66 et 67, PL VI. du Prodrôme nous la feraient en effet supposer, car nous voyons les articulations interrompues sur le milieu de l’axe de Met. stellifer , tandisqu’elles traversent l’axe de Ast. arachnoïdes. Ce contraste n’existe pas réellement dans la nature. C’est ce dont nous nous assurons, en observant des exemplaires parfaitement conservés de l’une et l’autre espèce, dans notre collection. Nous pensons que M. Corda aura été induit en erreur, par l’apparence de l’extrémité de l’axe, dans les figures de Phac. arachnoïdes et de Phac. stellifer, données par Burmeister. (Org. der Tril. pl. IV. fig. 7 — 8.) L’interruption des anneaux dans Ph. stellifer est accidentelle et elle se voit aussi très-bien sur l’un de nos exemplaires de Ph. arachnoïdes , tandisqu’elie est invisible sur un autre. Ce n’est donc pas une conformation particulière, qui puisse servir à séparer deux types génériques, puisqu’elle seule ne pourrait pas même aider à reconnaître les deux espèces.

Quant au nombre impair des pointes du contour, il devrait, selon M. Corda, distinguer son genre Metacanthus, non seulement du genre Asteropyge, mais encore de tous les autres types

GENRE DALMANIA. EMMRICH.

à pygidium dentelé, formant sa famille des Pelturides. Nous ne pouvons voir dans cette assertion, que le résultat d’un double distraction de fauteur, qui a décrit et figuré Gheirurus insignis, avec une pointe médiane. Comme pour mieux attester cette distraction, la figure de Ch. insignis touche celle de Metacanthus dans la PL VI. du Prodrôme. Ainsi, le nombre impair des pointes ne distingue pas le genre Metacanthus des autres Pelturides. En second lieu, M. Corda n’a pas hésité à ranger parmi les Odontopleura, 0. Zenonis, avec un nombre impair de pointes au pygidium, tandisque les autres espèces les plus rapprochées en ont un nombre pair. Après avoir admis ce contraste parmi les Odontopleura, nous ne saurions concevoir, pourquoi il devrait être considéré comme une différence générique, entre les espèces, Daim, punctata et D. stellifer.

Nous ajouterons, qu’il n’est pas rare dans divers types, de trouver le nombre des pointes tantôt pair, tantôt impair. Nous citerons Acid. Keyserlingi, dont les individus ont, entre les grandes pointes, tantôt 5, 7 et 9 épines, tantôt 6, 8 et 10. Acid, mira nous montre aussi quelquefois une pointe impaire dans le prolongement de l’axe. Il en est de même dans le pygidium de Proet. Archiaci et dans celui de Proet. striatus. Le nombre pair ou impair des pointes n’est donc qu’une variation insignifiante et individuelle dans une même espèce; comment pourrait-on l’invoquer, comme base différentielle d’un genre?

En somme, la distinction des types Asteropijge et Metacanthus ne repose sur aucun fondement réel. Les deux espèces pour lesquelles ils étaient établis, rentrent donc dans le genre Dalmania, qui réunira: — 1. les Odontochile; • — ■ 2. les Phacops du groupe de Phac. proaevus composant la il section du genre Phacops de M. Corda; — 3. Asteropyge = Pleur acanthus = Cryphueus; 4. Metacanthus , du même auteur.

Classification des Dalmania de Bohême.

Files

Lentilles

Divis"

Silurienne

fl

ai

par

par

supérieure

wl

cS

oeil.

file

oeil.

•JS G

(max.)

CS

en

Pygidium 1

Hausmanni.

Brong. (sp.)

auriculata.

Daim, (sp.)

Ent.

spinifera.

Barr.

1 Ayant 16

Réussi.

Barr.

rugosa.

Gord, (sp.)

Ent.

Limbe

cristata. .

Gord, (sp.)

frontal dé-

I segm.

Fletcheri.

Barr.

Ent.

veloppé.

Mac Coyi.

Barr.

Lobe

frontal

détaché.

Ayant [moins de

caudata. .

Brünn. (sp.)

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