Phac. trapeziceps. Barr
PL 22 et 27.
1846. Phac. trapeziceps. Barr. Not. prél. p. 46.
1847. Phac. cultrifrons. Cord. Prodr. p. 101.
Le dessus de la tête est aplati, tandisque les joues sont inclinées, au moins à 45°. Le contour extérieur est parabolique. Le front est tranchant, et on ne voit autour de la glabelle
GENRE PHACOPS. EMMRICH. 527
qu’un rudiment de limbe, en dehors de la suture faciale. Un bord plat entoure les joues. Le contour intérieur de la tête est presque rectiligne.
La glabelle très-peu bombée, s’aplatit surtout vers le bord. Sa largeur maximum est à une très-petite distance en arrière du front. Le sillon antérieur, toujours prononcé et approfondi, s’unit au sillon dorsal. Les sillons moyen et postérieur ne sont bien distincts que sur le moule des plus grands individus. Le sillon et l’anneau intercalaires sont . constamment très-distincts. ' Les extrémités de celui-ci sont ornées de nodules peu saillans.
Les yeux extrêmement développés dépassent en hauteur le milieu de la tête. Leur étendue depuis le sillon antérieur jusqu’à un demi-millimètre du sillon postérieur des joues, occupe environ les deux tiers de la longueur totale de la glabelle. La surface réticulée est inclinée à plus de 60°. Elle présente de 20 à 21 fdes verticales de lentilles, dont le maximum par rangée est de 7. Il y a, en tout, de 95 à 115 lentilles dans chaque oeil.
Les intervalles entre celles-ci ont la même apparence que le test. Le lobe palpébral porte une dépression concentrique à son bord externe.
La doublure sous-frontale s’étend presque jusqu’au milieu de la tête, en formant un angle très-aigu avec le dessus.
L’bypostôme est inconnu.
L’axe du thorax est un peu moins large que chacun des lobes latéraux. Ses anneaux, séparés par de larges rainures, montrent à leurs bouts des nodules assez faibles.
Le pygidium un peu parabolique est assez fortement bombé en travers. Il porte un limbe un peu moins incliné que la surface, et ayant une largeur uniforme d’environ un millimètre. L’axe très-saillant occupe un peu plus de la demi-largeur d’un lobe latéral. La première articulation, après le genou articulaire, est très-marquée, mais celles qui suivent sont presque effacées sur le test. On peut cependant en distinguer en tout de 5 à 6 , et jusqu’à 8 sur le moule. Les lobes latéraux ne nous offrent, dans tous les cas, que la trace peu prononcée d’une ou de deux côtes, divisées par le sillon suturai. La doublure du test paraît s’étendre sous la surface du limbe seulement.
Le test, dont nous n’apercevons que des fragmens, présente la trace d’une granulation fine, visible à la loupe, sur la- glabelle, le bord des joues et le pygidium. Il a une épaisseur qui ne dépasse pas un cinquième de millimètre.
L’enroulement est constaté. (PI. 27).
Dimensions. D’après les fragmens connus, nous évaluons la longueur à -45 m. m. La largeur maximum est de 28 m. m.
Gisem',.. et local. Cette espèce assez rare a ét.é trouvée sur .les collines dites Listice, et près Kolednik aux environs de Béraun; dans les rochers de Wiskocilka près Prague. Elle appartient exclusivement à notre étage calcaire inférieur E, et accompagne Sphaerexochus mirus , Cheirurus insignis, tyc.
Rapp. et différ. Nous avons déjà signalé la grande analogie de Phac. trapeziceps avec Phac. Glockeri et Phac. bulliceps. Le premier se distingue par les yeux beaucoup moins développés, et par son pygidium pourvu de beaucoup plus de segmens. Le second a le pygidium entouré d’un limbe plat, horizontal, qui lui est particulier dans ce petit groupe, et sa glabelle a une forme arrondie qui s’écarte de celle de ses congénères.