‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 280 sur 469 · Daim. Réussi. Barr · texte numérisé non relu

Daim. Réussi. Barr

1846. Phacops. Réussi. Barr. Not. prélim. p. 83.

1847. Odontochile Hausmami. Cord. Prodr. p, 93.

Le contour extérieur de la tête est formé par un limbe arrondi et étroit au front, mince, horizontal, laissant à peine apercevoir l’indication d'une rainure concentrique. Ce limbe s’élargit un peu, le long des joues.

La glabelle ne se distingue de celle de Daim. Hausmanni, déjà décrite, que par sa surface à peu-près lisse. Les sillons, les lobes, les fossettes sur le lobe frontal, le grain sur le milieu de l’anneau occipital, tout semble conforme au type cité. Les yeux portent chacun de 45 à 50 fdes verticales, ayant au maximum 12 lentilles. Le nombre total de celles-ci est donc d’environ 4-80 par oeil.

Le thorax est inconnu, ou du moins ne saurait être distingué, d’après des fragmens dépouillés de leur test, qui sont sous nos yeux.

L’hypostôme n’ayant pas été trouvé en place, reste confondu avec celui des espèces du même groupe.

Le pygidium, sub-triangulaire, est remarquable entre tous les analogues, par sa forme aplatie et le peu de saillie de l’axe, d’ailleurs déterminé par des sillons dorsaux très-distincts. Les talus à partir du coude, sont très-doucement inclinés et le limbe qui forme le contour, est large et horizontal.

Cet aplatissement général du pygidium est beaucoup plus sensible dans les individus déjà développés. L’axe se termine brusquement aux trois quarts de la longueur, mais on aperçoit derrière lui une carène, atteignant le bout du prolongement caudal, qui est rudimentaire. Nous comptons sur l’axe, de 16 à 20 articulations distinctes. Ce nombft ne paraît pas varier en raison de la taille, car nous trouvons le maximum sur de jeunes individus, tandisqué sur de très-grands exemplaires, il n’y a parfois, que 18 segmens. Les anneaux, à partir du premier, jusques vers le huitième, éprouvent vers le milieu un notable étranglement, et en même temps, la partie étranglée s’élève en relief. L’étranglement est produit par une échancrure arrondie, concave vers l’arrière, et qui élargit la surface de la rainure intermédiaire. La plupart des individus montrent aussi, soit sur le test, soit sur le moule, à mi-distance entre le sommet de chaque anneau et le sillon dorsal, la fossette ou légère cavité, déjà signalée dans diverses espèces de ce groupe.

Les lobes latéraux, très-peu voûtés, se coudent de manière que le talus et le limbe occupent ensemble une largeur égale environ au quart de la longueur totale. Chaque lobe latéral

présente de 14 a 15 cotes distinctes, separees par des rainures plus larges qu’elles, et marquées, même au dessous du coude, jusques tout près du contour. Le sillon suturai est tracé dans toute la longueur des côtes. La bande anterieure de celles-ci étant, le plus souvent, beaucoup moins saillante que la bande postérieure, cette circonstance donne aux rainures intercostales une apparence de plus grande largeur. Il en résulte aussi, que les côtes ont un profil aigu au sommet, doucement incliné vers l’avant, et presque à pic vers l’arrière. (Voir la section PL 25.) Cette conformation n’existe pas cependant, chez certains individus, dont les côtes formées de deux bandes sub-égales, et également élevées, ont une surface supérieure large et plane, et les deux talus egalement abruptes. D ailleurs, lorsqu on observe le moule, il présente constamment cette dernière disposition. La première n’est donc que le résultat d’une différence dans l’épaisseur du test des deux bandes costales. Les côtes éprouvent un renflement sensible au droit du coude.

La doublure du test s'étend sous le talus. Le test présente à peine un demi-millimètre d épaisseur. 11 est lisse sur la glabelle. Le limbe gênai est couvert d’une granulation serrée, égale, invisible à l’oeil nu. Chaque anneau de l’axe du pygidium est orné d’un groupe isolé de grains, toujours très-petits, et occupant seulement la partie médiane la plus saillante. Nous trouvons des grains analogues, sur le sommet de la bande postérieure des côtes. Ils forment d’abord une seule série, commençant à quelque distance de l’axe, mais plus loin les grains se muttiplient, surtout vers le coude. Quelques individus présentent aussi une série de petits grains, sur la bande antérieure des côtes, lorsque cette bande est prononcée.

Dans tous les exemplaires, on observe sur le limbe, le long du contour, une .granulation égale, très-fine et très-serrée, qui, quelquefois, s’étend de manière à se joindre à celle des côtes. Le même ornement couvre toute la surface externe de la doublure du test, dans le pygidium.

Dimensions. Les plus grands pygidium ont une longueur de 70 m. m. sur 100 m. m. de largeur. D’après ces fragmens, on peut évaluer la taille des individus correspondans, à 200 m. m.

Gisem\„ et Local. Cette espèce, assez rare, appartient à notre étage calcaire supérieur G. Elle n’a été trouvée jusqu’ici, que sur la montagne Datnily, entre Tetin et Béraun, et très-rarement aux environs de Lochkow, au sud de Prague. Elle est associée avec Daim, rugosa, Daim. Fletcheri , Bront. Brongniarti, Bront. porosus , fyc.

Rapp. et différ. Nous distinguons Daim. Réussi, principalement par la forme aplatie du pygidium, par son limbe très-large, par la glabelle lisse, et par la granulation très-fine, signalée cidessus. — 1. Daim. Hausmanni qui est la forme congénère la plus rapprochée, a le pygidium plus bombé, 1 axe plus saillant, un limbe toujours plus étroit. Sa glabelle granulée, présente des grains beaucoup plus forts, ainsique l’axe et les côtes du pygidium. — 2. Daim, rugosa est couverte d’une granulation générale sur toute la surface du corps, ce qui la distingue aisément.

M. Corda a cru reconnaître dans le pygidium de l’espèce que nous venons de décrire, la forme typiqne a laquelle Brongniart a donné le nom de As. Hausmanni. L’auteur du Prodrôme s est trompé, et nous avons donné les motifs de notre conviction, en décrivant Daim. Hausmanni.

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