‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 281 sur 469 · Daim, rugosa. Cord. (sp · texte numérisé non relu

Daim, rugosa. Cord. (sp

1825. Trilob. Hausmanni. Sternb. fpygid. excl. cap.) Verhandl. des Vaterl. Mus. PI. 2. fig. 3. D.

1843. Phac. id. Burm. fpygid. excl. cap.) Organ. der Tril. PI. V. fig. 10.

1846. Phac.. id. Barr. (partira.) Not. prélim. p. 82.

1847. Odontoch. rugosa. Cord. Prodr. p. 94.

Odontoch. lalicauda. Cord. (partira.) ibid. p. 95.

Le contour extérieur de la tête est formé par un limbe d’environ 5 m. m. de largeur, légèrement relevé au bord, et prolongé, au droit du front, de manière à figurer une ogive. Ce limbe

GENRE DALMANIA. EMMRICH.

horizontal sur l’axe, s’incline peu à peu le long des joues, de sorte que la pointe génale, par laquelle il se prolonge jusqu’au neuvième segment thoracique, a sa surface presque verticale.

La glabelle porte ordinairement les trois fossettes caractéristiques, mais quelques individus nous en montrent cinq, comme celui qui a été représenté PL 24.

Les' yeux nous présentent de 42 à 56 files verticales, ayant chacune au maximum, de 10 à 12 lentilles. Ainsi, le nombre de celles-ci varie entre 412 et 600, par oeil, suivant les individus. Entre les lentilles, on voit de petits grains ronds, disposés sur les angles d’un hexagone, circonscrit à leur base. Ces points ne se trouvent que sur les individus déjà bien développés. Tous les autres traits de la tête sont conformes à ceux du type ci-dessus décrit.

L’hypostôme que nous voyons en place, sur un de nos fragmens , se soude par ses ailes, sur la trace de la suture faciale, dans la partie où celle-ci longe le sillon dorsal.

L’axe thoracique occupe environ les trois quarts de la largeur de l’un des lobes latéraux. Dans les plèvres, la bande antérieure domine la bande postérieure, et elle a une largeur égale à celle du sillon, qui est toujours très-profond.

Le pygidium triangulaire est presque équilatéral. Il est médiocrement voûté , et le talus qui l’entoure est à peu-près vertical. Son contour est formé par un limbe presque horizontal, de 3 à 5 m. m. de largeur, terminé à l’arrière par un appendice caudal, de 5 à 10 m. m. de longueur. L’axe, doucement bombé, disparaît très-près du talus, mais on voit derrière lui une carène, qui s’étend jusques sur la pointe caudale. Les deux ou trois premiers anneaux sont légèrement échancrés au milieu, vers l’arrière; on aperçoit, surtout sur le moule, les fossettes sur les articulations de l’axe. Celles-ci varient en nombre, de 17 à 19. Les lobes latéraux nous montrent de 13 à 14 côtes, très-prononcées, et plus larges que la rainure intercostale, toujours profonde. La bande antérieure de la côte est un peu plus basse que la bande postérieure, et s’efface au droit du coude. Chaque côte éprouve un renflement très-sensible en ce point, et disparaît un peu au dessous, sans laisser de traces sur le limbe.

La doublure du test s’étend jusqu’au haut du talus.

Le test dépasse l’épaisseur d’un demi-millimètre. Il est orné d’une granulation générale, à peine visible, à l’oeil nu, et composée de grains serrés, d’inégale grosseur. Ceux qui couvrent le fond des rainures, sont toujours plus fins que ceux des parties saillantes. Une semblable granulation, inégale, existe sur la paroi externe de la doublure du pygidium, tandisque sa paroi interne est lisse. La surface de la doublure sous-frontale est, au contraire, ornée de petites cavités, inégales, et irrégulièrement semées, qui ne s’étendent cependant que sous le limbe. L’hypostôme présente le même genre d’ornement. La surface qui s’étend entre le limbe et l’hypostôme est lisse.

Dimensions. Les plus grands individus atteignent la longueur de 210 m. m. sur une largeur maximum de 130 m. m.

Gisem‘„. et local. Cette espèce se trouve dans notre étage calcaire supérieur G, sur la montagne Dainily entre Tetin et Béraun et à Dworetz, aux environs de Prague. Nous croyons aussi reconnaître ses formes dans un pygidium unique, recueilli dans les bancs de notre étage calcaire moyen F, aux environs de Konieprus. Cependant, comme ce fragment est dépouillé de son test, l’identité provisoire que nous admettons, peut donner lieu à quelques doutes, que l’avenir résoudra.

Rapp. et différ. La granulation générale qui couvre le test de cette espèce, aussi bien dans les parties creuses que dans les parties saillantes, sert à la distinguer de toutes celles du même groupe, sans même avoir recours aux autres caractères spécifiques, ci-dessus signalés. Daim, cristata seule, parmi toutes les congénères, nous offre aussi, quelquefois, des sillons granulés. Mais cet ornement n’est qu’individuel, et ne s’étend ordinairement que sur une partie des surfaces creuses, au lieu de .les couvrir en totalité. Nous reconnaissons aisément d’ailleurs cette espèce, par deux caractères constans, — 1. les rainures intercostales du pygidium sont plus larges que les côtes. Celles-ci ont un profil aigu au sommet, et portent sur chaque bande une série de

grains, sub-reguliere, qui contraste avec la granulation générale de Daim, rugosa , composée de grains épars et inégaux. — 2. Le limbe frontal de Daim, cristata est arrondi, au lieu d’être en ogive.

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