Calym. diademata. Barr
1846. C. diademata. Barr. Not. prél. p. SI.
1846. G. » Beyr. Unt. üb. Tril. p. 24. PL II. fig. 4.
1847. C. « Cord. Prodr. p. 86.
Le corps est ovalaire; le contour de la tête se rapproche d’un demi-cercle. Le bord frontal, large et épais se relève brusquement et forme, en avant de la glabelle, une saillie constante, analogue à un diadème, fortement arqué, et dépassant toujours le relief de tout le reste de la tête. La lobation de la glabelle, et la forme de tous les autres élémens céphaliques, sont
semblables à celles de C. Blumenbachi, type du genre. Les angles postérieurs des joues sont arrondis.
L’hypostôme porte, au milieu du corps central, une protubérance assez saillante. (PL 19.)
Le thorax est fortement bombé en travers, et l’axe saillant. Les plèvres commencent à se couder à peu de distance de l’axe, et occupent une largeur un peu plus grande que celui-ci.
Pygidium fortement bombé, arrondi à l’arrière. L’axe porte six segmens distincts, non compris le genou, et les flancs cinq côtes saillantes, plates, mais d’inégale largeur, outre la demicôte articulaire. Les côtes s’effacent avant d’atteindre le bord. Elles sont plus larges que les rainures qui les séparent, et montrent un faible sillon suturai sur leur surface. M. le Prof. Beyrich a déjà fait remarquer un trait caractéristique, commun à cette espèce et à C. Blumenbachi. C’est que la cinquième ou dernière côte, la plus étroite, se trouve très-rapprochée de l’axe et séparée de la quatrième, par une rainure plus large que les autres.
Nous ne connaissons le test, que par des fragmens épars sur diverses parties du corps. Il est couvert d’une granulation fine, égale, et serrée, qui paraît un peu plus intense vers les bords que vers l’axe du corps. Cette granulation se retrouve sur l’hypostôme, où elle paraît avoir une faible tendance à se grouper en filets. Aucun individu n’a été trouvé enroulé, ce qui tient sans doute à la grande rareté des exemplaires entiers. On ne rencontre ordinairement, que la tête et le pygidium.
Dimensions. Les plus grands individus semblent atteindre les mêmes dimensions que C. Blumenbachi major Murch. dont la tête a une largeur de 6 centimètres, comme celle que nous avons représentée. Celte dimension correspond a une longueur totale d’environ 9 centim. comme celle de l’espèce Anglaise comparée.
GisenL et Local. Nous avons découvert Calym. diademata aux environs de S'. Iwan; sur les collines dites Listice, près Béraun ; sur les collines situées entre Luzetz et Lodenitz, à Wiskocilka près de Prague, et à Wohrada. Partout, elle caractérise notre étage calcaire inférieur E. Les fragmens sont très-abondans, surtout dans la première localité. Il est étonnant, que cette espèce si féconde ne se soit pas propagée dans les autres parages de notre bassin. Elle se trouve ordinairement avec Cheir. insignis , Staurocepha-lus Murchisoni , Lichas scabra, Sphaerexochus mirus, Leptaena sericea, Lept. depressa, &c.
Bap. et différ. C. diademata ressemble beaucoup à C. Blumenbachi. Nous la distinguons principalement par son bord frontal, dont la saillie et l’épaisseur sont constantes. Elle paraît aussi avoir une granulation beaucoup plus égale, que celle la variété commune de sa congénère, et moins grossière que celle de la variété major. Parmi les autres espèces Bohèmes, C. parvula et C. declinata out aussi le bord frontal relevé et développé, mais à un moindre degré. Ces deux espèces se distinguent d’ailleurs par la forme triangulaire de la tête, et par celle des lobes latéraux du corps, toujours moins larges, et reployés en dessous, à la manière des Homalonotus.
m. incerta. Barr,
C. incerta. Barr. Not. prélim. p. 28, G. » Cord. Prodr. p. 87.
Cette espèce nous montre la forme longue et la forme large, contrastant à un haut degré, dans les proportions des axes de leur corps ovalaire. Dans la première, le rapport des axes est de 9:5, et seulement de 11:7 dans la seconde.
Le contour de la tête, arrondi, presque en demi-cercle, présente, dans la forme large trèsprononcée, une portion rectiligne au droit du front. Dans cette partie, le bord est fortement relevé, mais sa saillie est cependant très-inférieure à celle de la glabelle. Il s’abaisse successivement le long des joues, et finit par s’effacer, à l’angle gênai, qui est arrondi. La glabelle
GENRE CALYMENE. BRONGNIART.
est fortement bombée, et varie beaucoup dans ses proportions en longueur et en largeur, suivant les deux formes considérées. Quatre sillons latéraux bien prononcés, et le dernier d'entr’eux distinctement bifurqué. Les yeux sont placés au droit du lobe médian. La joue mobile est toujours très-abrupte vers le bord. Vers le front, il y a, de chaque côté, une cavité au fond du sillon dorsal, comme l’impression d’une forte pointe.
L’hypostôme a un bord antérieur très-large, et des ailes médiocrement développées.
13 segmens au thorax. L’axe, très-saillant, n’atteint le maximum de largeur, que vers le
quatrième anneau, dans la forme large, et un peu plus en avant, dans la forme longue. Il occupe un peu plus d’étendue que chacun des deux lobes latéraux. Les anneaux présentent une double courbure, au milieu convexe, et vers les deux extrémités, concave vers la tête. La partie voisine du sillon dorsal est toujours un peu enflée, mais sans nodule bien prononcé, comme celui des Phacops. Les plèvres, un peu déprimées vers le sillon dorsal, se relèvent légèrement vers le milieu, pour se couder ensuite à angle droit. Le talus est taillé en biseau très-prononcé, sur le bord antérieur ; le bout est arrondi. La surface de la plèvre est creusée par un sillon
profond, prolongé jusqu’à l’extrémité; la bande postérieure est la plus large. La doublure du
test ne paraît avoir que 2 m. m. d’étendue vers l’intérieur.
Le pygidium est arrondi sur le contour extérieur; l’axe se prolonge très-près du bord; il occupe à peu-près la même largeur que chacun des flancs. Nous comptons sur sa longueur sept segmens, et cinq côtes distinctes sur chaque lobe latéral, non compris le demi-segment articulaire. Les côtes sont séparées par des rainures profondes, perceptibles jusqu’au bord, et leur surface porte un sillon suturai jusqu’à l’extrémité. La cinquième côte devient parallèle à l’axe, et s’écarte beaucoup de la précédente. La doublure du test, sous le bord, ne s’étend pas au delà de 2 à 4 m. m.
Le test a été dissous dans les schistes où se trouve cette espèce; mais d’après les impressions de sa paroi intérieure, nous voyons qu’il était granulé, du moins vers les flancs et les bords extérieurs. La granulation s’étend sur la doublure du pygidium, où elle est plus intense que sur la surface supérieure, et paraît s’être développée en épines aigues, dont nous trouvons le moule intérieur sur divers exemplaires.
Malgré le biseau très-marqué, qu’on observe sur le bord antérieur des plèvres, aucun exemplaire de cette espèce ne s’est présenté à nous dans l’état d’enroulement, ce qui contraste avec le fait contraire, observé au sujet de C. parvula.
Dimensions. Le plus grand individu de la forme longue a 76 m. m. de longueur, sur 44 de largeur. Pour la forme large, ces dimensions sont: 63 et 4-3.
GisemL et Local. C. incerta est répandue sur toute la surface de la formation des schistes très-micacés, tout autour du bassin. Elle appartient uniquement à ces schistes, qu’elle caractérise, et qui occupent une position à peu-près médiane, dans l’étendue verticale des couches fossilifères de notre étage des quartzites D. Elle se trouve à Praskoles, Wotmitz, Radauseh, Zahorzan, Lieben, &c., accompagnée par Cal. pulchra , Acid. Buchi, As. nobilis, Trin. ornatus, Daim, proaeva &çc.
Rapp. et différ Cal. incerta offre une grande ressemblance avec C. Blumenbachi. Cependant, nous avons cru devoir la distinguer spécifiquement: — - 4. parceque son limbe frontal est toujours mince et très-relevé, tandisque dans le type, il est moins développé. — - 2. La glabelle porte, près du front, un quatrième sillon latéral, exclusivement propre à cette espèce. — 5. Le sillon suturai, sur les côtes du pygidium, s’étend depuis le sillon dorsal jusqu’au bord. Dans C. Blumenbachi, au contraire, il n’est marqué que vers l’extrémité des côtes. Ces différences ne sont pas d’une grande importance, il est vrai, aussi, considérons-nous C. incerta comme représentant dans la division inférieure de Bohême, l’espèce typique du genre. Il laut cependant remarquer, que dans les régions Siluriennes, où le type est le . plus commun, il se trouve principalement dans les formations de la division supérieure du Système, comme à Dudley en Angleterre, et dans l’île de Gothland, tandisqu’il est relativement rare dans la division inférieure, à laquelle appartient C. incerta.