‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 300 sur 469 · Calym. parvula. Barr · texte numérisé non relu

Calym. parvula. Barr

1846. C. parvula. Barr. Not. prél. p. 27.

1846. C. „ Beyr. Unt. üb. Tril. II. p. 25/ PL II. fig. 5.

1847. C. „ Cord. Prodr. p. 87. PL V. fig. 50.

Forme générale du corps, ovale, très-amincie vers l’arrière. Contour de la tête sub-triangulaire. Le bord frontal, relevé, atteint et dépasse souvent en saillie, le centre de la glabelle. Celle-ci,

bien marquée par les sillons dorsaux, a peu de relief. Elle porte trois paires de sillons latéraux, simples, presque rectilignes, dont la première est très-faible, et se dirige, ainsi que la paire moyenne' un peu obliquement vers l’axe. Les sillons postérieurs s’inclinent davantage, et tendent à s’unir sur lé sillon occipital. Aucun de ces sillons ne se bifurque, et ne paraît avoir beaucoup de profondeur, de sorte que les lobes qui en résultent, ne sont pas arrondis, ni détachés de la glabelle, comme dans toutes les autres espèces congénères. Cette lobation rappèle au contraire celle du genre Phacops. Les yeux sont un peu plus en arrière que dans le type générique. Un petit filet saillant qui en part, se dirige vers le sillon antérieur de la glabelle. La joue mobile est trèsfortement inclinée vers le bord extérieur.

L’hypostôme, qui par ses dimensions et le gîte où il a été trouvé, paraît appartenir à cette espèce, offre les formes typiques.

• 13 anneaux au thorax. L’axe, très-bombé et saillant, occupe une étendue plus grande que

chacun des lobes latéraux; sa largeur maximum est vers le 5me anneau. Les plèvres, horizontales sur une très-petite partie de leur longueur, se coudent brusquement à angle droit. Le talus est légèrement taillé en biseau, sur le côté antérieur et forme une pointe émoussée vers l’arrière. Le sillon pleural est profond, et se prolonge jusqu’à l’extrémité.

Le pygidium, sub-triangulaire, fortement bombé, en travers, présente sept articulations sur l’axe, et six côtes sur les lobes latéraux. Ces côtes sont séparées par des sillons profonds, qui se prolongent jusqu’au bord. Chacune d’elles montre en outre, sur sa surface, un sillon suturai un peu oblique, qui la sépare en deux bandes, dans toute sa longueur.

Le test n’a laissé aucune trace dans les quartzites, où se trouve cette espèce.

Nous avons dans notre collection des individus enroulés de la manière la plus complète, bien que la forme des plèvres ne semble pas annoncer à un haut degré cette faculté, ainsi que l’a observé le profr. Beyrich.

Dimensions. L’exemplaire figuré a une longueur de 31- m, m. et une largeur maximum de 16 m. m. Le plus grand individu de notre collection ne dépasse pas 35 m. m. de longueur.

Gisem‘„, et local. Cal . parvula n’a été trouvée jusqu’ici, que sur les monts Drabow, dans la bande des quartzites à laquelle nous donnons ce nom. Les autres espèces qui appartiennent à ce gîte, sont Daim, socialis, Trin. Goldfussi , Orthis redux , Acid. Buchi, ko.

Rapp. et différ. C. parvula se rapproche de C. declmata, par le .contour triangulaire de la tête, et l’amincissement du corps vers l'arriére. Elle se distingue, par la forme rectiligne des sillons de la glabelle, qui lui est propre, tandisque dans C. declinata les sillons postérieurs se bifurquent et produisent des lobes arrondis, comme dans toutes les autres espèces congénères, à nous connues.

Parmi les espèces étrangères, Calym. brevicapitata Portl. décrite et figurée par M. Salter, offre quelques analogies avec C. parvula. Il nous semble cependant, que l’espèce Anglaise diffère, d’après les fragmens qui sont sous nos yeux: — I. par la forme alongée de la glabelle; — 2. par les lobes globuleux et les sillons très-profonds qui les séparent; — 3. par la position des yeux beaucoup plus en avant.

Les fragmens que nous comparons à notre C. parvula, étant déterminés par M. Salter, nous ne pouvons craindre de nous tromper. Ce qui rapproche le plus ces deux espèces, c’est la forme alongée du corps, et la forte courbure transversale des segmens, qui rappèle le faciès des Homalonotus. Ce faciès pourrait servir, peut-être, à établir un groupe particulier, parmi les Calymene. Nous ferons remarquer en passant, que les formes qui composeraient ce groupe, paraissent jusqu’ici, appartenir exclusivement à la division Silurienne inférieure, savoir: en Bohême, Calym. parvula. En Angleterre et en Irlande, Cal. brevi-capitata. Portl. En France, Cal. Tristani. Brongn., Cal. Arago Rou. et Cal. Salleri (inéd). Rou. Ces trois dernières espèces ont été récemment découvertes, en Espagne, par notre ami M. de Verneuil, comme Cal. Tristani , en Portugal, par M. Daniel Sharpe; partout dans la division Silurienne inférieure.

GENRE CALYMENE. BR0NGN1ART.

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