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GENRE LICHAS. RAI, MAN

Nous citerons aussi Lich. Barrandei Fletch. L’exemplaire bien conservé de cette pic ce,

figuré (PI. 21. bis. fig. 5.) se distingue par la forte protubérance placée sur l’axe, derrière le 5e. anneau. Quant au fragment figuré (PI. 27. fig. 10), ses traits, autant que nous pouvons les juger, semblent indiquer l’identité avec L. scabra de Bohême.

Nous avons sous les yeux les fragmens de la collection Hawle, qui ont donné occasion à M. Corda, de constituer deux espèces, que nous reconnaissons comme parfaitement identiques avec celle que nous venons de décrire.

1. Dicran. granulosa est représentée par des fragmens de la glabelle et de l’iiypostôme,

provenant de SI. Iwan, auxquels a été associé un fragment de pygidium, des collines de Listice. Ces morceaux nous montrent tous les caractères spécifiques ci-dessus décrits. Seulement, nous voyons entr’eux, sous le rapport de l’intensité des ornemens, des variations individuelles, analogues à celles que nous avons indiquées ci-dessus.

2. Dicran. aspera. Cette forme est celle à laquelle nous avions donné le nom de Lich,

propinqua , dans nos travaux antérieurs. Elle se trouve, le plus souvent, sur les collines ^ e Listice et les rochers de Kozel. Elle n’est jusqu’ici connue, que par des fragmens de la têle et du pygidium. La seule différence qu'ils offrent, consiste dans la forme un peu conique des

tubercules du test. L’influence seule de la localité suffit pour faire concevoir une modification

de ce genre, qui conduirait tout au plus à l’établissement d’une variété, si elle était constante. Il n’en est pas ainsi, car il existe des individus, soit de SL Iwan, soit des collines de Listice, dont les tubercules présentent une forme intermédiaire entre les formes extrêmes. Au caractère tire des ornemens, M. Corda en joint un autre, fondé sur la largeur très-grande de la troisième plèvre, dont les bandes sont inégales, dans sa Dicran. aspera. La coexistence de ces deux caractères aurait sans doute à nos yeux une certaine valeur spécifique, si elle était constante. Mais nous avons des individus, dans lesquels les tubercules sont coniques, tandisque la troisième plèvre ne se distingue nullement des précédentes par ses dimensions, ou bien pourrait être considérée comme plus étroite. Nous avons mentionné, ci-dessus, les variations que subit le prolongement aplati de l’axe, et la répartition de la surface des lobes latéraux du pygidium, dans les divers individus de Lich. scabra.

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