Acanthopyge speciosa
très-mal conservé, et appartenant à de grands individus. Nous retrouvons, sur leurs contours, les tubercules spiniformes mentionnés au sujet de Coryd. interjectus.
1845. M. le Profr. Beyrich ne connaissant d’abord que le pygidium isolé de l’espèce que nous venons de décrire, l’a associé à la tête de notre Staurocephalus Murchisoni, sous ^ le nom de Trochurus speciosus. Il nous semble, que le parti le plus sûr est de laisser à l’écart les noms, soit génériques soit spécifiques, donnés à des assemblages hétérogènes, parceque leur application arbitraire à l’un ou à l’autre des élémens, peut conduire à une confusion.
1846- Ce motif nous a porté, lors de la publication de notre Notice préliminaire, à proposer le nom de Lich. palmata, pour l’espèce à laquelle appartient réellement le pygidium, en question. Peu de temps après, dans son second mémoire sur les Trilobites, M. Beyrich a déclaré, que son genre Trochurus n’existait pas, et en même temps il a rapporté ce pygidium avec sa véritable tête, au genre . Arges, sous le nom de Arg. speciosus.
1847. M. Corda n’a eu égard, ni à nos travaux, ni aux rectifications de M. Beyrich. Il a appliqué le nom de Trochurus speciosus, à la tête de notre Staurocephalus , tandisqu’il a créé le nom spécifique flabellatus , pour le Trilobite que nous avions nommé Lich. palmata.
Cette confusion, que nous avions prévue et que nous désirons éviter, nous engage à maintenir notre nom spécifique, qui ne peut donner lieu à aucun malentendu.
Nous avons exposé, en traitant des caractères génériques des Lichas, les motifs qui nous font rejeter l’indépendance générique des Arges. Nous ne reviendrons pas sur ce sujet, mais nous ferons remarquer la parfaite analogie qui unit Lich. palmata avec Lich. scabi a, dont la nature générique n’a été contestée par aucun paléontologue. — 1. La tête présente des traits identiques, ^si ce n’est le sillon postérieur de la glabelle, un peu moins marqué dans Lich. scabra, que dons Lich. palmata. — 2. L’hypostôme des deux espèces diffère un peu dans ses proportions; mais, par une étrange bisarrerie, c’est l’hypostôme de Lich. palmata qui a le plus de ressemblance avec celui d’un Metopias ou Lichas de Bussie que nous possédons, et avec celui de Lich. Hibernica, décrit par Portlock, sous le nom de Nutt. obscura. — 3. La forme de la plèvre suit, dans- les deux espèces, le type à sillon. Elle diffère en ce que, dans Lich. scabra les deux bandes sont au même niveau, tandisque la bande postérieure domine par son relief, dans Lich. palmata. Or, une différence de cette nature se voit assez fréquemment dans d autres genres. Nous citerons seulement Daim. Hausmanni , .dont les deux bandes sont également basses, et Daim, rugosa, qui a la bande antérieure plus saillante. On ne saurait donc chercher une distinction générique, dans cette modification de la plèvre. — 4. Les différences qu’on peut remarquer dans la forme du pygidium, dérivent, en grande partie, de celle que nous venons de considérer, dans le segment thoracique. La saillie de la bande postérieure la fait reconnaître dans chaque plèvre de Lich. palmata. La fusion de deux bandes, dans la troisième plèvre du pygidium, n’est qu’un cas de la contraction multiple des plèvres, que la plupart des Trilobites nous montrent, dans cette partie du corps.
Après ces rapprochemens, nous cherchons vainement à trouver quelque caractère, qui puisse séparer génériquement les deux espèces, dont nous venons de comparer les principaux élémens.
Un moule provenant des Etats-Unis, sous l’étiquette: No. 27 Springfield. Ohio. Dr. Marshall s Cabinet, reproduit, avec une identité frappante, la tête de notre Lich. palmata. Cest tout ce que nous savons à ce sujet. Ce moule est accompagné par celui de la tête de Sphaerexochus
mirus.
1 846. Lichas Haueri.
Lichas parvus.
1847. Dicranopeltis parva.