Lich. Haueri. Barr
Barr. Not. prélim. p. 73.
Barr. ibid. ib.
Cord. Prodr. p. 143.
Acanthopyge Leuchtenbergii. Cord. ibid. p. 144. PI. I. fig. S. 6. 7.
La tête est fortement bombée. Son contour extérieur, un peu parabolique, est formé par un limbe peu épais, très-étroit au droit du lobe frontal, et un peu plus large le long des lobes antérieurs de la glabelle. Ce limbe porte une rainure presque cachée sous les parties frontales, et qui, plus loin s unit aux sillons moyens. A partir de cette réunion, un peu en avant de 1 oeil, le limbe disparaît le long de la joue mobile, dans les exemplaires les plus développés.
Le contour postérieur de la tête est presque en ligne droite.
L’anneau occipital est peu développé. Le sillon occipital est large au milieu, et se confond avec les extrémités des sillons moyens. Le corps médian de la glabelle, analogue par sa largeur uniforme, à celui de Lich. palmata, offre comme lui un évasement au front. Son relief, à tous les âges, domine très-peu les lobes latéraux antérieurs. Son profil transversal est un arc aplati. Son profil longitudinal s’élève verticalement à partir du front, puis décrit vers l’arrière un arc dont la courbure varie un peu selon les individus. Il est limité par l’extrémité intérieure des sillons moyens, qui convergent vers l’axe.
Le sillon antérieur de la glabelle, analogue à celui de Lich. palmata, est, dans presque tout son cours, parallèle à l’axe. Beaucoup d’exemplaires nous montrent vers le milieu de sa longueur, un élargissement en forme d entaille, dans le lobe antérieur. Les sillons moyens, comme dans l’espèce citée, sont rectilignes, obliques à 45° Ils partent du sillon dorsal, au droit de l’oeil, et aboutissent par leurs extrémités intérieures, aux sillons antérieurs. Ils s’unissent, derrière le corps médian, par une ramure, qui se confond avec le sillon occipital. Les sillons postérieurs ne sont pas indiqués.
Les sillons dorsaux sont à peu-près effacés , dans tout l’espace qui s’étend entre le bord postérieur et 1 oeil, dans tous les vieux individus, mais nous les trouvons constamment bien tracés, sur les plus jeunes, et dans une direction analogue à celle qu’ils ont dans Lich. palmata. A partir de I oeil , ils sont très-marqués, et ils semblent faire suite aux sillons moyens, jusqu’à la rainure du limbe frontal.
Les lobes circonscrits par ces sillons se réduisent à deux. D’abord, le lobe antérieur ovalaire, assez bombé. Ensuite, vers l’arrière, nous trouvons un autre lobe arrondi, qui représente à la fois le lobe moyen, le lobe postérieur, et la joue fixe, confondus en un seul tout, par le manque du sillon postérieur et la disparition partielle du sillon dorsal, dans cette région. Ce lobe composé, arrondi vers l’angle gênai, porte un limbe assez épais, horizontal, déterminant à 1 intérieur une très-forte rainure. Il est remarquable, que ce limbe au lieu de s’arrondir, présente un angle presque droit, dont le sommet est dépourvu de toute pointe.
La joue mobile est un triangle étroit et alongé, qui forme une saillie latérale, rompant la continuité du contour général, parabolique. La surface de ce triangle est fortement inclinée en dehors, et son contour extérieur paraît dénué de limbe, ainsique nous l’avons déjà dit, mais seulement dans les individus les plus âgés, car nous le voyons distinctement dans les plus jeunes Cest, le prolongement de ce limbe, existant toujours virtuellement, qui forme la pointe dont la joue mobile est armée. Cette pointe est un peu aplatie, assez large, un peu arquée vers l’arrière, et divergente à 45°.^ Sa longueur paraît analogue à celle qu’on 'observe dans Lich. scabra. Dans des individus bien développés, la naissance de la pointe, sur la joue, paraît remonter jusques vers
GENRE LIC H AS. DALMAN.
cette doublure, a la plus est trapéziforme , un peu il est entouré d’une forte
l’oeil, par une forte carène, peu sensible au jeune âge. Il faut encore remarquer, que la suture faciale aboutit un peu en arrière de la pointe génale, sur le milieu d’une petite ligne droi e, formant un des côtés de l’angle droit, figuré par le contour du bord postérieur de la joue fixe.
L’oeil est situé près du bord latéral, à peu-près au droit du centre de la tête. Nous voyons par le lobe palpébral, que sa forme est ovoide, très-élevée, comme pédonculee et parconsequen très-fragile. Ce lobe est incliné à 45°. vers la glabelle, et comme il est étranglé a la base, il
figure un ovale alongé, et presque complet. La surface visuelle ne nous est pas connue.
Tous les traits que nous venons de décrire, tels que la joue mobile, l’angle gênai, le bord postérieur de la joue fixe et l’oeil, sont très-inexactement figurés dans le Prodrôme de M. Corda. (PI. 1. fig. 5.) Les fragmens de la collection Hawle, qui sont sous nos yeux, sont cependant parfaitement d’accord avec ceux que nous possédons, et nous avons même fait dessiner 1 un deux. (PL 28 fig. 40. 41.)
La doublure sous-frontale n’a que l’étendue du limbe.
L’hypostôme , qui s’attache immédiatement à l’arête interne de grande ressemblance avec celui de Lich. palmata. Le corps central arrondi aux 'angles. Ses empreintes latérales sont peu profondes , et rainure. Les allés sont courtes et triangulaires. Les bords latéraux occupent, chacun, le quart
de la largeur totale, et éprouvent une forte dépression au point où ils s unissent avec le bor
buccal. Celui-ci est extrêmement développé, et porte au milieu une tres-forte protubérance, occupe presque autant de longueur que le corps central. L’arête, vers la bouche, est un peu rectiligne, ou convexe, au droit de la protubérance mentionnée, ce qui contraste avec 1 échancrure qu’on observe ordinairement sur ce bord.
Le thorax est complètement inconnu, mais d’après les nombreuses analogies qui lient celte espèce avec Lich. palmata, il est très-vraisemblable, que la forme des segmens doit beaucoup se rapprocher de celle que nous avons décrite pour cette dernière.
Le pygidium est peu bombé, sub-triangulaire , plus ou moins alongé, suivant les individus.
Dans la forme longue, la longueur et la largeur sont égales, tandisque dans la forme large, a
longueur est à la largeur comme 3 : 4. L’axe cylindroide paraît souvent, par 1 effet de la pression, un peu encaissé entre les lobes latéraux. Il occupe le tiers de la largeur, et enuron a moi ie
de la longueur, tantôt un peu plus, tantôt un peu moins. Il porte, près du thorax, un anneau
très-saillant, et très-court, suivant l’axe. Derrière cet anneau, on voit sur chaque flanc de laxe, le rudiment du second segment, près des sillons dorsaux. Mais il n’existe pas de division correspondante sur l’axe, dont la surface reste unie, jusqu’à son affaissement subit vers 1 arriéré. Une côte indique seule le prolongement.de cet axe jusqu’au bord. Nous retrouvons, sur chaque lobe latéral, les trois plèvres ordinaires, dont les élémens sont disposés et modifies, comme dans Lich. palmata. La bande antérieure se dilate de plus en plus, dans chaque plèvre , en a an \eis l’arrière, tandisque la bande postérieure conserve à peu-près la forme et le reflet quelle a probablement au thorax. Elle donne naissance à une pointe, un peu oblique, cylindroide, atteignan jusqu’à 15. m. m. de longueur. Les troisièmes plèvres forment, de chaque côte, une surlace bombée. Il reste entre elles une dépression longitudinale, dans laquelle se trouve enfoncée a côte formant le prolongement de l’axe. Dans cette espèce, comme dans Lich. palmata, le sil on et la bande postérieure disparaissent, dans la troisième plèvre. Cette bande est umquemen, représentée par une pointe voisine de l’axe, et semblable à celle qui la caractérisé dans les deux
autres plèvres.
Le test n’a pas plus d’un tiers de sillons, est ornée de tubercules coniques,
millimètre d’épaisseur. Toute sa surface, excepté les suions, est ornee ue iuuBrou.» — m-,, aigus, inégaux, laissant plus de vides que ù jbs Ces tubercules se retrouvent sur le lobe palpébral, sur la pointe genale, et sur les pointes du pygidium Iis sont aussi assez serrés sur le corps central.de l’hypostôme, tandisque que les ions latéraux sont ornés de nervures. La protubérance du bord buccal ^est lisse. Nous signalerons,
en particulier, deux tubercules symétriquement placés par rapport à l’axe, dans la rainure qui limite par derrière le corps médian de la glabelle.
Dimensions. La longueur de la plus grande tête est d’environ 24 m. m. Le plus grand pygidiurn a 35 m. m. de longueur sur 40 de largeur, non compris les pointes. D’après ce dernier fragment, nous évaluons la taille de l’individu correspondant, à 130 m. m.
Gisemtt. et Local. Cette espèce se trouve dans nos deux étages calcaires F et G. Nous l’avons recueillie dans les bancs de l’étage moyen F, aux environs de Konieprus, et Mnienian, près Béraun , et de Slichow près Prague. Les seuls fragmens connus de l’étage supérieur G proviennent de Dworetz.
Rapp. et différ. Nous avons déjà signalé les nombreuses affinités de cette espèce, avec Lich. yalmata. Celle-ci se distingue par le lobe postérieur de la glabelle toujours marqué, et par son pygidiurn, dont l’axe montre trois segmens, et dont la forme est beaucoup plus arrondie. Les autres Lichas connus diffèrent notablement par leur pygidiurn, ou bien par la forme des compartimens de la tête.
Nous reconnaissons Lich. Haueri dans les formes qui ont reçu les noms spécifiques suivans :
L. Lich. parva Barr. est le nom que nous avons originairement donné aux têtes de trèsjeunes individus, de Konieprus, dont nous avons signalé la différence, par rapport aux têtes des adultes. Cette différence s’évanouit avec l’àge.
2. Dicranopeltis parva Cord. désigne la même forme, tandisque la forme adulte a été nommée, Acanthopyge Leuchtenbergii, dans le Prodrom.