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Lichas. ambigua. Barr

1846. Bronteus ambiguus. Barr. (caput.J Not. prélim. p. 61.

La glabelle et le pygidiurn que nous associons, nous étaient isolément connus, à l’époque de nos premiers travaux, mais nous avions méconnu leurs affinités, soit entr’eux, soit avec le genre Lichas. Nous ne pouvons plus douter aujourd’hui que ces fragmens n’appartiennent à une mêm'e espèce, parcequ’ils se présentent constamment ensemble, dans diverses localités, où ils ne sauraient être confondus avec aucune autre forme.

La tête est médiocrement bombée, et son contour extérieur paraît un peu parabolique.

Le contour frontal est formé par un limbe un peu épais, horizontal, ayant une largeur uniforme, d’environ un millimètre, dans toute son étendue. Le contour postérieur de la tête est rectiligne, comme dans Lich. Haueri. Le sillon et l’anneau occipital sont également bien marqués.

Le corps médian de la glabelle se distingue par son grand évasement au front; cette partie offrant une largeur plus que triple de la largeur minimum, vers l’arrière. Le relief du corps médian domine peu les lobes adjacens. Son profil transversal est un arc aplati. Son profil longitudinal s élève au front sous un angle d’environ 60°. c. à d. bien moins abrupte que dans les autres espèces. Le point culminant correspond au milieu de la longeur, et la partie postérieure tend à s’aplatir vers la nuque. La largeur minimum du corps médian correspond aux extrémités des lobes antérieurs, derrière lesquels il se dilate de nouveau, sous la forme d’un trapèze renversé, dont la base est limitée par le sillon occipital.

Le sillon antérieur prend naissance, comme dans tous les autres Lichas, au point où le sillon dorsal atteint le limbe frontal. Il s’élève en arc, se rapproche rapidement de l’axe, et puis il continue, son cours, presque parallèlement à celui-ci, jusqu’à la rencontre du sillon moyen, avec lequel il s’unit par un crochet à angle droit vers l’extérieur.

GENRE LICHAS. DALMAN.

Le sillon moyen, incliné à 4-5°. par rapport à l’axe, débouche par son extrémité antérieure dans le sillon dorsal, auprès de l’oeil, et se prolonge, jusqu’au sillon occipital, formant le côté oblique du trapèze placé à la base du corps médian de la glabelle.

Aucun exemplaire ne nous montre la trace du sillon postérieur, et nous croyons quil ne peut exister, dans l'espace étroit qui sépare le sillon moyen du sillon dorsal.

Le sillon dorsal, dans tout son cours, est presque parallèle à l’axe, et s’unit au sillon moyen, au droit de l’oeil.

Les lobes déterminés par ces sillons se réduisent à deux, de chaque côté. Le lobe antérieur, ovalaire, est bombé et bien prononcé. Le lobe moyen, peu distinct, a la forme dun triangle, dont le sommet avoisine l’oeil, et dont la base repose sur le sillon occipital.

La joue fixe, mal conservée dans tous les fragmens, forme une petite surface, un peu bombée,

et presque verticale. La joue mobile est inconnue.

L’oeil est situé, non loin du bord latéral, à peu-près vis à vis le centre de la tête. Sa forme n’a pas pu être observée.

L’hypostôme reproduit complètement la forme décrite dans Lich. Haueri, avec la seule différence, que la protubérance indiquée, sur le milieu du bord buccal, est beaucoup moins saillante.

A ce moyen de distinction, s’ajoute celui que fournit la forme des ornemens de la surface, que

nous décrirons ci-après.

Le thorax est complètement inconnu.

Le pygidium s’écarte notablement de la forme ordinaire dans les Lichas jusqu ici décrits. Au lieu d’être aplati, il est très-fortement bombé en travers. L’axe saillant et bien déterminé par les sillons dorsaux, occupe le tiers de la largeur, et environ la moitié de la longueur; quelquefois un peu plus, suivant les individus. Nous reconnaissons, sur sa partie antérieure, deux anneaux, très-courts, dans le sens de la longueur du corps. Le reste de sa surface est cylindroide, et s’amincit un peu vers l’arrière, pour se terminer brusquement, en s arrondissant , un peu avant le talus abrupte que la surface du pygidium présente vers l’arrière. Une côte, distincte sur le test, indique le prolongement de l’axe sur ce talus, jusqu’au bord. Elle est peu visible sur le moule.

Les lobes latéraux, au lieu d'être aplatis, se coudent à 45° vers le milieu de leur largeur, formant ainsi un talus élevé, au pied duquel on trouve un limbe, un peu incliné. Ce limbe trèsétroit le long des côtés, s’élargit considérablement et s’aplatit, au contour postérieur, mais d une manière très-inégale suivant les individus. Il se termine carrément, par une ligne transversale, tantôt droite, et tantôt un peu concave vers l’extérieur. Nous retrouvons, sur chaque lobe latéral, les trois plèvres qui caractérisent le genre. La première ne paraît pas modifiée dans les proportions relatives de ses deux bandes. Dans la seconde, nous voyons la ba'nde antérieure se dilater sensiblement. Dans la troisième, cette .dilatation est telle, quelle occupe plus de la moitié de la superficie du lobe correspondant. La bande postérieure, dans les . deux premières plèvres, a la forme d’une côte saillante et arrondie, comme dans Lich. palmata et Lich. Haueri. Son extrémité fait une petite saillie sur le contour. Dans la troisième plèvre, cette bande disparaît complètement, et se trouve fondue avec l’autre, à moins qu’on ne veuille en chercher la trace, dans la saillie de l’angle latéral du contour postérieur.

La doublure du test remonte vers l’intérieur, jusqu’au coude de la surface.

L’épaisseur du test ne dépasse pas un cinquième de millimètre. Sa surface est ornée, sur la tête et sur le pygidium, de tubercules spiniformes, très-inégaux, et irrégulièrement seines, , laissant, en général, plus de vides que de pleins. Les rangées transverses^ des tubercules, sur l’axe du pygidium, sont assez régulières, pour avoir l'air de correspondre à plusieurs anneaux. La superficie du corps médian de l’hypostôme nous présente au contraire des cavités assez serrées, arrondies, et analogues à celles qui ont été observées sur la même partie, dans ic .

scabra. On voit aussi quelques unes de ces cavités sur les bords, ornés d’ailleurs de quelques nervures longitudinales, comme dans toutes les autres espèces. La paroi externe de la doublure du pygidium porte des nervures analogues, ou plis-sillons, dont nous voyons les empreintes creuses sur le moule.

Dimensions. Cette espèce paraît plus petite que les autres. Longueur de la tête: 10 m. m. Longueur du pygidium, 14 m. m. largeur, 18 m. m. Nous évaluons la taille d’un individu à 80 m. m.

Giseml et local. Cette espèce, très-rare, appartient à notre étage calcaire inférieur, E. Nous l’avons trouvée, aux environs de Béraun, sur les collines de Listice, et au lieu dit Ratinka. Elle est associée dans ces localités, avec Lich. scabra , Lich. palmata, Sphaerexoch, mirus, fyc. fc.

Rapp. et différ. Le pygidium isolé, que nous avons nommé Lich. heteroclyta a de grands rapports avec celui de Lich. ambigua. Le premier se distingue : — 1. par une forme plus alongée. — 2. par la moindre saillie de l’axe. — 3. par le limbe plus large sur les côtés, et arrondi au contour postérieur.

D’après la saillie des bandes postérieures des plèvres, au pygidium, nous pouvons considérer Lich. ambigua , comme appartenant au groupe de Lich. palmata. Le bombement remarquable de son pygidium, indépendamment de la conformation de la tête, suffit pour le distinguer des formes déjà décrites. Le principal rapport que cette espèce nous montre avec Lich. scabra, consiste dans les cavités qui ornent le corps central de l’hypostôme, dans ces deux formes congénères.

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