‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 340 sur 469 · Aegl. speciosa. Corel. (sp · texte numérisé non relu

Aegl. speciosa. Corel. (sp

1847. Microparia speciosa. Gord. Prodr. p. 52. PI. III. fig. 26.

Illaenus asaphoides. Cord. ibid. p. 54. (pygidium.)

L’ensemble du corps a une forme sub-rectangulaire , terminée en avant par une demi-ellipse, et en arrière par un demi-cercle. La trilobation n’est pas indiquée sur la tête, et à peine sur le pygidium. La tête, très-développée, occupe les deux cinquièmes de la surface totale. Son contour intérieur étant en ligne droite, elle figure un demi-ovale. Elle est médiocrement bombée en travers, et son plus haut relief est vers le centre de sa surface. Les yeux extrêmement étendus, sont appliqués à plat, sur les faces latérales, au dessus desquelles ils ne font aucune saillie. On aperçoit cependant un sillon qui détermine le lobe palpébral, sur leur côté intérieur rectiligne. Leur côté extérieur suit concentriquement le contour céphalique, dont il n’est séparé que par une très-mince bordure. Chacun des yeux occupe en largeur le quart du diamètre tranversal, et plus de la moitié de la longueur de la tête. Il ne reste sur le moule qu’un réseau de mailles, qui correspondent aux lentilles dissoutes. Ces mailles sont très-petites et de forme hexagonale. Nous évaluons leur nombre à près de mille sur chacun des yeux appartenant aux individus les plus développés. La suture faciale paraît suivre la ligne droite qui limite l’oeil intérieurement, et traverser dans la même direction le bord latéral et le bord postérieur de la tête.

Nous ne trouvons aucune trace de sillons sur la surface céphalique. L’hypostôme est inconnu.

5 segmens au thorax, nombre constant sur tous les exemplaires connus. L’ensemble de cette partie du corps forme presque un rectangle, un peu plus large que long. L’axe peu bombé, occupe plus des deux tiers de la largeur totale, et se rétrécit très-peu vers l’arrière. Les sillons dorsaux qui le déterminent, sont peu profonds, mais cependant distincts. Les anneaux sont des bandes plates , qui paraissent imbriquées l’une sur l’autre d’avant en arrière , et laissent un sillon creux, le long de leur ligne de contact. On ne remarque aucun renflement à leurs extrê-

mités. Les plèvres, très-courtes, presque planes, forment comme une pointeau bout des anneaux de l’axe. Leur surface est creusée par un large sillon, dirigé de l’avant vers l’arrière. La longueur des plèvres augmente, à partir de la tête, en raison inverse de la diminution successive de la largeur de l’axe.

Le pygidium a la forme . d’un demi-cercle, régulièrement et assez fortement bombé. Sa surface laisse apercevoir une trace de l’axe, sur les exemplaires les mieux conservés. Elle consiste dans trois ou quatre articulations, qui diminuent rapidement de largeur, depuis le bord, jusques vers le tiers de la longueur, où la dernière s’efface vers l’arrière. A chacun de ces anneaux correspond une côte très-faiblement marquée par un petit filet visible à la loupe, et constant sur plusieurs exemplaires. Le contour du pygidium présente un limbe un peu aplati, dont la largeur paraît correspondre presque à la longueur des plèvres. Nous apercevons, sur divers exemplaires, la trace de la doublure inférieure du test, qui s’étend jusqu’au milieu de la surface du pygidium, et se distingue par des stries sub-régulières, concentriques.

Le test s’est conservé, en partie, sur quelques uns de nos exemplaires. Il est extrêmement mince, et paraît complètement lisse sur la tête et sur le pygidium. Nous observons sur les anneaux de l’axe des stries fines, sub-parallèles, transverses au corps.

Dimensions. Longueur du plus grand individu non figuré: 30 m. m. largeur maximum vers le milieu de la tête: 16 m. m.

Gisem l et local. Cette espèce paraît appartenir exclusivement à la formation des schistes gris-jaunâtres, qui couronnent notre étage des quartzites, D. Tous les exemplaires connus proviennent des côteaux aux environs de Kônigshof et de Karlshütte, près Béraun. Ils sont trèsrares. M. Corda indique Straschitz comme la localité d’où viendrait l’exemplaire qu’il a décrit, sous le nom de Microparia , et qui appartient au Musée Bohême. Après avoir examiné la roche qui porte l’empreinte, nous sommes persuadé que c’est un sphéroïde de la formation des schistes gris-jaunâtres , dont Straschitz est éloigné de plus de 20 kilomètres.

Rapp. et di/fér. Cette espèce, quoique très-analogue à Aegl. rediviva , s’en distingue: — 1. par l’absence de tout sillon sur la tête. — - 2. par ses yeux aplatis. — 3. par la diminution beaucoup moins rapide de l’axe, entre la tête et le pygidium. — 4. par le nombre de ses segmens thoraciques, qui est de S au lieu de 6 qu’on trouve dans l’espèce comparée.

Aegl. pachycephala se rapproche beaucoup de Aegl. speciosa, par le nombre S des segmens au thorax. Elle diffère: — 1. par ses yeux alongés, embrassant les extrémités opposées de - la tête. — 2. par son pygidium, portant un axe rudimentaire très-marqué, et ayant un relief prononcé.

Un pygidium isolé de Aegl. speciosa , méconnu par M. Corda, a donné lieu à la création d’une espèce, que ce savant a nommée: Illaenus asaphoides. Nous avons sous les yeux ce fragment, qui appartient à la collection Hawle.

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