Acidasp. tremenda. Barr
Le Trilobite auquel nous donnons ce nom ne nous est connu que par deux fragmens trèscaractérisés.
Le corps paraît ovalaire, alongé. La tête nous montre, dans la partie visible, une forme très-analogue à celle de Acid, primordialis.
10 segmens au thorax. Nous en comptons 8 à la suite l’un de l’autre, et les deux autres à côté du corps dont ils sont séparés. L’axe, bombé, est plus large que chacun des lobes latéraux. Ses anneaux sont séparés l’un de l’autre par une rainure distincte. Chacun d’eux est orné de deux fortes pointes, creuses, cylindroides , coniques, fortement inclinées sur le thorax et un peu divergentes par rapport direction de l’axe. Elles sont situées de manière à partager l’anneau en trois parties égales. Leur longueur correspond à celle de 3 ou 4 segmens.
Les plèvres sont planes dans leur ensemble. Leur surface est ornée d’un bourrelet trèsfort, concave vers l’arrière, presque cylindrique, un peu épaissi au bout de la plèvre. A partir de ce point, il se prolonge en une forte pointe, ou tube creux, qui paraît atteindre une longueur au moins triple de celle de la plèvre, en diminuant progressivement de diamètre. De chaque côté du bourrelet, il reste sur la plèvre une bande étroite, ornée d’un filet saillant, vers le bord.
Le pygidium est inconnu. Nous voyons sur la tête une granulation forte et serrée. Il y a un tubercule sur le milieu du bourrelet, dont la pointe est granulée. La bande antérieure de la plèvre porte une série de grains.
Dimensions. La longueur du fragment figuré, en y comprenant les 10 plèvres, serait de 21 m. m. et probablement de 24 m. m. avec le pygidium. La largeur du corps, abstraction faite des pointes, est de 12 m. m.
GisemL et local. Les fragmens que nous possédons ont été trouvés, l’un auprès de Praskoles, et l’autre aux environs de Lodenitz, dans la formation des schistes très-micacés, appartenant à l’étage des quartzites D. Les mêmes couches renferment: Acid, primordialis, Acid. Keyserlingi, Acid. Buclü, Daim, proaeva, Trin. ornatus, Lept. aquila, Lept. pseudoloricata tf-c.
Bapp. et différ. Nous avons déjà indiqué l’analogie entre la tête de Acid, tremenda et celle de Acid, primordialis. Les fortes pointes qui ornent l’axe de la première, ne permettent de la confondre avec aucune autre espèce congénère. Ces pointes ont la plus grande analogie avec celles que nous voyons sur Homalon. armatus (Burm. Org. d. Tril. pl. IV. fig. 1 .) si ce n’est que ces dernières sont presque normales au corps, tandisqu’elles semblent à peu-près horizontales dans notre Acidaspis.