‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 360 sur 469 · Acidasp. Leonhcirdi. Barr · texte numérisé non relu

Acidasp. Leonhcirdi. Barr

1846. Odontopleura Leonhardi. Barr. Not. prélim. p. 58.

1847. Odont. Steenstrupi. Cord. Prodr. p. 152.

Odont. Beyriehii. Gord. ibid. ibid.

Odont. Dufrénoyi. Gord. ibid. p. 153.

Odont. Zenonis. Cord. ibid. ibid.

On distingue, dans cette espèce, la forme longue et la forme large, l’une et l’autre ovalaires.

La tête occupe environ le tiers, et le pygidium le cinquième de la longueur du corps. Le bombement transversal de la tête est très-fort, à cause de la grande inclinaison et de la hauteur des joues mobiles. Son contour extérieur se rapproche d’un demi-cercle, et le contour intérieur est concave vers l’arrière.

Les parties antérieures de la suture faciale sont parallèles à l’axe, et à peine convexes vers l’extérieur.

Le bord frontal, relevé, plus épais que dans la plupart des espèces, porte ordinairement une rangée de grains. Il détermine à l’intérieur une rainure assez profonde. Les sillons dorsaux sont très-distincts, quoique étroits. Il se réunissent vers l’avant à la rainure tracée le long du filet oculaire. Les faux sillons sont bien marqués. Le corps médian de la glabelle présente un lobe frontal évasé, occupant le tiers de la longueur. Les deux autres tiers sont sub-cylindriques. Il n’existe aucune trace du sillon latéral antérieur. Les sillons moyen et postérieur, courbés en S, .sont fortement creusés, et circonscrivent deux lobes bien détachés et ovoides, un peu inégaux. Le sillon occipital est prononcé. L’anneau occipital, bien développé, s’élève presque au niveau de la glabelle, et forme en arrière une forte saillie arrondie, sans appendices. Il est

surmonté d’un tubercule sur l’axe. Le triangle interne de la joue fixe est réduit à une arête

saillante, presque tranchante, aussi étroite que le filet oculaire, et portant à son sommet une

série de gros grains. Le filet oculaire est très-fort, et décrit un arc dont la courbure augmente

GENRE ACIDASPIS. MURCHISON.

vers le front. Il résulte de cette courbure, que la bande extérieure au filet s’élargit beaucoup, et elle se creuse en même temps, de manière à produire une fossette triangulaire, qui atteint ses plus grandes dimensions dans cette espèce.

L’oeil est exactement situé au droit du sillon occipital. Il est ovoide, et montre des facettes très-petites, qui paraissent couvertes d’une cornée lisse et. générale, quelquefois légèrement bosselée. Le lobe palpébral est incliné à plus de 45°. Il est ovale, et porte au milieu une impression très-légère.

La joue mobile, inclinée presque à pic, a une surface assez élevée, un peu convexe. Elle porte un limbe épaissi, déterminant à l’intérieur une faible rainure, et prolongé par une forte pointe génale, un peu oblique, qui atteint le milieu du thorax. Dans sa position naturelle, le limbe suit l’inclinaison de la joue. Son arête inférieure offre une série d’environ 12 épines assez fortes, dentiformes, un peu courbées vers l’arrière. Ces épines sont tantôt aigues, tantôt émoussées, suivant les individus.

L'hypostôme est sub-carré. Le corps médian porte une impression latérale, oblique, sur chaque côté, un peu au dessus du milieu. Le bord buccal et les bords latéraux sont très-légèrement echancrés. Leur largeur presque uniforme est le tiers de celle du corps central.

9 segmens au thorax, comptés sur plusieurs individus bien conservés, étendus, ou enroulés. L’axe, très-saillant, est un peu moins large qu’un lobe latéral, et s’amincit lentement vers l’arrière. Ses anneaux, séparés par des rainures très-étroites, projettent un peu leurs extrémités vers l’avant, sans nodule sensible. Les plèvres se coudent à 45 vers le dernier tiers de leur longueur. Elles portent un bourrelet saillant, arqué, qui occupe environ la moitié de leur surface,

et se prolonge au dehors par une forte pointe cylindroide, infléchie en arrière, presque parallèlement à l’axe, sur 8 à 12 m. m. de longueur. Le bourrelet éprouve un renflement notable à l’origine de cette pointe. La bande postérieure, étroite, remplit la concavité de l’arc décrit par le bourrelet, et disparaît au droit du coude. La bande antérieure, un peu plus large, toujours enflée en forme de bourrelet, se prolonge un peu plus loin vers le dehors, en formant une pointe rudimentaire, fortement recourbée vers le côté ventral. Cette pointe, habituellement recouverte par la plèvre précédente, est très-difficile à observer.

Le pygidium, abstraction faite des pointes, figure un trapèze, dont la grand base, près du thorax, est à la longueur sur l’axe, :: 5:2. L’axe montre, dans les meilleurs exemplaires, trois

articulations très-distinctes, dont la dernière n’atteint pas le bord. Le 3e segment se confond avec

le second, dans beaucoup d’individus. Les lobes latéraux sont plats. Les bourrelets partant du premier segment ont peu de relief, et se prolongent par de fortes pointes, qui atteignent 6 à 8 m. m. de longueur. Entre ces pointes principales, sont quatre autres pointes de moitié moindres. Nous trouvons deux exceptions à ce nombre, savoir: — 1. Un pygidium qui n’offre que trois pointes intermédiaires; celle du milieu, un peu plus large, paraissant résulter de la fusion des deux voisines. — 2. Un autre nous présente au contraire cinq pointes au lieu de quatre. Tous les deux portent d’ailleurs les caractères de l'espèce que nous décrivons. En dehors des grandes pointes, nous observons de une à trois pointes secondaires. Celles qui avoisinent le thorax sont ordinairement rudimentaires, et les autres varient beaucoup dans leur développement, suivant les individus.

La surface de la tête est parsemée de grains, dont la fréquence et la grosseur sont soumises à beaucoup de variations individuelles. Nous en remarquons une série serrée sur le bord frontal, et sur le filet oculaire. Ils sont toujours assez nombreux sur la saillie de l’anneau occipital, et sur la joue mobile. Tous les sillons sont lisses. Au thorax, nous ne trouvons que deux grains sur le sommet de chaque anneau, et deux autres un peu plus forts, sur le bour-

, relet de chaque plèvre, savoir : l’un vers le milieu, et l’autre sur la partie enflée, à la naissance

de la pointe. Divers petits grains sont épars sur celle-ci. Les mêmes ornemens sont distribués de même sur l’axe et les bourrelets du pygidium, dont la surface et notamment celle des

grandes pointes, est parsemée de grains irréguliers, qui se voyent aussi quelquefois, sur les pointes secondaires.

Dimensions. Longueur, abstraction faite des pointes: 26 m. m. largeur maximum 18 m. m.

La faculté d’enroulement est constatée par quelques individus, formant un sphéroide aplati.

Gisem1. et local. Cette espèce appartenant à la division supérieure , traverse nos deux étages calcaires, inférieur et moyen, E — F. Nous l’avons recueillie dans les bancs du premier, sur la montagne Dlauha Hora, à Kolednik, à Borek, dans les rochers de Kozel, à S1. Iwan, à Tachlowitz, Hinter-Kopanina, sur les escarpemens de Wiskocilka et à Dworetz, près Prague, &c. Les localités qui nous l’ont fournie, dans l’étage moyen, sont: Lochkow, Trzebotow, Slichow, Dworetz et Mnienian.

Rapp. et différ. Les espèces les plus rapprochées de celle que nous décrivons, sont celles qui n’ont qu’une seule pointe très-développée au bout de la plèvre, c. à d. la pointe du bourrelet. Nous les distinguons comme il suit:

1. Acid. Hoernesi (PL 38) a le limbe frontal dépourvu de grains; son anneau occipital est fort déprimé et se prolonge par une longue pointe vers le thorax. Le triangle interne de sa joue fixe, au lieu de former une arête en relief, comme dans Acid. Leonhardi, est creux et se confond avec le sillon dorsal.

2. Acid, derelicta (PI. 37) a la plèvre horizontale, sans coude, portant un large bourrelet aplati, et orné d’un seul tubercule différemment placé; son pygidium ne présente aucune pointe secondaire, entre les principales.

3. Acid, ruderalis (PL 37) se reconnaît par le gros bourrelet cylindroidè de ses plèvres, sur lequel on trouve une granulation fine et serrée, s’étendant sur les pointes. Nous ne connaissons d’ailleurs cette espèce, que par des fragmens provenant de l’étage G. Nous l’avons provisoirement maintenue, en admettant cependant la possibilité de son identité avec Acid. Leonhardi, lorsqu’elle sera mieux connue. '

4. Acid. Dormitzeri. (PL 38) se distingue, par la largeur relativement plus grande du corps médian de la glabelle et du triangle interne de la joue fixe. Les anneaux de son axe thoracique portent un nodule prononcé à chaque bout. Son pygidium est plus alongé, et ne présente que 2 pointes secondaires entre les pointes principales.

3. Acid, minuta (PL 37) a 4 forts tubercules sur le bourrelet de chaque plèvre. Son pygidium, sub-triangulaire, est caractérisé par l’uniformité presque complète de toutes les pointes. La granulation très-prononcée sur tout le corps de cette espèce,, se transforme en épines.

6. Acid. Geinitziana (PL 39) a le triangle interne de la joue fixe presque, effacé, et sans relief. Son pygidium ne présente que 2 pointes secondaires entre les principales. Le bourrelet de la plèvre est orné d’un seul tubercule.

7. Acid. Roemeri (PL 39) a le triangle interne de la joue fixe complètement effacé et confondu avec le sillon dorsal. Son pygidium ne porte que 2 petites pointes entre les deux grandes.

8. Acid, propinqua (PL 39) se distingue par les mêmes caractères que nous venons d’indiquer pour Acid. Roemeri et de plus, par le prolongement particulier de sa 3e pointe thoracique.

9. Acid, pectinifera (PL 39) a un pygidium très-caractérisé par 4 larges pointes, presque égales entr’elies.

Nous reconnaissons Acid. Leonhardi dans diverses formes érigées en espèces par M. Corda, d’après des fragmens de la collection Hawle, qui sont sous nos yeux. Tous ces morceaux appartiennent à notre étage calcaire inférieur E, et proviennent de la montagne dite Dlauha Hora, au Sud-Ouest de Béraun. — 1 . Od. Steenstrupi est représentée par deux fragmens du thorax, plusieurs têtes et pygidium isolés, qui montrent tous les caractères de Acid. Leonhardi.

GENRE ACIDASPIS. MURCHISON.

2. Odont. Beyrichii est fondée sur un fragment de la glabelle, une joue et un pygidium isolés, également bien caractérisés.

3. Odont. Dufrénoyi (Cord. non Barr.) est représentée par la pièce médiane de la tête, une joue et un pygidium isolés, complètement identiques à Acid. Leonhardi.

A. Odont. Zenonis est le nom donné à un pygidium unique, qui porte tous les caractères décrits ci-dessus, mais qui se distingue par une sorte de monstruosité individuelle, savoir, la réunion des deux pointes secondaires les plus voisines de 1 axe. Nous avons fait dessiner cet exemplaire (PI. 57 fig. 8) ainsi qu’un autre de notre collection, qui montre au contraire, une cinquième pointe secondaire, vis-à-vis l’axe, (fig- 7 )

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