‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 363 sur 469 · Acidasp. Roemeri. Barr · texte numérisé non relu

Acidasp. Roemeri. Barr

L’ensemble du corps est ovalaire, plus ou moins alongé, suivant la forme longue ou la forme large.

La tête, médiocrement bombée, occupe au moins un tiers, et le pygidium un sixième de la longueur totale. Le contour extérieur céphalique est très-rapproché d’un demi-cercle. Le contour intérieur est presque rectiligne. Le corps médian de la glabelle est enflé, bien déterminé par les faux sillons, fortement évasé au front. Les sillons latéraux moyen et postérieur sont profonds; le sillon antérieur n’est pas visible. Les lobes latéraux sont enflés, étroits et alongés parallèlement à l’axe. Les sillons dorsaux, très-profonds, se confondent avec la rainure du filet oculaire. Ainsi, il n’existe pas de triangle interne de la joue fixe. Le filet oculaire a un relief prononcé. La bande externe qui le borde est fort étroite, et porte cependant une petite fossette perceptible, près du front. La suture faciale est presque parallèle à l’axe, dans sa partie antérieure. L’oeil, très-développé, est placé au sommet de l’angle, entre le sillon dorsal, et le sillon postérieur de la joue fixe. Sa surface visuelle réticulée a une forme annulaire, très-élevée. . Le lobe palpébral, semi-circulaire, est à peine incliné vers l’intérieur. Le sillon occipital montre une trace de bifurcation, de sorte qu’on aperçoit, aux extrémités de l’anneau occipital, un faible nodule, imparfaitement détaché. Le corps de cet anneau est très-enflé, et projeté sur le thorax.

GENRE ACIDASPIS. MURCHISON.

La joue mobile, médiocrement inclinée, présente une assez grande surface, extérieurement bordée par un bourrelet épais, prolongé par une longue pointe génale, atteignant presque l’extrémité du corps. L’arête de ce limbe est armée d’une série d’épines denliformes, arquées vers l’arrière. Le bord postérieur de la joue fixe porte un limbe semblable à celui de la joue mobile,

L’hypostôme est inconnu, ou bien ne se distingue pas de celui de Acid, propinqua (PI. 39).

9 segmens au thorax, dans tous les adultes. Nous comptons ce nombre, dans des individus

qui n’ont que 2.50 m. m. de longueur, abstraction faite des pointes. Deux exemplaires, dont la taille est d’environ 3 m.m. ne nous montrent que 8 segmens thoraciques, et le 9e est peu marqué sur le pygidium. Un autre spécimen de 2 m. m. de longueur, ne paraît avoir que 6 segmens au thorax, suivi d’un pygidium très-petit. Ainsi, nous considérons Ac. Roemeri comme un des Trilobites, dans lesquels le développement successif des élémens thoraciques est constaté. C’est la seule espèce de ce genre qui ait permis l’observation des métamorphoses. L’axe, bombé, occupe le tiers de la largeur totale. Ses anneaux sont séparés par des rainures bien marquées,

et chacun est orné de plusieurs tubercules , souvent au nombre de 4, quelquefois plus. Les

plèvres, horizontales, sont à peine infléchies à leur extrémité. Leur bourrelet se tuméfie un peu au droit du coude. Il porte en ce point un petit tubercule, et un second plus fort vers l’intérieur. La pointe qui le termine est cylindroide, alongée. Elle croît en longueur, à partir de la Ie plèvre, jusqu’à celle de la 8e qui est la plus longue et atteint environ 6 m.m. En mêmetemps, ces pointes perdent de plus en plus de leur obliquité, la Ie étant divergente à 45°, tandisque la 8e devient parallèle à l’axe. La 9e et la pointe principale du pygidium convergent notablement vers l’intérieur, et caractérisent ainsi Acid. Roemeri. La bande antérieure de la plèvre est large et plate; la bande postérieure est rudimentaire.

Le pygidium, en segment de cercle, a un axe très-saillant, occupant un tiers de la largeur totale. Le 2e segment n’atteint pas le bord. Les bourrelets naissant au 1er anneau sont trèsmarqués, et sensiblement convergens l’un vers l’autre. Il existe 2 pointes sécondaires, très-tenues, entre les principales, et de chaque côté, 2 pointes secondaires externes. Les grandes pointes, convergentes, ont une longueur d’environ 4 m. m., les autres, un peu plus de 1 m. m.

L’enroulement n’est pas constaté.

Dimensions. Les plus grands adultes ont 13 m.m. de longueur, sur 9 m.m. de largeur maximum, non compris les pointes.

Gisem '. et local. Cette espèce appartient exclusivement à notre étage calcaire inférieur E. Elle n’a été trouvée jusqu’ici, qu’aux environs de Lodenitz, où elle est associée avec Acid. Prevosti, Lich. sabra, Lich. palmata; Bront. planus, Arethus. Konincki , fc.

Rapp. et différ. Nous reconnaissons une grande affinité entre Acid. Roemeri et toutes les •espèces congénères, dont la plèvre ne porte qu’une seule pointe bien développée. Cependant, la plupart de celles-ci se distinguent aisément, parcequ’elles présentent, sur la tête, le triangle interne de la joue fixe très-prononcé et en relief. Nous citerons dans cette catégorie, Acid. Leonhardi, A. Dormitzeri, A. minuta, pectinifera, Acid, propinqua. Les autres, dans lesquelles ce compartiment de la tête est peu marqué ou manque totalement, se différencient comme il suit:

1. Acid. Iioernesi a une longue pointe naissant à l’anneau occipital, &c.

2. Acid, Geinitziana a de grandes fossettes sur la bande extérieure du filet oculaire; les tubercules du bourrelet pleural sont autrement disposées; les pointes principales du pygidium sont parallèles à l’axe ; celui-ci présente souvent 3 segmens.

3. Acid, dereücta ne porte qu’un seul tubercule sur l’anneau occipital, et sur le bourrelet des plèvres. Ce bourrelet est aplati. Il n’existe pas de pointe secondaire, entre les principales, au pygidium.

4. Acid, ruderalis a un gros bourrelet cylindroide, couvrant presque toute la plèvre. La surface de ce bourrelet est granulée.

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