‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 364 sur 469 · Acid. Dormitzeri. Cord. (sp.) PI · texte numérisé non relu

Acid. Dormitzeri. Cord. (sp.) PI

Odontopleura Dormitzeri.

Cord.

Prodr.

Odont. Zenkeri.

ibid.

Odont. Lindackeri.

Cord.

ibid.

Odont. Dumortieri.

Cord.

ibid-

L’ensemble, du corps est ovalaire, alongé. La tête occupe un peu moins du tiers, et le pygidium un septième de la longueur totale.

La tête de cette espèce est tellement semblable à celle de Acid. Leonhardi , que nous nous dispenserons d’en donner la description détaillée. Le lecteur consultera la page (720). Nous nous bornerons ici à constater les différences sensibles que nous saisissons entre ces deux formes. — 1 . Le corps médian de la glabelle est relativement beaucoup plus large dans Acid. Dormitzeri. — 2. Le triangle interne de la joue fixe est aussi plus développé dans cette espèce que dans sa congénère comparée.

L’hypostôme est inconnu.

9 segmens au thorax. L’axe occupe environ le tiers de la largeur, et il est fortement bombé. Ses anneaux ont leurs extrémités ornées d'un nodule et projetées en avant. Il est vraisemblable, que chacun d’eux porte, près du sommet, deux tubercules, que l’état de conservation du thorax ne permet pas de voir, mais que nous retrouvons au pygidium. Les plèvres se coudent légèrement vers le bout. Elles offrent un bourrelet saillant, étroit, un peu arqué, et terminé par une forte pointe, cylindrique, oblique, de plus en plus longue vers l’arrière, inclinée et devenant parallèle à l’axe dans le 9e. segment. Sa longueur varie de 5 à 12 m. m., depuis la première jusqu’à la dernière plèvre. Le bourrelet porte deux tubercules, l’un un peu au delà du milieu et l’autre plus faible, sur l’enflure à la naissance de la pointe. La bande postérieure est à peine sensible. La bande antérieure est au contraire très-développée, au moins aussi large que le bourrelet. Sa surface aplatie se termine un peu au dessous du coude, par un petit arc concave vers l’extérieur. M. Corda a indiqué une pointe provenant de cette bande ; mais nous avons sous les yeux les exemplaires qui ont servi à ses observations, et nous n’en voyons aucun vestige.

Le pygidium, abstraction faite des pointes, est sub-triangulaire. L’axe, très-saillant, occupe un peu moins du tiers de la largeur. Ses deux segmens sont très-prononcés, et le dernier n’atteint pas le bord. Les lobes latéraux forment ensemble une surface un peu convexe, sur laquelle les bourrelets partant du premier anneau dominent par leur relief. Ils portent deux tubercules comme ceux des plèvres thoraciques. Ils donnent naissance à des pointes dont la longueur ne paraît pas dépasser 6 m. m. Entre ces pointes principales, nous trouvons deux pointes secondaires, un peu plus faibles. En dehors, il existe, de chaque côté, trois pointes secondaires, de moins en moins longues. La plus voisine du thorax est rudimentaire et quelquefois nulle, comme dans l’exemplaire figuré.

Le test, sur la tête, est parsemé de grains, comme dans Acid. Leonhardi. Il paraîtrait, que des grains semblables ornent l’axe dans toute sa longueur, car nous les retrouvons sur le pygidium. Les lobes latéraux ne présentent que quelques petits grains épars, outre les tubercules mentionnés.

Dimensions. Longueur 18 m. m. Largeur II m. m.

Gisem'. et Local. Cette espèce, rare, a été trouvée près de S*. Iwan, dans , les bancs de notre étage calcaire inférieur E, avec Acid, mira, Acid. Dufrénoyi, Cheir. insignis &c. &c.

Rapp. et dijfér. Les espèces les plus analogues sont celles qui n’ont qu’une seule pointe bien développée au thorax. Nous les distinguons comme il suit:

GENRE ACIDASPIS. MURCHISON.

1. Acid. Leonhardi (PI. 57) a le corps médian de la glabelle et le triangle interne de la joue fixe relativement plus larges; l’extrémité de ses anneaux, sur l’axe thoracique, ne porte pas un nodule prononcé; son pygidium présente habituellement quatre pointes secondaires entre les pointes principales.

2. Acid, minuta (PL 37) a la tète et le corps couverts de tubercules spiniformes; son pygidium a une apparence toute particulière.

3. Acid, pectinifera (PL 39) se reconnaît par les 4 pointes larges et égales du pygidium.

4. Acid, derelicta (PL 37) a, sur sa plèvre, un bourrelet très-aplati, et orné d’un seul tubercule. Les pointes secondaires internes, paraissent manquer au pygidium.

5. Acid, ruderalis (PL 37) présente, au contraire, un bourrelet cvlindroide, très-développé et orné de granulation.

6. Acid, propinqua (PL 39) a la 5e. plèvre thoracique plus développée que toutes les autres.

Nous pourrions encore comparer avec Acid. Dormitzeri trois de nos espèces, qui n’ont qu’une

pointe pleurale, savoir: Acid. Hoernesi, Geinitziana, Roemeri. Elles se distinguent également par la disparition du triangle interne de la joue fixe, ou par sa fusion avec le sillon dorsal.

Parmi les espèces étrangères, Acid, elliptica de l’Eifel, figurée par Goldfus en partie, et plus complètement par Burmeister, se rapproche beaucoup de Acid. Dormitzeri. Nous remarquons, sur son pygidium, un très-grand nombre de tubercules assez forts, spiniformes, qui manquent sur la forme de Bohême. Ces figures, et surtout la seconde, ne sont pas dessinées avec tous les détails qui seraient nécessaires, pour un parallèle définitif.

Nous reconnaissons Acid. Dormitzeri dans les fragmens qui ont reçu de M. Corda les noms spécifiques suivans :

1. Odont. Zenkeri, Cord. est représentée par un fragment unique du thorax avec le pygidium, assez bien conservés et reconnaissables.

2. Odont. Lindackeri, Cord. est le nom donne a une empreinte tres-mauvaise, qui cependant montre la forme de quelques segmens et du pygidium.

3. Odont. Dumortieri, Cord. est un pygidium isolé, unique, appartenant aussi à Acid. Dormitzeri.

Ces trois fragmens, faisant partie de la collection Hawle, sont en ce moment sous nos yeux.

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