‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 419 sur 469 · Bront. Dormitzeri. Barr · texte numérisé non relu

Bront. Dormitzeri. Barr

1847. Bront. Zippei. Cord. Prodr. p. 57. (non Barr.)

Le contour extérieur de la tête est parabolique. Il est formé par un rebord un peu relevé le long des joues, et sur les côtés de la glabelle, mais qui disparaît devant le milieu de celle-ci. Le contour intérieur paraît convexe vers le thorax. L’angle gênai se prolonge un peu en pointe aigue. Il n’existe de bord et de sillon postérieur, que le long de l’oeil, dans l’étendue de la suture faciale, sur une languette extrêmement étroite, et presque invisible sur la plupart des exemplaires. L’anneau occipital est large, enflé, fortement projeté vers le thorax. 11 est précédé d’un sillon occipital aussi très-prononcé et profond. La surface de la tête, dans son ensemble, est très-bombée, et se rapproche d’un quart d’ellipsoïde. La glabelle est aussi très-voutée en travers, surtout dans sa partie antérieure. Elle est comprise entre des sillons dorsaux profonds, qui divergent suivant des courbes convexes à l’axe, depuis le sillon occipital, jusqu’au front, où se trouve la largeur maximum, triple de celle de la base. La lobation est invisible sur les exemplaires qui ont conservé leur test, circonstance que nous attribuons à l’épaisseur de cette enveloppe. Cependant, nous apercevons sur le moule la trace distincte des sillons moyen et postérieur. Elle consiste pour le premier, dans une impression large, superficielle, d’abord parallèle à l’axe, puis se bifurquant, pour rejoindre le sillon dorsal. Nous considérons la branche d’arrière comme représentant le sillon postérieur. — La suture faciale suit le cours caractéristique du genre. Elle est portée par un filet saillant, depuis le bord frontal jusqu’à l’oeil. Derrière cet organe, elle est parallèle au bord, et se coude brusquement pour atteindre le contour, sans dépasser la surface visuelle. Immédiatement au dessous de l’arête frontale, les deux branches de la glabelle sont unies par une suture rostrale, dont nous voyons la trace. La joue fixe se réduit au lobe palpébral, et à la languette qui reste en arrière de l’oeil. La joue mobile, très-grande, forme une surface presque verticale, dont le bord s’aplatit et devient horizontal. L’oeil, très-développé, est situé à une petite distance du sillon dorsal. Son centre est au droit du sillon occipital. Sa surface réticulée est très-élevée. Nous la trouvons, suivant l’état de conservation des individus, tantôt couverte d’une cornée transparente, presque lisse, légèrement bosselée, qui permet de distinguer les facettes ; tantôt dépouillée de cette cornée, et montrant les lentilles avec leur forme convexe. Sur l’oeil d’un individu de moyenne taille, nous pouvons compter de 2500 à 3000 facettes. Le lobe palpébral est horizontal, et ne couvre pas toute la saillie de l’oeil, de forme annulaire.

La doublure sous frontale, comprise entre les sutures rostrale et hypostomale, a la forme d’un quadrilatère curviligne, alongé transversalement. — ■ L’hypostôme est inconnu.

Le thorax est représenté par quelques fragmens , qui ne permettent pas de compter le nombre des segmens. L’axe, médiocrement bombé, est déterminé par des sillons dorsaux distincts. Sa largeur est presque double de celle de la partie interne de la plèvre. Ses anneaux forment des bandes transverses, un peu enflées. Ils sont séparés par des rainures profondes, un peu moins larges qu’eux. Les plèvres sont très-distinctement divisées par un étranglement. La partie interne, beaucoup plus courte que l’autre, est horizontale. Son profil transversal est très-enflé au milieu. Le bourrelet qui forme cette partie médiane, diminue vers l’extérieur, jusqu’à l’étranglement Son bord antérieur porte une bande plate, basse, qui augmente graduellement de largeur, depuis le sillon dorsal jusqu’au droit de l’étranglement où elle cesse brusquement. Le bord postérieur est un peu tranchant, et la bande ne se développe que le long de la moitié externe du bourrelet; elle est moins large que la bande antérieure. Elle se termine au même point que celle-ci. La partie externe de la plèvre, commençant à l’étranglement, est très-enflée à son origine. Elle s’aplatit rapidement, s’élargit d’abord un peu, puis s’amincit, se courbe en arrière et se termine en forme de coutelas. Elle est inclinée à 45°. Le pygidium nous montre dans ses proportions, la forme longue et la forme large. Dans la première, les axes sont entr’eux comme: 7:9, et dans la seconde, comme 2:3. Dans les deux cas, il est aminci vers l’arrière,

et comme sub-triangulaire. Le bord thoracique est rectiligne, n’offre qu’un raccordement trèsfaible aux angles extérieurs , et correspond à la plus grande largeur. La surface peut être

considérée comme le quart d’un ellipsoide. La partie culminante est le rudiment de l’axe qui

est peu bombé. Le reste de la surface s’incline régulièrement de tous les côtés , jusqu’à un

limbe horizontal qui forme le contour, et s’élargit un peu vers l’arrière. L’axe est très-peu visible, sur la plupart des exemplaires. Cependant, lorsque la surface du test est bien conservée, on voit distinctement deux sillons légers qui déterminent sa forme triangulaire, dont la hauteur est un peu moindre que la base. Celle-ci équivaut presque au tiers de la largeur totale. Le sillon qui la sépare du genou articulaire est très-profond, et le genou est sensiblement au dessous du niveau de l’axe. La surface de ce dernier ne porte aucune trace de trilobation. Les côtes

sont indiquées très-légèrement dans la partie centrale. Le sillon qui les sépare devient plus distinct vers le bord, sans acquérir beaucoup de profondeur, ni de largeur. Il s’efface vers la moitié du limbe horizontal. La côte médiane est double en largeur des côtes voisines. Elle présente une courte bifurcation vers son extrémité, et dans quelques exemplaires nous apercevons la trace d’une carène obtuse entre l’axe et ce sillon. Les autres côtes sont semblables entr’elles pour la largeur, mais leur relief augmente sensiblement à partir de l’axe, jusqu’au bord thoracique. La côte la plus voisine du thorax dépasse de beaucoup toutes les autres , par son profd trèsenflé et bombé en travers, surtout vers le milieu de sa longueur.

La doublure du test s’étend vers l’intérieur, jusques vers le tiers de la surface.

Le test a une épaisseur qui varie entre un demi et un millimètre. La plus grande correspond au fond des sillons. Sa surface, sur tout le corps, est ornée de plis-sillons irréguliers, transverses, plus marqués sur les bords, béans vers l’arrière. — Ils s’effacent dans le fond des sillons. — L’enroulement n’est pas constaté.

Dimensions. D’après quelques fragmens, nous évaluons à HO m. m. la taille des plus grands individus. Nous possédons des fragmens du jeune âge qui supposent une taille de 1 2 m. m.

Gisem1. et local. Cette espèce se trouve aux environs de Mnienian, dans les bancs de notre étage calcaire moyen F, avec Proetus tuberculatus, Phac. brçviceps, Harpes reticulatus fyc. £çc. Bien que Br. campanifer ne soit pas très-rare dans cette localité, ses fragmens ne sont pas mêlés à ceux de Br. Dormitzeri. La disposition des lieux, les plissemens et dislocations multipliées des couches ne nous permettent pas de juger, si ces deux Trilobites se trouvent dans des couches distinctes, ou seulement sur des points divers d’un même horizon. Comme la couleur de la roche qui les renferme est notablement différente, il est probable que chacun d’eux caractérise un dépôt particulier.

Bapp. et dijfér. Il existe beaucoup de rapports entre l’espèce décrite et Br. campanifer, Br. Brongniarti, Br. Zippei et Br. tenellus, soit dans la conformation de la tête, soit dans celle du pygidium. Ces formes diffèrent cependant entr’elles par des caractères importans.

1. Br. campanifer (PI. 44) a des yeux très-petits par rapport à la grandeur de sa tête; ils sont aussi placés beaucoup plus loin du sillon dorsal.

2. Br Brongniarti (PI. 46) a deux petites protubérances à la base de la glabelle, dans le sillon dorsal; son pygidium est voûté de manière à former au milieu une partie presque plane; ses côtes sont marquées par un sillon linéaire dans toute leur étendue. Enfin, son test est couvert de petites cavités &c.

Bront. Zippei (PI. 45) a des yeux proportionnellement beaucoup plus gros, son axe rudimentaire est saillant au dessus de la surface du pygidium.

4. Br. tenellus (PI. 47) a la glabelle très-large vers le sillon occipital; l’axe de son pygidium est triangulaire, à base très-large, et présente un fort relief; son test réunit les stries et les cavités sur sa surface.

GENRE BHONTEUS. GOLDFDSS.

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