Bront. Zippei. Barr
1846. Bront. Zippei. Barr. Not. prél. p. 72.
1847. Br. asperulus. Gord. Prodr. p. 58.
La tête a la forme d’un demi -cercle. Sa surface est médiocrement bombée en travers. Son contour extérieur porte un filet extrêmement mince, relevé, et qui détermine une rainure très-étroite. Le contour intérieur est presque rectiligne. L’anneau occipital, bien prononcé, se projette un peu en arrière et porte un grain saillant sur l’axe. Le sillon occipital est large mais très peu profond. L’angle gênai est aigu et légèrement courbé vers le thorax. La glabelle, doucement bombée, s’évase fortement au droit du lobe frontal. Elle est limitée par des sillons dorsaux très-profonds, étroits, divergens à partir du sillon occipital suivant des courbes convexes l’une vers l’autre jusqu’à une petite distance du bord, où elles changent de courbure et deviennent concaves vers l’axe. La surface de la glabelle ne nous présente aucune trace de iobation, lorsqu’elle est couverte de son test. Le moule nous permet de reconnaître la trace très -faible des sillons antérieurs et moyens, disposés comme ceux de Br. palifer.
La suture faciale, à partir du contour frontal, suit le sillon dorsal, à une petite distance vers l’extérieur. Elle s'en écarte à peine pour atteindre l’oeil. Après l’avoir contourné, elle court perpendiculairement à l’axe, sur une petite distance et se coude brusquement pour atteindre le bord postérieur de la tête. La partie antérieure est accompagnée par un petit filet saillant, comme dans Br. palifer, <Spc. Les yeux sont très-gros, et occupent plus du tiers de la longueur totale de la tête. Ils sont placés contre le sillon dorsal, et tout près du contour postérieur. Le lobe palpébral, sémi-circulaire , s’avance vers l’extérieur, de manière à couvrir presque toute la saillie horizontale de la surface réticulée. La joue fixe se trouve réduite à la bande très-étroite qui sépare le sillon dorsal de la suture faciale. La joue mobile, comparativement très -grande, a une forte inclinaison vers l’extérieur.
L’hypostôme et le thorax sont inconnus.
Le pygidium que nous rapportons à la tête décrite , parcequ’on les trouve ensemble dans les mêmes bancs, est extrêmement bombé, et se rapproche d’un quart de sphère. Il porte tout autour un limbe horizontal, assez large. Le rudiment de l’axe forme un triangle en relief, dont la base, est double de la hauteur. Cette base, légèrement concave vers le thorax, représente environ le tiers de la largeur maximum du pygidium, qui se trouve au bord thoracique. La surface de l’axe est trilobée; le lobe médian correspond en dimension à la côte médiane qui le suit. Celle-ci a une largeur presque double des côtes voisines, et elle se bifurque sur le tiers de sa longueur vers l’arrière. Dans quelques individus, cette bifurcation est à peine indiquée à l’extrémité. Les sept côtes latérales, égales entr'elles, sont séparées par des sillons étroits, qui s’effacent en arrivant au limbe horizontal.
La doublure du test s’étend jusques vers le milieu de la surface.
Le test présente sur la tête des stries fortes, concentriques aux contours. Nous trouvons au pygidium de semblables ornemens sur toute la surface des côtes, tandisque les sillons sont lisses.
Dimensions. La longueur calculée d'après les fragmens décrits , serait d’environ 28 m. m. pour l’animal tout entier. Les dimensions du pygidium sont: longueur 10 m. m. largeur: 15 m. m.
Gisem1. et local. Nous avons trouvé ces fragmens sur la montagne Kotis, près Konieprus, dans les bancs de notre étage calcaire moyen F, avec Proet. Bohémiens, et un grand nombre d’autres Crustacés, Brachiopodes, &c.
Bapp. et différ. Par la forme très-voûtée du pygidium, cette espèce se rapproche de plusieurs autres congénères, telles que Br. Brongniarti, Br. campanifer , Br, Dormitzeri, Br. tenellus.
1. Bront. Brongniarti (PI. 46) se reconnaît par la forme plus alongée du pygidium; par les cavités qui ornent la surface du test; par ses yeux plus petits, relativement à la tête.
2. Br. campanifer (PI. 44) a des yeux qui n’occupent pas plus du neuvième de la longueur de la tête ; ces yeux sont éloignés du sillon dorsal ; le pygidium est alongé au lieu d’être transverse ; le rudiment de l’axe n’a pas de saillie au dessus de la surface. Le pygidium de Br. campanifer , au jeune âge, se distingue aussi de celui de Br. Zippei , parceque l’axe du premier n’est pas trilobé et que ses côtes sont toujours peu marquées , si on les compare à celles de Br. Zippei.
3. Br. Dormitzeri (PI. 48) est celui qui se rapproche le plus de Br. Zippei , par la forme de la tête. Il présente cependant des yeux beaucoup moins gros, en proportion. Le rudiment de l’axe dans Br. Dormitzeri n’a aucun relief et n’est marqué que par un trait, comme dans Br. campanifer ; la forme de son pygidium est toujours plus alongée que dans l’espèce comparée. Ces différences sont très-sensibles, même au jeune âge, lorsque Br. Dormitzeri se rapproche le plus par sa taille, de Br. Zippei.
4. Br. tenellus (PI. 47) a des yeux moins développés; sa glabelle aplatie est très-large auprès du sillon occipital; l'axe de son pygidium ne porte aucune trace de trilobation; enfin, nous voyons sur son test des stries et des cavités réunies.