‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 425 sur 469 · Bront. transversus. Cord · texte numérisé non relu

Bront. transversus. Cord

1847. Bronteus transversus. Cord. Prodr. p. 58.

Br. intermixtus. Cord. ibid.

Le pygidium isolé qui a reçu ce nom ne diffère de Br. viator que par la non bifurcation de sa côte médiane. On pourrait donc le considérer comme une variété de cette espèce, si l’incertitude où nous sommes relativement aux formes du thorax et de la tête, ne nous faisaient hésiter à opérer cette réunion bazardeuse.

La surface de ce pygidium est fortement bombée dans la partie centrale, sur près de la moitié de la longueur. Par un talus d’environ 30°, ce bombement s’efface tout autour, et la surface devient complètement plane, sur le quart de la longueur, concentriquement au contour. La ligne d’articulation est droite sur les trois quarts de son étendue ; les angles sont faiblement arrondis et la largeur maximum se trouve à peu de distance du thorax.

L’axe rudimentaire est très-saillant, et présente des parois abruptes sur les côtés. Il a une forme triangulaire, arrondie au sommet, et dans laquelle la base, un peu plus grande que la hauteur, présente une courbure prononcée, et concave vers le thorax. Elle occupe un peu plus du quart de la largeur maximum. La surface de l’axe est divisée par deux sillons longitudinaux, déterminant un lobe moyen saillant vers l’arrière, et un peu moins large que la côte médiane à son origine. Cette côte, presque double en largeur des côtes voisines, présente cette particularité, qu’elle se rétrécit notablement, vers le tiers de sa longueur. Elle s’élargit ensuite graduellement sur les deux autres tiers, sans se bifurquer. Les sept côtés latérales sont à peu-près semblables entr’elles ; leur surface est bombée en travers mais un peu moins que celle de la côte médiane. Les sillons qui les séparent ont le fond plat, et n’atteignent vers le bord, que la moitié de la largeur des côtes. Les uns et les autres s’effacent à une petite distance du contour.

L’étendue de la doublure du test nous est inconnue.

La surface de toutes les parties saillantes et du bord horizontal est ornée de stries en relief, fortes, inégales, irrégulières, et à peu-près transverses. Ces stries sont très-visibles à l’oeil nu, et nous en comptons de 3 à 4 dans l’étendue d’un millimètre. Chacune forme une courbe plus ou moins convexe vers l’axe, mais malgré la diversité de leur courbure, elles se croisent rarement. Des stries plus courtes remplissent les intervalles que laissent entr’elles les stries

les plus longues, sur la surface bombée de chacune des côtes. Ces stries sont rarement

bifurquées.

Dimensions. La longueur de l’exemplaire figuré est de 30 m. m. Sa largeur maximum, de 44 m. m.

Gisem1. et local. Ce fossile provient des environs de Mnienian, où il se- trouve dans les

bancs de notre étage calcaire moyen F, avec les débris de diverses autres formes, telles que

Br. angusticeps, Br. Sieberi fc.

Bapp. et dijfér. Plusieurs espèces se rapprochent beaucoup de Br. transversus. Nous les distinguons par les caractères ci-après indiqués.

1. Br. formosus (PI. 47) présente aux extrémités de la ligne articulaire du pvgidium un arc de raccordement très-étendu qui arrondit l’angle , de sorte que la première côte décrit une courbe très-prolongée vers l’arrière. Sa côte médiane est bifurquée sur plus du tiers de sa longueur. Les stries, au lieu d’être presque transverses aux côtes, sont très-obliques; beaucoup d’entr’elles sont bifurquées à plusieurs reprises sur leur longueur, et traversent la direction des stries intermédiaires.

2. Br. oblongus (PI. 47) a un pygidium très-aplati, dont la côte médiane est bifurquée, sur la moitié de sa longueur.

3. Br. Kutorgai (PI. 47) a les côtes très-bombées, séparées par des rainures très-larges et très-profondes; sa côte médiane est bifurquée; ses stries beaucoup plus fortes sur les côtes, s’étendent aussi sur la surface des rainures.

4. Br. furcifer (PI. 48) se distingue par ses pans coupés et la forme de ses côtes très-minces.

Enfin, nous avons énoncé en commençant, que le pygidium de Br. viator ne diffère de Br. transversus, que par la bifurcation de la côte médiane.

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