lJelturides
Asteropyge. . Cord.
Metacanthus. . Cord.
Dalmania (pars).
Emmr.
Phac. arachnoïdes. Goldf.
Metacan thus sur Phac. Steltifer. Burin.
Peltura. . M. Edw.
Non représenté en Bohême.
Id. Le genre est fondé
Odontopyge. . Cord.
sur Olen. spinulosus de Scandinavie.
Placoparia. . Cord.
Placoparia.
Cord.
Genre bien fondé.
La distinction entre ces
Eceoptochile. . Cord.
trois genres repose sur
Chirurides.
Actinopeltis. . Cord.
Chirurus. . . Beyr.
| Cheirurus.
Beyr.
la variation du nombre des segmens, et sur des observations incomplètes.
Trochurus. Cord. (non.
Staurocephalus.
Barr.
Le nom seul a été changé
Beyr.)
par M. Corda.
Sphaerexochus. Beyr.
Sphaerexochus.
Beyr.
Corydocephalus. Cord.
La distinction de ces
Lichades.
Lichas. . . Daim.
■ Lichas. . . .
Daim.
[ cinq genres repose sur
Dicranopeltis. . Cord.
des caractères de peu
Acanthopyge. . Cord.
1 de valeur, ou des obser-
Üicranogmus. . Cord.
valions incomplètes.
Les deux genres de M.
Odontopleura. Emmr.
| Açidaspis. .
Murch.
1 Corda ne sont distingués
Trapelocera. . Cord.
jpar aucun caractère im- , portant.
: Non représenté en Bo-
Odontopleurides.
Ceratopyge. . Cord.
; hême, est fondé sur Olen.
\forfkula. Sars.
Ceraurus. . . Green.
Cheirurus (pars)
. Beyr.
Arges. . . . Goldf.
Lichas (pars). .
Daim.
i Le genre Arges rentre dans • le genre Lichas.
Harpes. . . Goldf.
Harpes. . ■ .
Goldf.
i Non représenté en Boj hême.
Harpides.
Harpides. . . Beyr.
Totaux . . .
INTRODUCTION HISTORIQUE
Le tableau qui précède montre que M. Corda a établi en tout 58 genres, soit par de nouvelles délimitations entre les types connus, soit par de simples changemens de nom. Parmi ces 58 genres, 7 reposent sur des espèces la plupart uniques, étrangères à la Bohème, et sur lesquelles nous nous abstenons de toute opinion. Restent donc 51 nouvelles dénominations génériques, relatives aux espèces de notre terrain. Or parmi ces 51 noms, deux seulement nous paraissent devoir être conservés, parcequ’ils désignent des types réellement distincts de tous ceux qui avaient été antérieurement établis. Ce sont: Dindymene et Piacoparia. Au sujet de l’établissement des types, Mb Corda s est montre fort sevère envers ses devanciers, auxquels il reproche : de chercher la notion du genre dans un nombre ou dans un membre , sans avoir égard à l’ensemble de la conformation, de parler d’âges et de développement , sans connaître les représentai actuels des Trilobites, ni leurs métamorphoses, montrant ainsi la plus grande ignorance de la Zootomie comparée. (Prodr. p. 10.) Divers savans très-estimés ont déjà fait sentir combien peu de sympathie ces reproches de M. Corda et sa méthode d’établir les genres, ont excité dans le monde scientifique. Nous nous bornons à citer M. le Db A. de Volborth (üb. Russ. Trilob. Verhandl. der k. Miner. Gesellsch. 1847. St. Petershurg), et M. M. le Profit Phillips et J. W. Salter paléontologues du geological Survey d’Angleterre. (Mem. geol. Surv. II. vol. Part 1. p. 355.)
La rigueur de M. Corda a quelque droit d’étonner, si d’après ses propres paroles, on veut apprécier ses -créations génériques. Le tableau précédent montre:
1. Que cet auteur a établi sur la distinction du nombre des segmens: deux genres dans Trinucl. ornatus, et autant dans Arionellus ceticephalus , autant parmi les Calymene et parmi les Illaenus ; trois genres parmi les Proetus, et autant parmi les Conocephalus ; dix genres pour la seule espèce Sao hirsuta, &c. &c.
2. Les genres Selenopeltis , Thysanopeltis, Metacanthus , Asteropyge, Odontopyge, &c., sont fondés, non sur un membre, mais sur les pointes autour du pygidium.
5. Les genres Alceste, Dicranogmus, Microparia, &c. &c. ont chacun pour base un fragment incomplet d’une espèce méconnue par leur auteur.
4. Les Trilobites de Bohême ont offert pour la première fois l’occasion de reconnaître dans diverses espèces des variations de forme suivant l’âge, c. à d. un développement analogue à celui de certains crustacés actuels. M. Corda ayant sous les yeux les preuves de ces métamorphoses, les a complètement méconnues, malgré le secours de la Zootomie comparée.
D. Détermination des espèces. Deux des colonnes du tableau précédent indiquent l’une le nombre des espèces attribuées à chaque genre par M. Corda, et l’autre le nombre de celles qui nous semblent devoir être conservées. La comparaison de ces chiffres, et la synonimie placée en tête de chacune de nos descriptions, prouvent également combien sont nombreuses les réductions fine nous avons cru devoir opérer sous ce‘ rapport. On peut sans doute avoir des opinions trèsdifférentes sur la latitude que comportent les caractères spécifiques, car l’idée de l’espèce n’est pas rigoureusement définie dans l’histoire naturelle, et encore moins dans le domaine de la Paléontologie. Nous sommes donc bien loin de prétendre juger en dernier ressort les espèces du Prodrome, mais nous croyons pouvoir indiquer quelques unes des causes d’erreur contre lesquelles M. Corda na pas pris la peine de se prémunir, et qui ont largement contribué à multiplier ses noms spécifiques.
1. La variation habituelle que nous avons indiquée dans les proportions, sous les noms de Forme longue, et Forme large a souvent servi à distinguer des espèces, telles que: Ellipsoc. gracilis. Cord. =---■ Ellips. Hoffii. Schlot. Staurogm. latus. Cord. = Staur. muricatus. Cord. Aulacopl. angusticeps. Cord. = Aulac. Konincki. &c. &c.
2. La chute accidentelle des pointes de l’angle gênai a donné lieu à la création d’espèces telles que: Conocor. tnutica. Cord. = Conocor. Sulzeri. Cord.
3. La variation la plus ordinaire dans le développement ou l’état de conservation de la granulation a produit des espèces telles que: Eccoptoch. aspera. Cord. = Eccopt, perlata. Cord = Dicranop. aspera. Cord. = Dicr. gramilosa. Cord. = Üicran. scabra. &c. &c.
L La variation dans le nombre des pointes ornementales au contour du pygidium,. a été toujours interprétée comme caractère spécifique : Odont. Zenonis. Cord. = Od. Steenstrupii. Gord. Prionop. Priamus. Cord. — Prion. Archiaci. = Prion. Aeneas. Cord. &c. &c.
5. La moindre différence individuelle dans une partie quelconque du corps donne lieu à une espèce- Ainsi Prion. Archiaci reparaît sous cinq noms distincts, Selenop. Buchi sous quatre noms; Trinucl. ornatus fournit six espèces, Odont. Leonhardi quatre, Od. Dufrenoyi trois, &c. &c.
6 Les modifications de forme suivant l’âge qui ont produit tant de genres, ont fait naître encore 'plus de noms spécifiques. Nous en comptons 5 pour Avion, ceticephalus. Barr. 13 pour Agnost. integer. Beyr. et jusqu’à 19 pour Sao Ursula Barr., &c. &c.
En signalant ces causes d’erreur, nous admettrons volontiers qu’elles proviennent de 1 importance exagérée que M. Corda a systématiquement attachée à toutes les variations quelconques de forme Elles doivent être aussi attribuées partiellement à l’insuffisance des matériaux compares, et à la rapidité extraordinaire avec laquelle le travail a été fait. Nous serons le premier a faire valoir ces excuses, autant que le respect dû à la science le permet. Mais comment excuser un monographe des Trilobites qui prend un fragment non symétrique dun Bronteus, pour en faire Illaen. qlaberrimus. Cord.; ou bien qui fonde Illaen. dubius. Cord. sur une empreinte incomplète d’une coquille- ou bien encore qui crée Phalacroma laevigatum et Selenoptychus rotundatus avec des fraemens ’d’une Aeglina, &c. &c. Nous rie nous étendrons pas davantage sur les méprisés de ce genre, que nous aurons à constater ailleurs. En résumé, M. Corda a énumere dans le Prodrome, 333 espèces; d’après nos déterminations ce nombre se réduit a 147.
E Après avoir apprécié la méthode de M. Corda pour la détermination des genres et des espèces, il nous reste à dire un mot sur les découvertes étonnantes qu’il a annoncées relativement aux pieds et organes des Trilobites, savoir:
1. Les pattes branchiales de Conoceph. Sulzeri et de Paradox. Linnaei.