‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 44 sur 469 · Le suçoir de Paradox. Dormitzeri · texte numérisé non relu

Le suçoir de Paradox. Dormitzeri

Toutes ces prétendues découvertes se sont évanouies dès qu’ elles ont été soumises à un examen sérieux.

Les pattes branchiales de Conoc. Sulzeri et Parad. Linnaei ne sont autre chose que des fragmens d’une Cystidée que nous avions antérieurement désignée par le nom de Lichenoides

priscus. (Not. prél. p. .20).

Les pattes et pinces attribuées à Bront. campanifer ne se trouvent pas dans les memes couches que ce Trilobite, et ne sauraient d’ailleurs lui appartenir, à cause de la nature toute différente de leur test. Tout porte à croire que ces fragmens appartiennent aux Cythenmdes qu ils accompagnent constamment dans les mêmes bancs calcaires. Le Vélum de Bront. campanifer est un fragment de Cythérinide.'

Le suçoir de- Parad. Dormitzeri, que M. Corda décrit comme placé sur la paroi inférieure de la tête, est un petit corps annulaire, adventice, que le hazard a fixé sur le paroi supérieure

de la joue.

Les fragmens qui ont donné lieu à ces erreurs sont conservés dans la collection de M. hawle, où ils sont accessibles à l’examen de tous les savans.

F Avant de terminer cet article, nous devons ajouter un mot sur la méthode suivie par M Corda pour représenter les types de ses genres. Nous savons combien il est difficile défigurer au trait, sans ombre, des corps aussi compliqués que les Trilobites. M. Corda dont personne ne conteste le talent comme dessinateur, a cependant choisi cette maniéré ingrate et dangereuse Dans le but de faire ressortir d’une manière plus saillante les caractères naturels, il les a souvent

INTRODUCTION HISTORIQUE

exagérés au point de rendre ses types méconnaissables. Nous citerons entr’autres les figures de Phanoptes putcher, Herse Neubergi, Ctenocephalus Barrandü, Broetus Bohémiens &c. &c.

Dans divers cas où M. Corda n’avait à sa disposition ni des exemplaires entiers, ni des fragmens isolés pour les compléter, il n’a point hésité a restaurer les types, sans en prévenir ses lecteurs. C’est ainsi qu’il a produit la tête extraordinaire de Cyclopyge meyacephala, la figure de Alceste latïssima, le thorax de Amphion Beaumonti, le pygidium bisarre de Harpes unguia, &c. &c. Enfin M. Corda nous a donné la mesure de la facilité avec laquelle son crayon pouvait s’affranchir de tout scrupule, dans le dessin des dix types qui correspondent à Sao hirsuta. Ces types sont si variés dans leurs formes, qu’il serait impossible d’y reconnaître la série des transformations d’une seule et même espèce. L’hypostôme lui-même a été figuré sous trois formes différentes. (Prodr. PL I. fig. 9. 12. 14.).

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