Bront. umbellifer. Barr
1845. Bront. umbellifer. Beyr. Üb. Bôhm. Tril. p. 55. fig. 12. 15.
1846. Bront. id. Barr. Not. prél. p. 72.
1847. Bront. id. Cord. Prodr. p. 61.
Bront. sparsus. Cord. ibid. p. 58.
Cette espèce, représentée par de nombreux fragmens isolés, glabelle' ou pygidium, ne nous a fourni jusqu’à ce jour aucun exemplaire plus complet que celui qui est figuré (PI. 48}.
La tête, semi-circulaire, est médiocrement bombée dans son ensemble. Son contour extérieur est formé par un limbe étroit, relevé, et déterminant une profonde rainure au droit du lobe frontal. Ce limbe s’aplatit le long de la joue et se termine par un angle gênai aigu, montrant une pointe rudimentaire. Le contour intérieur de la tête est presque rectiligne. L’anneau occipital , prononcé, isolé par un sillon occipital large et profond, porte, au sommet, un tubercule spiniforme. Le bord et le sillon postérieur de la joue sont peu développés, mais ils sont distinctement tracés sur la joue fixe et sur la joue mobile, c. à d. depuis le sillon occipital, jusqu’à l’angle gênai, où ils s’effacent.
La glabelle, notablement bombée, ne s’élève pas cependant au dessus du niveau des joues. Elle est limitée par des sillons dorsaux très-profonds, surtout dans leur moitié postérieure. Chacun de ces sillons paraît composé de deux lignes presque droites et d’inégale longueur. La première, la plus courte, s’étend à peu-près parallèlement à l’axe, depuis le sillon occipital, jusqu’au sillon moyen. La seconde, divergeant à 45 0 vers le dehors, se prolonge jusqu’au limbe frontal, où elle se courbe brusquement vers l’axe. D’après cette disposition, toute la partie de la glabelle entre le front et l’étranglement figure une trapèze, dont les bases sont entr’elles comme 3:1.
Le lobe frontal ne fait aucune saillie latérale ; il occupe environ le tiers de la longueur.
Les sillons latéraux antérieurs sont perpendiculaires à l’axe , et pénètrent de chaque côté jusqu’au tiers de la largeur de la glabelle. Ils sont bien marqués, à partir du sillon dorsal, mais leur moitié interne est toujours plus profonde. Cette extrémité s’unit avec le sillon moyen par une forte dépréssion presque parallèle à l’axe, et qui se prolonge jusqu’à la rencontre du sillon postérieur. Il en résulte un lobe antérieur triangulaire, un peu enflé, et un lobe moyen rudimentaire, placé derrière le sommet du premier.
Par suite de la rainure longitudinale qui unit les trois sillons latéraux, du côté interne, la
partie médiane de la glabelle prend un aspect cylindroide, depuis le lobe frontal, jusqu’à sa base.
Au droit du lobe moyen, cette surface éprouve une notable dépression transverse.
L’oeil, médiocrement développé, est situé au droit de la base de la glabelle, à mi -distance entr’elle et le bord latéral. Nous pouvons observer sa surface annulaire, finement réticulée, et nous évaluons le nombre de ses lentilles à 1500, sur un exemplaire d’une taille moyenne.
Le lobe palpébral est en demi-cercle, horizontal, bordé d’un filet saillant, qui se prolonge à travers la joue fixe jusqu’au sillon dorsal, sous un angle d’environ 45° avec l’axe.
La joue fixe, très - étendue , s’élève au niveau de la glabelle. Sa surface est couverte de rides, qui convergent vers le lobe palpébral. La joue mobile, enflée autour de l’oeil, s’abaisse rapidement vers l’extérieur, pour former un limbe un peu concave.
La suture faciale suit le cours typique. • — La suture rostrale paraît appliquée immédiatement au dessous de l’arête du limbe frontal. Nous trouvons la doublure sous - frontale isolée. Elle figure une sorte de quadrilatère curviligne, très-alongé, presque complètement plat, mais présentant une légère protubérance arrondie, vers son bord postérieur. L’bypostôme est fortement bombé en travers et ne s’éloigne en rien du type générique. Son bord buccal est arrondi, sans pointe ornementale.
Le thorax occupe une longueur moindre que celle du pygidium. Son axe est assez bombé, et conserve dans toute son étendue une largeur uniforme, qui équivaut a ^ de la. largeur totale. Ses anneaux sont un peu échanc'rés au milieu, de manière à montrer une partie du genou articulaire, même dans l’état d’extension , comme dans Br. planus (PL 42). Ils sont ornés d’un tubercule au sommet. Le premier est un peu plus fort que les suivans et se distingue par l’obliquité des sillons dorsaux, déjà signalée dans diverses espèces. La. plèvre est nettement divisée en deux parties égales, par un étranglement correspondant à son coude. La partie interne, horizontale, enflée, est bordée de chaque côté d'une bande rudimentaire. La partie externe s’incline à 30°, s’aplatit, et se termine en coutelas, un peu arqué vers l’arrière. La première plèvre' est un peu plus large que les autres.
GENRE BROKTEÜS. GOLDFUSS.
La doublure sous les plèvres s’étend jusqu’au coude.
Le pygidium, sub - triangulaire , lorsqu’il n’a pas été défiguré par la compression, est assez fortement bombé, et offre une convexité régulière, qui s’efface près du contour. Les nombreux exemplaires de cette pièce isolée nous montrent la forme longue et la forme large. Dans la première, le rapport de la longueur à la largeur, dans certains exemplaires, est de 5:6. Dans la forme large, il est quelquefois de 3:5. — La ligne d’articulation est droite sur la plus grande partie de sa longueur et s’infléchit vers l’arrière, en forme d’arc, à chacune de ses extrémités. La largeur maximum se trouve à une petite distance du thorax. Le rudiment de l'axe forme un triangle presque équilatéral, dont le relief est prononcé, et limité par des sillons dorsaux bien distincts. Il occupe un peu moins du cinquième de la largeur totale. Sa surface est divisée par deux sillons parallèles, longitudinaux, qui tracent le prolongement de la côte médiane, jusqu’au bord antérieur. Le genou articulaire qui le précède, est très -court. La côte médiane, un peu plus large que ses voisines, à son origine, se bifurque sur le dernier tiers de sa longueur. Les sept côtes latérales, semblables entr’elles, sont saillantes et ont un profil arrondi. Elles s’effacent
à 1 ou 2 m. m. du contour. Le sillon qui les sépare est d’environ un tiers moins large qu’elles ;
son fond est aplati.
La doublure du test s’étend jusqu’au tiers de la largeur.
Le test ne paraît pas avoir plus d’un sixième de millimètre d’épaisseur, sur le pygidium et
sur la tête; il est plus fort sur les plèvres. Il est orné sur toute la surface du corps, d’une
granulation inégale, irrégulière, peu serrée, beaucoup plus forte sur les parties saillantes que dans les parties creuses, qui souvent sont presque lisses. Sur les plèvres, nous trouvons deux rangées de grains, alternantes et sub-régulières. A cette granulation s’ajoutent des stries saillantes, fines, irrégulières, concentriques aux contours extérieurs. Ces stries ne sont pas répandues comme la granulation sur toute la surface, mais principalement près des bords de la tête, et quelquefois près des bords du pygidium. Elles sont toujours très - marquées sur les joues, où elles forment de fortes rides, dont la direction converge vers l’oeil, et coincide avec des séries de grains toujours assez forts. Les stries seules se voient sur la surface de la pièce sous-frontale et sur l’hypostôme. L’impression de la doublure du lest, sous le pygidium, nous montre aussi des stries irrégulières, concentriques au contour extérieur.
M. le Prof. Beyrich a remarqué avec raison, que cette espèce réunit deux genres d’ornemens qu’on avait auparavant considérés comme presque incompatibles. Plusieurs autres espèces présentent la même particularité: par Ex. Br. jlabellifer Goldf. sur la tête des bons exemplaires, et Br. Haidingeri. Barr. &c.
Enroulement non constaté.
Dimensions. Nous possédons un pygidium, non figuré, de cette espèce, qui a une longueur de 50 m. m. sur une largeur de 60. Ces dimensions supposeraient une taille d’environ '120 à 130 m. m. pour les plus grands individus
irisera'. et local. Cette espèce caractérise les couches de notre étage calcaire moyen F, sur la partie de sa surface qui s’étend entre les environs de Prague et Karlstein, c. à d. sur une grande partie du contour Sud-Est du bassin calcaire. Nous trouvons ses fragmens en assez grande nombre à Dworetz, Lochkow, Slivenetz, sous Trzebotow, et au Sud-Ouest de Wonoklas. Ils sont accompagnés, dans toutes ces localités, par Spirif. Nerei, Terebr. prineeps, Natica gregaria, Pilidion Bohemicum, et un grand nombre d’Acéphales, qui caractérisent cet horizon.
Bapp. et différ. Cette espèce a des rapports avec un grand nombre d’autres, et principalement avec celles qui sont ornées comme elle de stries et de granulation. Elle se distingue de toutes par la surface de ses joues fixes, couvertes de fortes stries ou rides, convergeant vers 1 oeil , et traversées par un filet oblique, qui aboutit au bord du lobe palpébral. Ces caractères ne se retrouvent sur aucun des Bronteus que nous connaissons, et suffisent par conséquent pour distinguer la tête de Br. umbellifer. Si on veut établir un parallèle particulier pour le pygidium,
les formes les plus analogues, c. à d. celles qui sont striées et granulées, se différencient comme il suit:
f. Br. angusticeps (PL 45. 47) a l’axe du pygidium beaucoup plus fort, et le bord extérieur relevé, déterminant une, concavité concentrique prononcée, qui s’étend sur le tiers de la largeur de sa surface. Au contraire, la convexité s’étend presque jusqu’au contour, dans Br. umbellifer. En outre, dans ce dernier, le fond des sillons est lisse, tandisqu’il est granulé dans Br. angusticeps, comme la surface des côtes, qui présentent d’ailleurs des stries sur toute leur longueur.
2. Br. Haidingeri (PL 46) présente dans son pygidium une courbure distinctive, consistant en ce que la partie qui avoisine l’axe forme une sorte de plateau élevé, un peu creux au centre, qui se raccorde par un talus à 45° avec le bord large et aplati. On remarque aussi qu’il est toujours transverse; ses sillons sont relativement plus larges que dans Br. umbellifer.
3. Br. nuntius (PL 48) a la côte médiane non bifurquée. Les stries dont il est orné sont également distribuées sur toute la surface de ses côtes, tandisque nous n’en voyons que vers le contour, dans l’espèce comparée.
4. Br. spinifer (PL 42) offre sur toute la superficie de ses côtes, des stries qui prédominent sur la granulation, représentée seulement par des grains clair-semés.
5. Br. Edwardsi (PL 42) a le pygidium toujours très-large et peu alongé. Sa ligne d’articulation est droite presque jusqu’aux extrémités; ses sillons sont très-étroits; sa granulation, constamment forte et serrée, constraste avec celle de Br. umbellifer, qui est faible.
Parmi les espèces étrangères, nous n’en connaissons aucune qui puisse être confondue avec Br. umbellifer , si on fait attention au caractère distinctif de sa tête. Les formes les plus rapprochées par leur pygidium et leur test granulé, sont les suivantes :
Br. flabellifer, Br. alulaceus, Br. granulatus et Br. intermedius, décrits et figurés par Goldfuss (N. Jahrb. f. Miner. 1843. Heft V. PL VIJ ont tous la côte médiane non bifurquée, ce qui les distingue immédiatement de Br. umbellifer. En outre, aucun de ces Bronteus nest décrit avec un mélange de stries et de granulation, au pygidium, comme Br. umbellifer. Nous n’avons pas les matériaux nécessaires, pour juger si ces quatre formes sont spécifiquement indépendantes les unes des autres.
Br. Gervillei Barr. = Br. flabellifer Arch. et Vern. espèce Dévonienne de Normandie, a la côte médiane bifurquée, comme Br. umbellifer, mais sa surface est couverte d’une granulation serrée , qui contraste avec les grains épars de l’espèce Bohême , et elle n’offre aucune trace quelconque de stries.
Les autres formes étrangères, Dévoniennes, sont uniquement striées.