‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 441 sur 469 · Bront. porosus. Barr · texte numérisé non relu

Bront. porosus. Barr

1846. Bronteus porosus. Barr. Not. prélim. p. 85.

1847. Br. id. Cord. Prodr. p. 62.

Br. . aciculatus. Cord. ibid.

La forme du corps est un ovale, dont les axes sont entr’eux comme 5:3. La tête occupe environ un tiers et le pygidium § de la longueur totale. La surface céphalique, médiocrement bombée, figure presque un demi-cercle. Son contour est formé par un limbe assez large, concave au droit de la glabelle, et qui se dilate encore plus le long de la joue. L’angle gênai porte une pointe rudimentaire. Le contour intérieur de la tête est un peu convexe vers le thorax. L’anneau occipital, très-développé, se projette en arrière et porte un grain sur l’axe. Le bord et le sillon postérieurs des joues ne sont marqués que sur la joue fixe. La glabelle, doucement bombée en travers, est très-retrécie à l’arrière c. à d. à partir du sillon moyen jusqu’au sillon occipital, où elle offre seulement le quart de la largeur, du lobe frontal. Les sillons dordühx sont prononcés dans toute leur étendue, depuis l’arrière jusqu’au front. Le lobe frontal qui ne fait pas de saillie latérale prononcée , occupe environ un tiers de la longueur de la glabelle. Les trois sillons latéraux sont distincts, de chaque côté, et nous remarquons, surtout dans cette espèce, la profondeur de la dépression parallèle à l’axe, qui unit leurs extrémités internes. Le lobe antérieur, un peu enflé, est ovalaire. Le lobe moyen, rudimentaire, paraît comme un tubercule. La partie de la glabelle resserrée entre les fortes dépressions longitudinales que nous venons de mentionner, a un aspect cylindroide. Elle est un peu déprimée au dr»it du sillon postérieur et nous voyons immédiatement en avant de celte dépression transverse, un grain saillant sur l’axe. La base de la glabelle s’enfle et s’élargit. Chacun des lobes postérieurs porte une petite impression auxiliaire, analogue à celle que nous avons signalée dans une position analogue, sur la

tête de Br. viator fc. (PI. 47). La suture faciale suit le sillon dorsal, à une assez grande distance

et elle s’en écarte graduellement pour atteindre l’oeil. Cet organe, situé près du bord thoracique, au droit du sillon occipital, est extrêmement saillant, quoique médiocrement développé. Sa longueur suivant l’axe ne dépasse pas le quart de celle de la tête. Nous distinguons sur sa paroi réticulée, des files obliques de lentilles, séparées par des sillons très-marqués et ayant chacune un relief sensible, sous une cornée générale luisante, parfaitement conservée. Le lobe palpébral est horizontal, sérni-circulaire et couvre presque toute la saillie horizontale de la paroi visuelle.

L’hypostôme est inconnu.

10 segmens au thorax, comptés sur divers exemplaires. L’axe, médiocrement bombé, est déterminé par des sillons dorsaux distincts. Il occupe un peu plus de la demi-largeur d'un lobe latéral. Ses anneaux figurent des bandes écbancrées sur leur bord postérieur, séparées par des

rainures profondes, et laissent voir entr’eux une partie de la surface du genou articulaire, même

dans l’état d’extension. La plèvre est distinctement divisée en deux parties, par un étranglement prononcé, au quel correspond un petit nodule saillant, très-sensible. La partie interne est hori-

zontale, bombée en travers. Elle est bordée de chaque côté par une petite bande, qui se relève un peu au droit de l’étranglement. Son bourrelet porte un léger sillon médian , linéaire , visible depuis le sillon dorsal jusqu’au nodule. La partie externe, inclinée à 25°, est d’un tiers plus longue que la partie interne, dans le premier segment. Ce rapport se modifie peu à peu, de sorte que ces deux parties deviennent égales dans le dernier segment. La partie externe s’aplatit et s’arque en arrière, en forme de coutelas.

La doublure du test s’étend jusqu’au droit du nodule.

Le pygidium a la forme d’une demi-ellipse. Sa surface est doucement bombée jusqu’au bord, qui devient horizontal. La ligne d’articulation diffère peu d’une droite dans toute son étendue, et s’arrondit faiblement vers chacune de ses extrémités. Le rudiment de l’axe est triangulaire, presque équilatéral, fortement saillant, et il occupe environ le cinquième de la largeur totale. Deux sillons, parallèles à l’axe, le divisent en trois parties. Le lobe médian s’élève un peu vers l’arrière, et sa largeur égale celle de la côte médiane à son origine. Celle-ci est deux fois aussi large que les côtes adjacentes et se dilate graduellement vers l’arrière. Elle est bifurquée sur le dernier quart de sa longueur. Les sept côtes latérales vont en augmentant notablement de largeur vers le bord thoracique. Elles sont séparées par des sillons de moitié moins larges qu’elles à leur bout externe. Leur profil est un peu arrondi. Elles sont distinctes jusques près du bord. — La doublure du test s’étend à peu-près sur la moitié de la distance entre le contour et l’axe.

La surface du test est ornée de très-petites cavités, visibles seulement à la loupe, et d’un aspect particulier. En avant de chacune d’elles, s’élève une petite aspérité. On croit voir l’effet d’une pointe acérée, qui aurait pénétré obliquement sur une surface métallique, soulevant devant elle une parcelle de métal, au bout du creux formé. Nous distinguons très-aisément ces détails dans tous les individus; mais lorsque, par l’effet de l’âge, sans doute, l’ornementation prend son maximum d’intensité, on perd en partie la trace des cavités, et l’on reconnaît seulement une grlftulation analogue à celle de la peau de chagrin. Sur le limbe céphalique, où les aspérités sont très-serrées, on voit entr’elles des stries creuses, très-déliées. L’impression de la doublure du test est ornée de stries sub-régulières, concentriques aux bords. Le fond des sillons est lisse sur tout le corps.

Dimensions. Longueur: 50 m. m largeur maximum 32 m. m.

Gisem et local. Cette espèce, rare, n’a été trouvée jusqu’ici que sur la montagne Damily, située entre Béraun et Tetin. Lps bancs qui la contiennent appartiennent à notre étage calcaire supérieur G. Elle accompagne Daim, rugosa, Daim. Réussi, Bront. Brongniarti, Br. pustulatus fyc. < fc.

Bapp. et différ. Nous ne connaissons aucune autre espèce qui présente le genre d’ornement que nous avons décrit sur le test, et qui constitue un des principaux caractères spécifiques de Br. porosus, outre son limbe céphalique relativement très-large, sa glabelle fortement étranglée, sa plèvre ornée d’un sillon &c.

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