ADDITIONS A DIVERS GENRES
Rapp. et différ. La forme du pygidium décrit offre la plus grande analogie avec celui des Acidaspis. Cependant, nous n avons pas cru pouvoir l’ incorporer à ce genre, sans connaître le reste du corps. L’ absence de toute pointe sur le contour constitue une différence qui pourrait être seulement spécifique, car dans Acid. Buchi, il n’ existe que les pointes principales sans pointes secondaires. Si on considère Tril. orphanus comme une Acidaspis, on aurait donc un passage entre les espèces ornées de pointes, jusqu’à celle-ci, qui en est totalement dépourvue. Ce serait un contraste de même nature que celui qu’ offrent les genres dont le pygidium a le contour uni dans la presque totalité des espèces, tandisqu’ il est orné de pointes dans quelques unes, comme Bronteus, Proetus, Paradoxides , Scc.
Additions à divers Genres.
Harpes Naumanni. Barr.
Cette espèce, assez rare, a une très-grande analogie avec Harp. unguia , dans les élémens du corps qui nous sont connus, savoir la tête et quelques segmens du thorax. Nous croyons cependant devoir distinguer spécifiquement H. Naumanni, à cause de son limbe relativement plus développé, et figurant par son contour une courbe très-rapprochée d’un cercle. Ce contour contraste avec celui de IL unguia, figuré sur la même planche. L’ apparence des perforations est d’ ailleurs la même dans les deux espèces.
Dimensions. Longueur de la tête: 33 mm. Largeur: 31 mm.
Gisem*. et local. Nous avons trouvé JL Naumanni aux environs de Lodenitz, dans les bancs de notre étage calcaire inférieur E, avec Acidasp. mira, Acid. Roemeri, Bront. planus, etc.
Paradoxides hyelli. Barr.
La tête de cette espèce se distingue à peine de celle de Par ad. spinosus. (PL 12. 13) Nous nous dispenserons donc de la décrire en détail, en priant le lecteur de consulter la page 370. L’ hypostôme est inconnu.
16 Segmens au thorax. L’axe occupe un peu moins de largeur que chacun des lobes latéraux. Son premier anneau porte un tubercule au sommet. Les plèvres sont divisées par un sillon, en deux bandes égales. La seconde pointe est plus développée que les autres, dont la longueur augmente régulièrement à partir de la troisième, qui est la plus courte, jusqu à la dernière, qui est la plus longue, et qui devient parallèle à l’axe. Les intervalles vides entre les pointes sont, à peu-près, aussi larges que celles-ci.
Le pygidium, sémi-ovalaire, présente 2 à 3 articulations sur l’axe, ordinairement un peu déformé par la compression, et occupant environ la moitié de la longueur totale. Les lobes latéraux, aplatis, nous montrent la trace de 2 segmens, près du bord thoracique. Au droit de 1’ axe, le contour postérieur se termine par deux petites pointes, très-rapprochées l’une de l’autre.
La surface du moule interne observé paraît lisse sur tout le corps. L’ impression de la doublure est striée.
Dimensions. Longueur: 7 5 mm; largeur au droit du sillon occipital: 43 mm.
Gisem*. et local. Cette espèce, très-rare, appartient à notre Faune primordiale, et a été trouvée aux environs de Ginetz, avec les autres Trilobites connus de cette localité.
Rapp. et di/fér. On pourrait, au premier coup-d’ oeil, confondre Pur. Lyclli avec Par. spinosus. Le premier se distingue par le nombre 16 des segmens thoraciques, par la disposition des pointes des plèvres, et par les deux pointes qui ornent le contour du pygidium.
Paradoxides expectans Barr.
Nous donnons ce nom à un pygidium isolé, qui se distingue par les découpures de son contour, indiquant 4 pointes dirigées vers l’arrière, et qui correspondent à 2 paires de plèvres. Un exemplaire récemment recueilli et non figuré, nous montre ces 4 pointes très-bien conservées. L’ axe très-étroit porte 3 segmens. Les lobes latéraux sont aplatis.
Dimensions. Longueur: 11 mm. Largeur maximum, vers le milieu de la longueur: 16 mm.
Gisem . et local. Ce fragment provient de Skrey , où il a été trouvé parmi les autres Trilobites appartenant à notre Faune primordiale, Etage C.
Dahnanites Angelini. Barr.
Le contour extérieur de la tête est sémi-circulaire. Il est formé par un limbe qui s’ étend seulement le long des joues et qui disparait totalement au devant de la glabelle. Le contour intérieur, concave vers l’arrière, présente un bord assez mince, qui s’ élargit en s’ éloignant de l’axe et se raccorde avec le limbe latéral, pour donner naissance à une pointe assez large, atteignant le 3 . segment du thorax. La glabelle est lobée comme celle du groupe de Daim, llausmanni, c. à. d. que le lobe frontal est isolé par les sillons antérieurs, concaves l’un vers 1 autre et très-prononcés. Les sillons moyen et postérieur, également espacés, pénètrent sur J de la largeur correspondante. Le sillon occipital est étroit; 1’ anneau occipital est bien marqué. Les yeux s étendent depuis le sillon antérieur jusqu’ au droit du sillon postérieur, et laissent derrière eux un grand espace jusqu’au bord gênai. La surface des joues, doucement bombée, est couverte de cavités analogues à celles des Cheirurus. — L’ hypostôme est inconnu ou bien ne se distingue pas de celui de Daim, socialis.
1 1 Segmens au thorax. L’ axe n’ occupe que £ de la largeur du corps. Les anneaux présentent un faible nodule a leurs deux bouts. Les plèvres, trés-peu bombées, sont divisées par un sillon rectiligne en deux bandes peu inégales. Leur extrémité est coupée presque carrément, et tend à former une petite pointe dirigée vers 1’ arrière. Leur doublure s’ étend jusques vers le milieu de leur longueur.
Le pygidium sub-triangulaire , peu voûté, offre un axe étroit, portant ordinairement 15 articulations, dont la dernière atteint le limbe. On distingue sur chaque lobe latéral 11 à 13 côtes , séparées par des sillons intercostaux qui se prolongent jusqu’ au bord. Le sillon suturai, divisant chaque côte, est aussi marqué , mais il s’étend moins loin. Le limbe, assez large, n’ est pas nettement séparé de la surface interne, dans certains individus. Il montre un rudiment de pointe au droit de 1’ axe. La largeur est uniforme dans toute son étendue.
Le test paraît lisse, ou très-finement granulé, d’après le moule interne observé.
L’ enroulement n’ est pas constaté.
ADDITIONS A DIVERS GENRES. (jjg
Dimensions. D’après les plus grands fragmens, Daim. Angelini a dû atteindre une longueur de 120 à 130 mm. et une largeur de 7 0 mm.
Gisem *. et local. Cette espèce appartient à notre étage des quartzites D, et se trouve dans la formation des schistes très-micacés, à Gross-Kuchel et à Stromky, aux environs de Prague, et à Popowitz aux environs de Béraun. Elle est associée avec Daim, socialis, Trin. Goldfussi, Calym. incerta, Nucula Boliemica , Arc.
Rapp. et diffèr. Par la lobation de sa glabelle, Daim. Angelini se rapproche du groupe de Daim. Hausmanni, dont elle se distingue par le manque du limbe frontal, caractérisant ce groupe. Les cavités qui ornent les joues de F espèce que nous décrivons suffisent d’ ailleurs pour la séparer de toutes ses congénères, soit du groupe de la division supérieure, que nous venons de nommer, soit des groupes de Daim, socialis, de Daim. Hawlei et de Daim. Phillipsi, qui appartiennent à la division inférieure.
Acidaspis desiderata. Barr.
Nous donnons provisoirement ce nom à une espèce qui ne nous est connue que par F hypostôme. Cette pièce, portant tous les caractères distinctifs du genre, diffère des pièces analogues ci-dessus décrites, par le bord buccal, qui présente une échancrure, comprise entre 2 nodules placés aux deux extrémités.
Dimensions. Longueur et largeur égales: 1 mm.
Gisem1. et local. Nous avons prêté une attention particulière à ce fragment, pareequ’ il provient de la colonie de Motol. Nous F avons trouvé dans une couche calcaire , au milieu des schistes à Graptolites, dans la coupure faite pour la route, entre la Béranka et le Weissenberg. Cette colonie est située dans la hauteur de la formation des schistes très-micacés, étage des quartzites D. La même couche renferme Pluie. Glockeri et divers autres fossiles qui reparaissent à la base de F étage calcaire inférieur E.
Clieirurus negleclus. Barr.
La tête offre des traits tellement rapprochés de ceux de Sphaerex miras, qu’ elle pourrait être considérée comme appartenant à ce dernier genre si elle ne montrait le cours de la suture faciale qui distingue le type Clieirurus. — La glabelle est un demi- ellipsoïde régulier, dont les grands axes, indiquant la largeur et la longueur sont entr’ eux :: 7:8. Elle domine la surface des joues de toute sa hauteur, c. à. d. d’ environ 10 mm. dans P exemplaire décrit. Elle est lobée par trois paires de sillons latéraux, dont F apparence est presque la même que sur la glabelle de Spliaer. mirus, et qui prennent naissance dans les sillons dorsaux très-profonds. Le sillon postérieur, de chaque côté, décrit un quart de cercle qui, s’étendant du sillon dorsal au sillon occipital, détermine un lobe arrondi, occupant un tiers de la largeur correspondante. Les sillons moyens et antérieurs sont représentés par des rainures, un peu inclinées vers F arrière et atteignant à peu-prés la même hauteur que le sommet du sillon postérieur. Le sillon occipital est large et profond. L’anneau occipital, médiocrement développé, est fort au dessous du niveau de la glabelle. Les joues très-inclinées sont imparfaitement conservées dans le seul individu connu. La partie qui en reste permet cependant de reconnaître le cours caractéristique de la suture faciale. Nous voyons aussi la trace du lobe palpébral, qui occupe F espace compris entre les sillons moyen et postérieur, à peu de distance du sillon dorsal.
Le thorax est inconnu. Nous trouvons cependant le moule des deux derniers segmens attachés au pygidium, qui nous paraît appartenir à la tête décrite parcequ’ il a été recueilli dans les mêmes bancs schisteux. D’ après ce fragment, on voit que 1’ axe, médiocrement homhé, occupe environ J de la largeur du corps. Le moule de la plèvre indique une forme analogue à celle de Cheir. tumescens, avec une pointe peu développée, et courbés vers l’arrière.
Le pygidium, dont la surface nous paraît fort petite , présente 3 anneaux distincts sur l’axe. Chacun des lobes latéraux se compose de trois élémens correspondons, sous la forme de palettes aplaties, larges, soudées par leurs bords sur presque toute leur longueur , de sorte que le contour est à peine festonné. Au droit de 1’ axe, on voit une palette unique , représentant le quatrième segment caractéristique de celte partie du corps, et qui distingue les Cheirurus des Sphœrexochus. Le test a été complètement dissous dans les schistes, sans laisser la trace de ses ornemens sur le moule intérieur observé.
Dimensions. La tête a une longueur de 20 mm. sur environ 2 6 mm. de largeur maximum au droit du sillon occipital. Le pygidium a 12 mm. de largeur sur 5 de longueur.
Gisent, et local. Les deux fragmens décrits proviennent des environs de Kœnigshof, où ils ont été trouvés dans les schistes gris-jaunâtres, couronnant notre étage des quartzites D. La même formation contient As. nobilis, Remopl. radians ^ Daim. Phiïlipsi, <fcc.
Rapp. et diffèr. Il existe une grande analogie entre Cheir. neglectus , et nos espèces: Cheir. globosusj Ch. insocialis. Nous distinguons Ch. neglectus par le grand développement relatif du lobe postérieur de la glabelle et par le nombre impair des palettes, représentant les plèvres, sur le contour du pygidium. Celte dernière différence est la seule qui permette de le séparer spécifiquement de Cheir. clavifrons ? Salter (nom Daim.) dont il se rapproche extrêmement par la forme de la tête.